<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/">
  <channel>
    <title>Radio Collection – Radio Pop Rock gratuite, sans pub, en Hi-Fi - RSS News</title>
    <description>Radio Collection – Radio Pop Rock gratuite, sans pub, en Hi-Fi - RSS News</description>
    <generator>Zend_Feed_Writer 1.21.1 (http://framework.zend.com)</generator>
    <link>http://www.radiocollection.fr</link>
    <item>
      <title>Lloyd Cole and the Commotions : Mainstream, l’ambitieux disque des adieux</title>
      <description><![CDATA[Mainstream, troisi&egrave;me et dernier album studio de Lloyd Cole and the Commotions, f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 39 ans. Con&ccedil;u avec un budget sans pr&eacute;c&eacute;dent pour le groupe et l&rsquo;ambition de toucher un publi...]]></description>
      <pubDate>Sun, 25 Oct 2026 23:25:00 +0000</pubDate>
      <link>http://www.radiocollection.fr/news/lloyd-cole-and-the-commotions-mainstream-l-ambitieux-disque-des-adieux-751</link>
      <guid>http://www.radiocollection.fr/news/lloyd-cole-and-the-commotions-mainstream-l-ambitieux-disque-des-adieux-751</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="66979" url="http://www.radiocollection.fr/upload/news/main/6addb03b356437.93750553.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Mainstream, troisi&egrave;me et dernier album studio de Lloyd Cole and the Commotions, f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 39 ans. Con&ccedil;u avec un budget sans pr&eacute;c&eacute;dent pour le groupe et l&rsquo;ambition de toucher un public plus large, le disque porte d&eacute;j&agrave; en lui la perspective d&rsquo;une s&eacute;paration.</strong></p>
<p></p>
<p>Cinq mois de travail, environ 300 000 livres d&eacute;pens&eacute;es et un groupe conscient que l&rsquo;aventure touche probablement &agrave; sa fin : la naissance de <em>Mainstream</em> d&eacute;passe largement le cadre d&rsquo;un simple troisi&egrave;me album. Lloyd Cole and the Commotions engage alors dix fois le budget consacr&eacute; &agrave; <em>Rattlesnakes</em>. Cette diff&eacute;rence d&rsquo;&eacute;chelle traduit l&rsquo;importance accord&eacute;e au projet, mais aussi la volont&eacute; de ne pas quitter la sc&egrave;ne sans avoir tent&eacute; un disque plus ambitieux.</p>
<h2>Un dernier album aux moyens d&eacute;cupl&eacute;s</h2>
<p>Pour conduire les s&eacute;ances, le groupe fait appel &agrave; Ian Stanley, connu pour son travail avec Tears for Fears. Bruce Lampcov assure ensuite le mixage. La dur&eacute;e de l&rsquo;enregistrement et son co&ucirc;t donnent &agrave; <em>Mainstream</em> une dimension particuli&egrave;re dans l&rsquo;histoire des Commotions : jamais la formation n&rsquo;avait mobilis&eacute; de tels moyens pour un album.</p>
<p>Son titre agit comme un programme. &Agrave; l&rsquo;&eacute;poque, Lloyd Cole veut &ecirc;tre entendu par un large public, une ambition relev&eacute;e d&egrave;s la sortie du disque par la presse britannique. <em>Mainstream</em> ne dissimule donc pas cette recherche d&rsquo;accessibilit&eacute; : elle est annonc&eacute;e d&egrave;s la pochette, en un seul mot, avec une franchise presque provocatrice pour un groupe d&eacute;j&agrave; install&eacute;.</p>
<p>Cette ouverture passe aussi par des interventions ext&eacute;rieures cibl&eacute;es. Stewart Copeland, batteur de The Police, produit sp&eacute;cifiquement <em>Hey Rusty</em>. Sur <em>Big Snake</em>, Tracey Thorn intervient au chant tandis que Jon Hassell joue de la trompette. Plut&ocirc;t qu&rsquo;une accumulation d&rsquo;invit&eacute;s, ces collaborations ponctuelles inscrivent plusieurs personnalit&eacute;s distinctes au c&oelig;ur du dernier disque du groupe.</p>
<h2>Le tatouage d&eacute;couvert par Jennifer</h2>
<p>Parmi les chansons de l&rsquo;album, <em>Jennifer She Said</em> repose sur une sc&egrave;ne tr&egrave;s pr&eacute;cise. Lloyd Cole la pr&eacute;sente comme l&rsquo;histoire d&rsquo;un homme enlac&eacute; avec une jeune femme. Celle-ci remarque alors qu&rsquo;il porte un tatouage qui n&rsquo;est pas &agrave; son nom. Ce d&eacute;tail suffit &agrave; faire surgir le pass&eacute; du personnage au milieu de l&rsquo;&eacute;treinte.</p>
<p>La chanson aurait pourtant pu livrer davantage d&rsquo;explications. Une troisi&egrave;me strophe avait &eacute;t&eacute; &eacute;crite, avant d&rsquo;&ecirc;tre supprim&eacute;e parce qu&rsquo;elle explicitait trop l&rsquo;histoire. La version d&eacute;finitive conserve ainsi la d&eacute;couverte du tatouage comme son ressort narratif central, sans ajouter le passage qui devait en pr&eacute;ciser les circonstances. Devenue single, <em>Jennifer She Said</em> atteindra la 31e place du classement britannique.</p>
<p><em>Mister Malcontent</em> part d&rsquo;une autre figure de fiction. Cole relie son personnage au r&ocirc;le tenu par Daniel Day-Lewis dans <em>My Beautiful Laundrette</em>. Il d&eacute;crit un homme influen&ccedil;able, attir&eacute; par les mouvements politiques, mais incapable de mesurer les cons&eacute;quences de ses d&eacute;cisions. L&rsquo;inspiration ne repose donc pas sur une simple r&eacute;f&eacute;rence au film : elle fournit &agrave; la chanson le mod&egrave;le d&rsquo;un personnage emport&eacute; par des choix qu&rsquo;il ne comprend pas enti&egrave;rement.</p>
<h2>Une neuvi&egrave;me place avant la s&eacute;paration</h2>
<p>&Agrave; sa sortie britannique, le 26 octobre 1987, <em>Mainstream</em> atteint la neuvi&egrave;me place du classement des albums. Ce r&eacute;sultat donne au projet une pr&eacute;sence notable aupr&egrave;s du public que Cole souhaitait &eacute;largir. Le disque figure &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<p>Ce succ&egrave;s ne prolonge pourtant pas durablement l&rsquo;histoire collective. Selon le guitariste Neil Clark, une tourn&eacute;e de plus d&rsquo;un an pr&eacute;c&egrave;de la s&eacute;paration. Le groupe abordait d&eacute;j&agrave; <em>Mainstream</em> en sachant qu&rsquo;il constituerait probablement son dernier album : le disque devient effectivement le troisi&egrave;me et ultime album studio de Lloyd Cole and the Commotions.</p>
<p>Trente-neuf ans plus tard, sa trajectoire reste attach&eacute;e &agrave; ce contraste concret : des moyens dix fois sup&eacute;rieurs &agrave; ceux de <em>Rattlesnakes</em>, cinq mois d&rsquo;enregistrement, une place dans le Top 10 britannique, puis la fin du groupe apr&egrave;s une longue tourn&eacute;e. <em>Mainstream</em> aura ainsi &eacute;t&eacute; &agrave; la fois une tentative d&rsquo;&eacute;largissement et le dernier chapitre discographique des Commotions.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>Le dossier r&eacute;trospectif de <a href="https://www.worldradiohistory.com/UK/Music-Week/2004/Music-Week-2004-09-18.pdf">Music Week consacr&eacute; &agrave; Lloyd Cole</a> rapporte le co&ucirc;t et la dur&eacute;e de l&rsquo;enregistrement, ainsi que les souvenirs de Neil Clark sur la fin du groupe. L&rsquo;<a href="https://www.worldradiohistory.com/Archive-All-Music/Musician/1980/1988/Musician-1988-07.pdf">interview de Lloyd Cole publi&eacute;e par Musician en 1988</a> &eacute;claire directement les histoires de <em>Jennifer She Said</em> et de <em>Mister Malcontent</em>.</p>
<p>La <a href="https://www.lloydcole.com/album/mainstream/">page officielle de Mainstream</a> d&eacute;taille notamment la production de l&rsquo;album et les participations de Stewart Copeland, Tracey Thorn et Jon Hassell.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Mainstream</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Lloyd Cole and the Commotions</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 39 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 26 octobre 1987</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Un budget dix fois sup&eacute;rieur &agrave; celui de Rattlesnakes</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Robbie Williams : comment James Bond et les Beatles ont façonné I've Been Expecting You</title>
      <description><![CDATA[Il y a 28 ans aujourd&rsquo;hui, Robbie Williams publiait I've Been Expecting You, son deuxi&egrave;me album studio. Avec Guy Chambers et Steve Power, il y transformait des id&eacute;es spontan&eacute;es en deux futurs num&eacute;...]]></description>
      <pubDate>Sun, 25 Oct 2026 23:20:00 +0000</pubDate>
      <link>http://www.radiocollection.fr/news/robbie-williams-comment-james-bond-et-les-beatles-ont-faconne-i-ve-been-expecting-you-750</link>
      <guid>http://www.radiocollection.fr/news/robbie-williams-comment-james-bond-et-les-beatles-ont-faconne-i-ve-been-expecting-you-750</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="131125" url="http://www.radiocollection.fr/upload/news/main/6addb00a95d050.11280527.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il y a 28 ans aujourd&rsquo;hui, Robbie Williams publiait <em>I've Been Expecting You</em>, son deuxi&egrave;me album studio. Avec Guy Chambers et Steve Power, il y transformait des id&eacute;es spontan&eacute;es en deux futurs num&eacute;ros un britanniques, entre une introduction de James Bond reconstruite et une reprise enregistr&eacute;e sans m&eacute;tronome.</strong></p>
<p></p>
<p>Au studio Blah Street, dans le Hampshire, Robbie Williams et Guy Chambers travaillent vite. Leurs sessions r&eacute;sidentielles laissent une grande place &agrave; l&rsquo;instinct, jusqu&rsquo;&agrave; faire na&icirc;tre en une journ&eacute;e la premi&egrave;re maquette de <em>Millennium</em>. Cette rapidit&eacute; ne signifie pourtant pas que le morceau est d&eacute;j&agrave; termin&eacute; : il faudra ensuite plusieurs semaines de r&eacute;enregistrement et d&rsquo;arrangements pour lui donner sa forme d&eacute;finitive.</p>
<p>Le tandem constitue le c&oelig;ur cr&eacute;atif de <em>I've Been Expecting You</em>, avec Steve Power &agrave; la coproduction. Williams apporte notamment son envie d&rsquo;&eacute;crire une chanson autour de James Bond. Chambers, lui, veut utiliser le mot &laquo; Millennium &raquo;, omnipr&eacute;sent &agrave; l&rsquo;approche du changement de mill&eacute;naire. Les deux pistes finissent par se rejoindre dans un m&ecirc;me titre.</p>
<h2>Une id&eacute;e de James Bond enti&egrave;rement reconstruite</h2>
<p>Le point de d&eacute;part de <em>Millennium</em> vient de l&rsquo;introduction de <em>You Only Live Twice</em>. &Agrave; partir de cette r&eacute;f&eacute;rence, Williams improvise rapidement la m&eacute;lodie du couplet. Guy Chambers r&eacute;sume la vitesse de cette premi&egrave;re &eacute;tape par une phrase tr&egrave;s simple : &laquo; The first demo would have been done in a day. &raquo; La chanson s&rsquo;impose donc d&rsquo;abord comme un jaillissement, avant de devenir un v&eacute;ritable chantier de studio.</p>
<p>L&rsquo;introduction inspir&eacute;e de James Bond ne peut pas &ecirc;tre utilis&eacute;e telle quelle. Pour des questions li&eacute;es &agrave; la tonalit&eacute; ou aux droits, elle est r&eacute;enregistr&eacute;e. La production se d&eacute;veloppe ensuite autour de cette nouvelle base, enrichie par une batterie r&eacute;elle, de la guitare et des instruments indiens. L&rsquo;emprunt initial ne reste donc pas un simple habillage : sa reconstruction participe directement &agrave; la fabrication du morceau.</p>
<p>Ce travail porte <em>Millennium</em> jusqu&rsquo;&agrave; la premi&egrave;re place du classement britannique. Le titre devient le premier single num&eacute;ro un de Robbie Williams au Royaume-Uni, mais aussi le premier num&eacute;ro un commun de Williams et Chambers. Une id&eacute;e &eacute;labor&eacute;e spontan&eacute;ment dans le Hampshire ouvre ainsi la voie au succ&egrave;s de l&rsquo;album entier.</p>
<h2>She's the One, une reprise n&eacute;e apr&egrave;s la d&eacute;sintoxication</h2>
<p>L&rsquo;autre grande histoire du disque commence apr&egrave;s la premi&egrave;re cure de d&eacute;sintoxication de Robbie Williams, en 1997. Guy Chambers lui fait &eacute;couter <em>She's the One</em>, chanson de World Party compos&eacute;e par Karl Wallinger. Williams demande alors &agrave; la reprendre. Pour l&rsquo;enregistrement r&eacute;alis&eacute; en 1998, Chambers choisit une esth&eacute;tique inspir&eacute;e des Beatles et une m&eacute;thode destin&eacute;e &agrave; pr&eacute;server les mouvements naturels des musiciens.</p>
<p>Le groupe joue sans m&eacute;tronome. Ce choix permet au tempo de varier l&eacute;g&egrave;rement et &agrave; l&rsquo;interpr&eacute;tation de respirer, plut&ocirc;t que de suivre une pulsation m&eacute;canique. Un v&eacute;ritable orchestre vient ensuite compl&eacute;ter l&rsquo;enregistrement. &Agrave; chaque &eacute;tape, la reprise s&rsquo;&eacute;loigne d&rsquo;une reproduction stricte pour devenir une construction pens&eacute;e autour de la voix de Williams et du jeu collectif.</p>
<p>Le projet aurait m&ecirc;me pu prendre une dimension encore plus spectaculaire. Dans un r&eacute;cit r&eacute;trospectif, Guy Chambers explique avoir envisag&eacute; de solliciter Ringo Starr, Paul McCartney et George Harrison. Ses demandes restent sans r&eacute;ponse. La r&eacute;f&eacute;rence aux Beatles demeure donc une direction de studio, et non une r&eacute;union effective de trois anciens membres du groupe.</p>
<p>Cette reprise conna&icirc;t &agrave; son tour la premi&egrave;re place du classement britannique lors de sa sortie en 1999. Elle popularise &agrave; grande &eacute;chelle une chanson d&rsquo;abord enregistr&eacute;e par World Party et donne &agrave; <em>I've Been Expecting You</em> un deuxi&egrave;me titre associ&eacute; au sommet des ventes de singles.</p>
<h2>Un album imm&eacute;diatement install&eacute; au sommet</h2>
<p>&Agrave; sa parution, <em>I've Been Expecting You</em> entre directement num&eacute;ro un du classement britannique. Il d&eacute;passe ensuite 2,5 millions de ventes au Royaume-Uni, avec un total donn&eacute; &agrave; 2,6 millions d&rsquo;unit&eacute;s, et obtient une certification dix fois platine. Ces r&eacute;sultats prolongent &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle d&rsquo;un album le cap d&eacute;j&agrave; franchi par <em>Millennium</em>.</p>
<p>Mais la trajectoire du disque repose surtout sur deux d&eacute;cisions de fabrication tr&egrave;s concr&egrave;tes. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, une &eacute;vocation de James Bond doit &ecirc;tre rejou&eacute;e, r&eacute;arrang&eacute;e et compl&eacute;t&eacute;e par de nouveaux instruments. De l&rsquo;autre, une chanson de World Party est enregistr&eacute;e sans m&eacute;tronome, puis port&eacute;e par un orchestre. Dans les deux cas, l&rsquo;intuition premi&egrave;re est conserv&eacute;e tout en &eacute;tant profond&eacute;ment retravaill&eacute;e.</p>
<p>Le disque figure &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION. Vingt-huit ans apr&egrave;s sa sortie, son histoire reste attach&eacute;e &agrave; ce contraste entre vitesse d&rsquo;&eacute;criture et patience du studio : une maquette de <em>Millennium</em> boucl&eacute;e en une journ&eacute;e, puis des semaines consacr&eacute;es &agrave; reconstruire et enrichir le morceau.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> I've Been Expecting You</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Robbie Williams</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 28 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 26 octobre 1998</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Millennium est n&eacute; d&rsquo;une maquette r&eacute;alis&eacute;e en une journ&eacute;e</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Sade : Love Deluxe, la force d’une production dépouillée</title>
      <description><![CDATA[Love Deluxe f&ecirc;te ses 34 ans avec une histoire de cr&eacute;ation fond&eacute;e sur la confiance et la retenue. Fabriqu&eacute; en quatre mois, le quatri&egrave;me album de Sade abrite aussi une chanson n&eacute;e de la rencontre avec...]]></description>
      <pubDate>Sun, 25 Oct 2026 23:15:00 +0000</pubDate>
      <link>http://www.radiocollection.fr/news/sade-love-deluxe-la-force-d-une-production-depouillee-749</link>
      <guid>http://www.radiocollection.fr/news/sade-love-deluxe-la-force-d-une-production-depouillee-749</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="77544" url="http://www.radiocollection.fr/upload/news/main/6addafda6024e8.25904360.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Love Deluxe f&ecirc;te ses 34 ans avec une histoire de cr&eacute;ation fond&eacute;e sur la confiance et la retenue. Fabriqu&eacute; en quatre mois, le quatri&egrave;me album de Sade abrite aussi une chanson n&eacute;e de la rencontre avec un ancien combattant du Vietnam.</strong></p>
<p></p>
<p>Dans un bar irlandais de la 14e Rue, &agrave; New York, Sade rencontre un homme qui a combattu au Vietnam. Son r&eacute;cit devient le point de d&eacute;part de <em>Like a Tattoo</em>, l&rsquo;une des chansons de <em>Love Deluxe</em>. La chanteuse ne cherche pourtant pas &agrave; &eacute;crire uniquement sur ce conflit : elle dira avoir voulu parler plus largement de la guerre, mais aussi du fait d&rsquo;avoir tu&eacute; quelqu&rsquo;un. Le morceau est son interpr&eacute;tation des paroles de cet homme, le passage d&rsquo;un t&eacute;moignage individuel &agrave; une chanson.</p>
<p>Cette rencontre offre une entr&eacute;e saisissante dans un album construit autour d&rsquo;une m&eacute;thode tr&egrave;s diff&eacute;rente du r&eacute;cit spectaculaire. Pour Sade et ses partenaires, le travail repose notamment sur une compr&eacute;hension collective capable de se passer de longues discussions. La chanteuse explique qu&rsquo;ils peuvent parfois avancer presque sans parler et associe cette confiance silencieuse &agrave; l&rsquo;apparition de leurs meilleures chansons.</p>
<h2>Quatre mois de travail et plusieurs studios</h2>
<p><em>Love Deluxe</em> arrive quatre ans apr&egrave;s <em>Stronger Than Pride</em>. Malgr&eacute; cet intervalle entre les deux disques, sa fabrication effective dure environ quatre mois, selon Sade. L&rsquo;album prend forme dans plusieurs studios : Image Recording &agrave; Los Angeles, Ridge Farm dans le Surrey, Studio Condulmer &agrave; Venise et The Hit Factory &agrave; Londres.</p>
<p>Ce parcours entre les &Eacute;tats-Unis, l&rsquo;Angleterre et l&rsquo;Italie ne change pas le principe central du travail collectif. Sade produit et arrange l&rsquo;album, tandis que Mike Pela en assure la coproduction et l&rsquo;ing&eacute;nierie du son. Plus qu&rsquo;une accumulation d&rsquo;&eacute;l&eacute;ments, la production recherche la place exacte de chacun d&rsquo;eux.</p>
<p>Cette &eacute;conomie de moyens est particuli&egrave;rement perceptible dans <em>Cherish the Day</em>. &Agrave; la sortie du disque, le magazine <em>Music &amp; Media</em> pr&eacute;sente le titre comme un exemple de production volontairement r&eacute;duite, avec une batterie isol&eacute;e et une base de synth&eacute;tiseur. Le d&eacute;pouillement n&rsquo;est donc pas un simple commentaire r&eacute;trospectif sur l&rsquo;album : il correspond &agrave; une d&eacute;cision de studio identifi&eacute;e d&egrave;s 1992.</p>
<h2>Cherish the Day, le choix instinctif de Sade</h2>
<p>Interrog&eacute;e en 1992 sur la chanson qu&rsquo;elle pr&eacute;f&egrave;re dans <em>Love Deluxe</em>, Sade choisit <em>Cherish the Day</em>, tout en reconnaissant ne pas savoir exactement pourquoi. Elle souligne n&eacute;anmoins la profondeur et le caract&egrave;re amoureux du morceau. Cette r&eacute;ponse instinctive rejoint la mani&egrave;re dont elle d&eacute;crit le fonctionnement du groupe : les d&eacute;cisions essentielles ne passent pas toujours par de longues explications.</p>
<p><em>Cherish the Day</em> et <em>Like a Tattoo</em> &eacute;clairent ainsi deux dimensions compl&eacute;mentaires de l&rsquo;album. La premi&egrave;re illustre la recherche de retenue dans la production ; la seconde part d&rsquo;une rencontre et d&rsquo;un r&eacute;cit de guerre que Sade reformule en chanson. Dans les deux cas, <em>Love Deluxe</em> &eacute;vite la surcharge : un dispositif instrumental resserr&eacute; d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, une histoire personnelle transform&eacute;e sans perdre la gravit&eacute; de son sujet de l&rsquo;autre.</p>
<p>L&rsquo;album et Sade figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION. Trente-quatre ans apr&egrave;s sa publication, ces deux chansons permettent surtout de revenir &agrave; des choix pr&eacute;cis : laisser de l&rsquo;espace dans l&rsquo;arrangement, faire confiance &agrave; une entente ancienne et pr&eacute;server la force d&rsquo;un r&eacute;cit entendu loin du studio.</p>
<h2>No Ordinary Love prolonge la trajectoire de l&rsquo;album</h2>
<p>Premier morceau de <em>Love Deluxe</em>, <em>No Ordinary Love</em> accompagne la trajectoire internationale du disque. En 1994, il vaut &agrave; Sade le Grammy Award de la meilleure performance R&amp;B par un duo ou un groupe avec voix. L&rsquo;album entre par ailleurs dans le top 10 de plusieurs pays, atteint la dixi&egrave;me place au Royaume-Uni et obtient une certification quadruple platine aux &Eacute;tats-Unis.</p>
<p>Ces r&eacute;sultats donnent une mesure concr&egrave;te de la port&eacute;e atteinte par le quatri&egrave;me album du groupe, sans effacer ce qui fait la singularit&eacute; de sa naissance. Derri&egrave;re le Grammy et les certifications demeure une m&eacute;thode resserr&eacute;e : quatre mois de fabrication, une collaboration o&ugrave; le silence peut remplacer les explications et une production qui choisit d&eacute;lib&eacute;r&eacute;ment de ne pas remplir tout l&rsquo;espace.</p>
<p>L&rsquo;histoire de <em>Like a Tattoo</em> en fournit l&rsquo;image la plus forte. Au commencement, il n&rsquo;y a ni c&eacute;r&eacute;monie ni s&eacute;ance d&rsquo;&eacute;criture soigneusement planifi&eacute;e, mais une conversation dans un bar new-yorkais. Sade en retient la parole d&rsquo;un homme confront&eacute; &agrave; la guerre et au meurtre, puis lui donne une autre forme. Cette rencontre impr&eacute;vue devient l&rsquo;un des r&eacute;cits durables de <em>Love Deluxe</em>.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;<a href="https://daily.redbullmusicacademy.com/2015/07/sade-interview/">interview de Sade publi&eacute;e par Red Bull Music Academy Daily</a> restitue ses propos de 1992 sur les quatre mois de fabrication, la confiance silencieuse du groupe, son choix de <em>Cherish the Day</em> et la rencontre &agrave; l&rsquo;origine de <em>Like a Tattoo</em>.</p>
<p>La <a href="https://www.sade.com/music/love-deluxe">page officielle consacr&eacute;e &agrave; Love Deluxe</a> retrace la place de l&rsquo;album dans la discographie de Sade ainsi que ses principaux r&eacute;sultats internationaux et le Grammy obtenu par <em>No Ordinary Love</em>.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Love Deluxe</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Sade</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 34 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 25 octobre 1992</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Like a Tattoo na&icirc;t du r&eacute;cit d&rsquo;un ancien combattant</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Crash Test Dummies : God Shuffled His Feet, le succès d’un refrain sans paroles</title>
      <description><![CDATA[God Shuffled His Feet f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 33 ans. Le deuxi&egrave;me album des Crash Test Dummies doit une grande partie de sa trajectoire &agrave; &laquo; Mmm Mmm Mmm Mmm &raquo;, une chanson que Brad Roberts avait pr&eacute;...]]></description>
      <pubDate>Sun, 25 Oct 2026 23:10:00 +0000</pubDate>
      <link>http://www.radiocollection.fr/news/crash-test-dummies-god-shuffled-his-feet-le-succes-d-un-refrain-sans-paroles-748</link>
      <guid>http://www.radiocollection.fr/news/crash-test-dummies-god-shuffled-his-feet-le-succes-d-un-refrain-sans-paroles-748</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="116887" url="http://www.radiocollection.fr/upload/news/main/6addafa7223195.54783182.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>God Shuffled His Feet f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 33 ans. Le deuxi&egrave;me album des Crash Test Dummies doit une grande partie de sa trajectoire &agrave; &laquo; Mmm Mmm Mmm Mmm &raquo;, une chanson que Brad Roberts avait pr&eacute;sent&eacute;e au groupe avec des couplets achev&eacute;s, mais sans v&eacute;ritable refrain.</strong></p>
<p></p>
<p>Lorsqu&rsquo;il apporte &laquo; Mmm Mmm Mmm Mmm &raquo; aux autres membres des Crash Test Dummies, Brad Roberts consid&egrave;re encore le morceau comme incomplet. Les couplets sont &eacute;crits, mais plusieurs tentatives de refrain ont &eacute;t&eacute; &eacute;cart&eacute;es. Entre les diff&eacute;rentes histoires, le chanteur se contente alors d&rsquo;un bourdonnement provisoire. Le groupe lui conseille de ne rien ajouter : ce simple &laquo; mmm &raquo; fonctionne pr&eacute;cis&eacute;ment parce qu&rsquo;il &eacute;chappe aux mots.</p>
<p>Ce qui aurait pu n&rsquo;&ecirc;tre qu&rsquo;un rep&egrave;re de travail devient ainsi l&rsquo;&eacute;l&eacute;ment le plus reconnaissable de la chanson. Le choix est d&rsquo;autant plus singulier que le morceau raconte trois situations tr&egrave;s pr&eacute;cises. Roberts y rassemble des souvenirs et des histoires r&eacute;elles autour de trois enfants confront&eacute;s au regard des autres, &agrave; un accident ou au comportement de leurs parents.</p>
<h2>Trois enfants, aucune morale impos&eacute;e</h2>
<p>Le premier r&eacute;cit met en sc&egrave;ne un enfant dont les cheveux blanchissent apr&egrave;s un accident. Le deuxi&egrave;me concerne une fille complex&eacute;e par ses marques de naissance. Le troisi&egrave;me &eacute;voque un enfant plac&eacute; dans une situation embarrassante par les pratiques religieuses de ses parents. Le refrain sans paroles relie ces trois &eacute;pisodes sans leur imposer de conclusion explicite.</p>
<p>Cette absence de morale simple correspond &agrave; la mani&egrave;re dont Brad Roberts pr&eacute;sente la chanson. Il explique que la vie est compliqu&eacute;e, pleine de zones grises et rarement r&eacute;ductible &agrave; des oppositions nettes. Le &laquo; mmm &raquo; n&rsquo;est donc pas seulement une formule inhabituelle : il laisse ouverte l&rsquo;interpr&eacute;tation de r&eacute;cits dans lesquels chaque enfant se trouve mis &agrave; part.</p>
<p>Le titre m&ecirc;me du morceau reproduit ce choix. L&agrave; o&ugrave; un refrain traditionnel aurait pu r&eacute;sumer le propos, &laquo; Mmm Mmm Mmm Mmm &raquo; conserve l&rsquo;h&eacute;sitation qui existait d&eacute;j&agrave; lorsque Roberts jouait la chanson aux autres membres. Une solution initialement provisoire devient le centre du morceau, sans effacer les histoires racont&eacute;es dans les couplets.</p>
<h2>Jerry Harrison accompagne le passage en studio</h2>
<p>God Shuffled His Feet est enregistr&eacute; dans le Wisconsin avec Jerry Harrison, qui partage la production avec les Crash Test Dummies. Son travail accompagne le groupe sur ce deuxi&egrave;me album studio, tandis que &laquo; Mmm Mmm Mmm Mmm &raquo; conserve le dispositif minimal valid&eacute; avant l&rsquo;enregistrement : trois histoires et un refrain r&eacute;duit &agrave; un son.</p>
<p>La critique d&rsquo;AllMusic a notamment soulign&eacute; la clart&eacute; et la concentration de la production de Harrison. Cette intervention ne transforme pas le principe de la chanson : elle permet au contraire &agrave; sa construction inhabituelle de rester imm&eacute;diatement identifiable. Le morceau ne re&ccedil;oit finalement ni refrain explicatif ni paroles ajout&eacute;es pour rendre son propos plus direct.</p>
<p>Cette d&eacute;cision place Brad Roberts et sa voix au c&oelig;ur de l&rsquo;identit&eacute; du titre, mais elle r&eacute;sulte bien d&rsquo;un &eacute;change collectif. C&rsquo;est apr&egrave;s avoir entendu la version encore inachev&eacute;e que les autres membres lui recommandent de conserver le bourdonnement. Leur r&eacute;ponse ferme la question du refrain : le morceau n&rsquo;a plus besoin d&rsquo;&ecirc;tre compl&eacute;t&eacute;.</p>
<h2>Une perc&eacute;e construite en dehors des circuits pop habituels</h2>
<p>Aux &Eacute;tats-Unis, la promotion vise d&rsquo;abord le format adult album alternative, alors li&eacute; &agrave; une partie du public college-rock et &agrave; des groupes comme R.E.M. Cette strat&eacute;gie permet &agrave; &laquo; Mmm Mmm Mmm Mmm &raquo; de s&rsquo;installer sans passer imm&eacute;diatement par les circuits habituels de la pop g&eacute;n&eacute;raliste.</p>
<p>Le r&eacute;sultat d&eacute;passe largement ce premier positionnement. La chanson atteint la premi&egrave;re place du classement modern rock am&eacute;ricain, puis la quatri&egrave;me place du Billboard Hot 100. Au Royaume-Uni, elle se hisse jusqu&rsquo;&agrave; la deuxi&egrave;me position. Un morceau construit autour d&rsquo;un refrain que son auteur croyait encore devoir &eacute;crire devient ainsi le principal moteur de la diffusion internationale de l&rsquo;album.</p>
<p>God Shuffled His Feet entre &agrave; son tour dans le Top 10 am&eacute;ricain et atteint la neuvi&egrave;me place du Billboard 200. En 1995, l&rsquo;album re&ccedil;oit trois nominations aux Grammy Awards. Au Canada, son parcours se traduit par une certification triple platine obtenue en juin de la m&ecirc;me ann&eacute;e.</p>
<p>L&rsquo;album et les Crash Test Dummies figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION. Trente-trois ans apr&egrave;s sa parution, son histoire reste attach&eacute;e &agrave; cette d&eacute;cision collective particuli&egrave;rement simple : ne pas remplacer le bourdonnement de Brad Roberts par un refrain plus conventionnel.</p>
<h2>Le provisoire devenu d&eacute;finitif</h2>
<p>Le succ&egrave;s de &laquo; Mmm Mmm Mmm Mmm &raquo; ne repose donc pas sur l&rsquo;ajout d&rsquo;une formule destin&eacute;e &agrave; rendre la chanson plus &eacute;vidente. Il vient d&rsquo;un renoncement : plusieurs refrains &eacute;crits sont abandonn&eacute;s, puis le groupe d&eacute;cide de pr&eacute;server ce qui n&rsquo;&eacute;tait au d&eacute;part qu&rsquo;une transition entre les couplets. Cette d&eacute;cision donne au morceau son titre, sa structure et son signe distinctif.</p>
<p>La trajectoire de God Shuffled His Feet se lit &agrave; partir de ce choix. Enregistr&eacute; avec Jerry Harrison, port&eacute; par une strat&eacute;gie radiophonique cibl&eacute;e puis r&eacute;compens&eacute; par des classements internationaux, l&rsquo;album trouve son impulsion dans une chanson que Roberts n&rsquo;avait pas encore consid&eacute;r&eacute;e comme termin&eacute;e. Les autres Crash Test Dummies, eux, avaient d&eacute;j&agrave; entendu sa version d&eacute;finitive.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>Le <a href="https://www.winnipegfreepress.com/arts-and-life/2017/06/29/150-songs">Winnipeg Free Press</a> retrace, &agrave; partir d&rsquo;un entretien avec Brad Roberts, la naissance du refrain, l&rsquo;enregistrement avec Jerry Harrison et la strat&eacute;gie radiophonique qui a accompagn&eacute; la perc&eacute;e du morceau.</p>
<p><a href="https://www.musicradar.com/artists/singles-albums/they-all-came-back-to-me-and-said-what-are-you-crazy-its-perfect-as-it-is-you-dont-want-to-add-words-the-story-of-the-peculiar-chorus-free-song-that-drew-the-attention-of-clive-davis-and-became-a-worldwide-mid-90s-hit">MusicRadar</a> d&eacute;veloppe l&rsquo;histoire des trois r&eacute;cits r&eacute;unis dans &laquo; Mmm Mmm Mmm Mmm &raquo; et la d&eacute;cision du groupe de conserver le bourdonnement. Un entretien contemporain du <a href="https://www.latimes.com/archives/la-xpm-1994-04-17-ca-47063-story.html">Los Angeles Times</a> &eacute;claire &eacute;galement le refus de Brad Roberts d&rsquo;imposer une lecture morale univoque &agrave; la chanson.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> God Shuffled His Feet</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Crash Test Dummies</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 33 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 26 octobre 1993</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Le groupe a conserv&eacute; le bourdonnement provisoire de Roberts</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Natalie Merchant, de 10,000 Maniacs à la transmission artistique</title>
      <description><![CDATA[Natalie Merchant f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 63 ans. De ses d&eacute;buts &agrave; 17 ans dans le groupe qui deviendra 10,000 Maniacs &agrave; son travail artistique aupr&egrave;s de jeunes enfants, la chanteuse et auteure-compositric...]]></description>
      <pubDate>Sun, 25 Oct 2026 23:05:00 +0000</pubDate>
      <link>http://www.radiocollection.fr/news/natalie-merchant-de-10-000-maniacs-a-la-transmission-artistique-746</link>
      <guid>http://www.radiocollection.fr/news/natalie-merchant-de-10-000-maniacs-a-la-transmission-artistique-746</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="168851" url="http://www.radiocollection.fr/upload/news/main/6addaf33a85b28.04122015.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Natalie Merchant f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 63 ans. De ses d&eacute;buts &agrave; 17 ans dans le groupe qui deviendra 10,000 Maniacs &agrave; son travail artistique aupr&egrave;s de jeunes enfants, la chanteuse et auteure-compositrice a construit un parcours o&ugrave; l&rsquo;&eacute;criture rejoint progressivement la transmission.</strong></p>
<p></p>
<p>Avant la musique, Natalie Merchant avait envisag&eacute; une carri&egrave;re dans l&rsquo;enseignement sp&eacute;cialis&eacute;. Un programme d&rsquo;&eacute;t&eacute; destin&eacute; &agrave; des enfants handicap&eacute;s avait nourri ce projet. La sc&egrave;ne va finalement l&rsquo;emporter, sans faire dispara&icirc;tre cette premi&egrave;re orientation : plusieurs d&eacute;cennies plus tard, l&rsquo;&eacute;ducation artistique et l&rsquo;enfance occupent une place concr&egrave;te dans son travail.</p>
<h2>&Agrave; 17 ans, un groupe encore nomm&eacute; Still Life</h2>
<p>N&eacute;e le 26 octobre 1963 &agrave; Jamestown, dans l&rsquo;&Eacute;tat de New York, Natalie Merchant commence &agrave; chanter avec un groupe &agrave; 17 ans. Celui-ci s&rsquo;appelle alors Still Life. L&rsquo;arriv&eacute;e de Merchant, de Robert Buck et de John Lombardo contribue &agrave; transformer la formation, &eacute;galement articul&eacute;e autour de Steven Gustafson. Elle adopte ensuite le nom de 10,000 Maniacs.</p>
<p>Merchant ne se contente pas d&rsquo;en &ecirc;tre la voix principale. Elle devient aussi sa principale paroli&egrave;re, une fonction d&eacute;cisive dans l&rsquo;identit&eacute; du groupe. En 1985, 10,000 Maniacs signe avec Elektra et poursuit un parcours au cours duquel la chanteuse participe &agrave; plusieurs albums. Les chansons du groupe et de Natalie Merchant figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<p>Cette aventure collective s&rsquo;ach&egrave;ve pour elle en 1993. Apr&egrave;s plus d&rsquo;une d&eacute;cennie pass&eacute;e au sein de 10,000 Maniacs, Merchant choisit d&rsquo;entamer une carri&egrave;re solo. Le changement est important : sa voix, jusque-l&agrave; associ&eacute;e &agrave; un groupe dont elle a contribu&eacute; &agrave; fa&ccedil;onner les textes, doit d&eacute;sormais porter un projet enti&egrave;rement pr&eacute;sent&eacute; sous son nom.</p>
<h2><em>Tigerlily</em>, le passage d&eacute;cisif vers une carri&egrave;re solo</h2>
<p>Le premier r&eacute;sultat de cette nouvelle &eacute;tape para&icirc;t en 1995 avec <em>Tigerlily</em>. Les onze titres de l&rsquo;album auraient &eacute;t&eacute; &eacute;crits et enregistr&eacute;s en cinq mois, avec l&rsquo;aide de Paul Fox, d&eacute;j&agrave; producteur de 10,000 Maniacs. Le disque installe durablement Natalie Merchant comme artiste ind&eacute;pendante, deux ans apr&egrave;s son d&eacute;part du groupe.</p>
<p>Sa discographie solo se d&eacute;veloppe ensuite avec des albums comme <em>Ophelia</em>, <em>Motherland</em>, <em>The House Carpenter&rsquo;s Daughter</em>, <em>Natalie Merchant</em> et <em>Keep Your Courage</em>, paru en 2023. Son parcours comprend &eacute;galement des collaborations avec Billy Bragg, Philip Glass, David Byrne, The Chieftains, R.E.M., Wilco, Tracy Chapman, Mavis Staples et Ladysmith Black Mambazo. Cette liste traduit une ouverture qui d&eacute;passe largement le cadre de ses d&eacute;buts avec 10,000 Maniacs.</p>
<h2>Quand la cr&eacute;ation retourne vers l&rsquo;enfance</h2>
<p>Le lien entre cr&eacute;ation et &eacute;ducation prend une forme particuli&egrave;rement structur&eacute;e avec <em>The Mother Goose Project</em>. Natalie Merchant d&eacute;veloppe ce travail pendant une r&eacute;sidence artistique aupr&egrave;s d&rsquo;un programme pr&eacute;scolaire Head Start. Musique, po&eacute;sie et arts dramatiques y sont r&eacute;unis dans une d&eacute;marche destin&eacute;e &agrave; de jeunes enfants.</p>
<p>Cette exp&eacute;rience se prolonge avec <em>Cabinet of Wonder</em>, pr&eacute;sent&eacute; comme une collaboration multim&eacute;dia avec le Chicago Symphony Orchestra et le Chicago Children&rsquo;s Theatre. Le projet, annonc&eacute; comme son onzi&egrave;me album, devait para&icirc;tre le 21 ao&ucirc;t 2026. Faute de confirmation suppl&eacute;mentaire sur sa disponibilit&eacute; effective, il convient de conserver ce statut d&rsquo;annonce plut&ocirc;t que de pr&eacute;senter sa sortie comme d&eacute;finitivement &eacute;tablie.</p>
<p>&Agrave; 63 ans, Natalie Merchant relie ainsi deux lignes apparues tr&egrave;s t&ocirc;t dans sa vie : l&rsquo;&eacute;criture de chansons et l&rsquo;attention port&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;ducation. Du groupe encore appel&eacute; Still Life au travail men&eacute; avec Head Start, le fil conducteur n&rsquo;est pas une formule abstraite, mais une s&eacute;rie de choix pr&eacute;cis : &eacute;crire, quitter une formation install&eacute;e, enregistrer sous son propre nom, puis associer la musique &agrave; la po&eacute;sie et au th&eacute;&acirc;tre pour les enfants.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>La <a href="https://www.nataliemerchant.com/bio">biographie officielle de Natalie Merchant</a> pr&eacute;sente sa discographie, ses collaborations et le d&eacute;veloppement de <em>Cabinet of Wonder</em>. La notice publi&eacute;e par <a href="https://www.encyclopedia.com/people/literature-and-arts/music-popular-and-jazz-biographies/natalie-merchant">Encyclopedia.com</a> compl&egrave;te la chronologie de son passage de 10,000 Maniacs &agrave; <em>Tigerlily</em>, notamment sur la pr&eacute;paration de son premier album solo.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-artiste">
<h2>Fiche de l'artiste</h2>
<p><strong>Artiste :</strong> Natalie Merchant</p>
<p><strong>Groupe :</strong> 10,000 Maniacs</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 63 ans</p>
<p><strong>Date de naissance :</strong> 26 octobre 1963</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>The J. Geils Band : Freeze-Frame, le succès pop qui divise le groupe</title>
      <description><![CDATA[Freeze-Frame f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 45 ans. Avec cet album, The J. Geils Band transforme son virage pop en triomphe gr&acirc;ce &agrave; &laquo; Centerfold &raquo;, mais cette r&eacute;ussite spectaculaire r&eacute;v&egrave;le au...]]></description>
      <pubDate>Sun, 25 Oct 2026 23:05:00 +0000</pubDate>
      <link>http://www.radiocollection.fr/news/the-j-geils-band-freeze-frame-le-succes-pop-qui-divise-le-groupe-747</link>
      <guid>http://www.radiocollection.fr/news/the-j-geils-band-freeze-frame-le-succes-pop-qui-divise-le-groupe-747</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="139767" url="http://www.radiocollection.fr/upload/news/main/6addaf6de9bd01.73721795.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Freeze-Frame f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 45 ans. Avec cet album, The J. Geils Band transforme son virage pop en triomphe gr&acirc;ce &agrave; &laquo; Centerfold &raquo;, mais cette r&eacute;ussite spectaculaire r&eacute;v&egrave;le aussi un profond d&eacute;saccord entre Seth Justman et Peter Wolf sur l&rsquo;identit&eacute; du groupe.</strong></p>
<p></p>
<p>Lorsque The J. Geils Band enregistre <em>Freeze-Frame</em> &agrave; Long View Farm, dans le Massachusetts, Seth Justman occupe une place d&eacute;cisive. Le clavi&eacute;riste produit le disque et prend &eacute;galement en charge les arrangements des morceaux, des cuivres et des cordes. Cette concentration des responsabilit&eacute;s accompagne une &eacute;volution d&eacute;j&agrave; amorc&eacute;e sur <em>Love Stinks</em> : le groupe associe d&eacute;sormais plus franchement son pass&eacute; rhythm and blues &agrave; une approche pop et new wave.</p>
<p>Ce dixi&egrave;me album studio ne constitue donc pas une simple nouvelle &eacute;tape discographique. Il pousse plus loin une transformation artistique qui va offrir au groupe son plus grand succ&egrave;s, tout en accentuant les divergences entre ses membres. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, Justman conduit cette nouvelle orientation en studio. De l&rsquo;autre, le chanteur Peter Wolf consid&egrave;re que The J. Geils Band s&rsquo;&eacute;loigne trop de ses racines.</p>
<h2>Seth Justman prend les commandes</h2>
<p>Le r&ocirc;le de Justman d&eacute;passe largement celui d&rsquo;un producteur charg&eacute; de superviser les s&eacute;ances. Son travail sur les arrangements lui permet d&rsquo;intervenir dans l&rsquo;architecture g&eacute;n&eacute;rale du disque, jusque dans le traitement des cordes et des cuivres. Le mixage est ensuite r&eacute;alis&eacute; au Record Plant de New York, avec Dave Thoener cr&eacute;dit&eacute; comme ing&eacute;nieur.</p>
<p>Autour du groupe, les cr&eacute;dits r&eacute;v&egrave;lent une distribution particuli&egrave;rement riche. Luther Vandross, Cissy Houston et Fonzi Thornton participent aux ch&oelig;urs. La section de cuivres r&eacute;unit notamment Randy Brecker, Ronnie Cuber, Lou Marini et Alan Rubin. Ces invit&eacute;s ne remplacent pas l&rsquo;identit&eacute; historique de The J. Geils Band, mais prennent place dans un album dont les arrangements sont enti&egrave;rement plac&eacute;s sous la direction de Justman.</p>
<p>Cette position centrale se retrouve avec encore plus de nettet&eacute; sur &laquo; Centerfold &raquo;. Seth Justman en est l&rsquo;unique auteur. La chanson devient le point de bascule de <em>Freeze-Frame</em> : elle inscrit la mutation pop du groupe dans un format plus direct et lui ouvre un public d&rsquo;une ampleur in&eacute;dite.</p>
<h2>&laquo; Centerfold &raquo;, six semaines au num&eacute;ro un</h2>
<p>Avec &laquo; Centerfold &raquo;, The J. Geils Band obtient son premier num&eacute;ro un aux &Eacute;tats-Unis. Le morceau reste six semaines en t&ecirc;te du Billboard Hot 100 et s&rsquo;impose comme le plus grand succ&egrave;s de la formation. Cette performance ne demeure pas isol&eacute;e : port&eacute;e par le titre, <em>Freeze-Frame</em> atteint &agrave; son tour la premi&egrave;re place du Billboard 200.</p>
<p>Le changement d&rsquo;&eacute;chelle est consid&eacute;rable. Jusqu&rsquo;alors r&eacute;put&eacute; comme un grand groupe de sc&egrave;ne, The J. Geils Band devient l&rsquo;un des succ&egrave;s massifs de l&rsquo;&egrave;re MTV. L&rsquo;album trouve ainsi la formule commerciale que sa longue trajectoire n&rsquo;avait pas encore produite &agrave; ce niveau. <em>Freeze-Frame</em> et &laquo; Centerfold &raquo; font &eacute;galement partie de la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<p>Ce triomphe donne raison, dans les classements, &agrave; l&rsquo;orientation d&eacute;fendue par Justman et la majorit&eacute; des membres. Mais il ne r&egrave;gle pas la question artistique pos&eacute;e par cette transformation. Plus le groupe gagne en visibilit&eacute; avec sa nouvelle formule, plus le d&eacute;saccord sur ses racines devient difficile &agrave; ignorer.</p>
<h2>Un num&eacute;ro un au prix d&rsquo;une fracture artistique</h2>
<p>Peter Wolf refuse de suivre pleinement la direction pop et technologique privil&eacute;gi&eacute;e par les autres membres. Son opposition ne porte pas sur un d&eacute;tail de production : elle concerne la d&eacute;finition m&ecirc;me de The J. Geils Band. Pour le chanteur, cette &eacute;volution &eacute;loigne trop la formation de l&rsquo;identit&eacute; rhythm and blues et blues-rock qui avait structur&eacute; son parcours.</p>
<p><em>Freeze-Frame</em> se retrouve ainsi au c&oelig;ur d&rsquo;un paradoxe. L&rsquo;album transforme la r&eacute;putation sc&eacute;nique du groupe en domination commerciale, mais le morceau qui rend cette conqu&ecirc;te possible devient aussi le symbole de la divergence interne. &laquo; Centerfold &raquo; n&rsquo;est pas seulement un tube ajout&eacute; au r&eacute;pertoire : il mat&eacute;rialise la direction choisie par Justman et contest&eacute;e par Wolf.</p>
<p>Quarante-cinq ans apr&egrave;s sa sortie, l&rsquo;histoire de <em>Freeze-Frame</em> reste attach&eacute;e &agrave; ce double mouvement. The J. Geils Band atteint simultan&eacute;ment la premi&egrave;re place du classement des singles et celle des albums, tandis que son chanteur remet en cause la voie qui a permis cette r&eacute;ussite. Derri&egrave;re les six semaines de &laquo; Centerfold &raquo; au sommet se joue donc une question plus profonde : jusqu&rsquo;o&ugrave; un groupe peut-il transformer son identit&eacute; pour conqu&eacute;rir le grand public ?</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p><a href="https://americansongwriter.com/how-the-j-geils-band-changed-it-up-and-topped-the-charts-with-centerfold/">American Songwriter</a> retrace le r&ocirc;le accru de Seth Justman, la transformation artistique incarn&eacute;e par &laquo; Centerfold &raquo; et le d&eacute;saccord de Peter Wolf avec cette nouvelle direction. La transcription des cr&eacute;dits publi&eacute;e par <a href="https://albumlinernotes.com/Freeze-Frame.html">Album Liner Notes</a> d&eacute;taille quant &agrave; elle la production, les arrangements, les studios et les nombreux invit&eacute;s de l&rsquo;album.</p>
<p>L&rsquo;analyse de <a href="https://www.kqed.org/arts/13053335/the-j-geils-bands-greatest-hit-illustrates-a-strange-transitional-moment-in-pop">KQED</a> replace enfin le succ&egrave;s de &laquo; Centerfold &raquo; dans le contexte de l&rsquo;&egrave;re MTV et revient sur les premi&egrave;res places obtenues par la chanson et l&rsquo;album.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Freeze-Frame</p>
<p><strong>Artiste :</strong> The J. Geils Band</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 45 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 26 octobre 1981</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> &laquo; Centerfold &raquo; reste six semaines num&eacute;ro un</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>EST AUTOMATISATION – NE PAS PUBLIER</title>
      <description><![CDATA[TEST...]]></description>
      <pubDate>Sun, 25 Oct 2026 21:17:00 +0000</pubDate>
      <link>http://www.radiocollection.fr/news/est-automatisation-ne-pas-publier-752</link>
      <guid>http://www.radiocollection.fr/news/est-automatisation-ne-pas-publier-752</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="116887" url="http://www.radiocollection.fr/upload/news/main/6ade71f9c03ea9.88883403.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p>TEST</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Tears For Fears : Songs For A Nervous Planet, des chansons oubliées au premier album live</title>
      <description><![CDATA[Deux ans apr&egrave;s sa sortie, Songs For A Nervous Planet raconte une double histoire : celle du premier album live officiel de Tears For Fears et celle de quatre chansons studio sauv&eacute;es des marges de The Tipping Point. Au centre ...]]></description>
      <pubDate>Sat, 24 Oct 2026 22:25:00 +0000</pubDate>
      <link>http://www.radiocollection.fr/news/tears-for-fears-songs-for-a-nervous-planet-des-chansons-oubliees-au-premier-album-live-745</link>
      <guid>http://www.radiocollection.fr/news/tears-for-fears-songs-for-a-nervous-planet-des-chansons-oubliees-au-premier-album-live-745</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="143308" url="http://www.radiocollection.fr/upload/news/main/6add01bc882e50.67121630.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Deux ans apr&egrave;s sa sortie, Songs For A Nervous Planet raconte une double histoire : celle du premier album live officiel de Tears For Fears et celle de quatre chansons studio sauv&eacute;es des marges de The Tipping Point. Au centre du projet, un concert capt&eacute; dans le Tennessee et un ancien ordinateur o&ugrave; Roland Orzabal a retrouv&eacute; les fondations d&rsquo;une chanson d&rsquo;amour.</strong></p>
<p></p>
<p>Apr&egrave;s plus de quatre d&eacute;cennies de carri&egrave;re, Tears For Fears aurait pu publier un album live construit uniquement comme le souvenir d&rsquo;une tourn&eacute;e. Le groupe a choisi une forme plus singuli&egrave;re. Songs For A Nervous Planet commence par quatre nouvelles chansons enregistr&eacute;es en studio, avant de basculer vers dix-huit performances capt&eacute;es sur sc&egrave;ne. Ce disque de 22 titres, qui f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses deux ans, relie ainsi deux moments : le travail engag&eacute; autour de The Tipping Point et le concert donn&eacute; le 11 juillet 2023 au FirstBank Amphitheater de Franklin, dans le Tennessee.</p>
<h2>Quatre chansons avant le concert</h2>
<p>La structure de Songs For A Nervous Planet constitue sa premi&egrave;re surprise. Les morceaux studio ne sont pas plac&eacute;s &agrave; la fin comme de simples bonus : ils ouvrent le disque et forment une porte d&rsquo;entr&eacute;e vers la captation live. Le projet devient donc &agrave; la fois la suite de The Tipping Point et le premier t&eacute;moignage officiel en concert de Tears For Fears.</p>
<p>Ces quatre titres ne sont pas apparus ind&eacute;pendamment du pr&eacute;c&eacute;dent album. Plusieurs provenaient d&rsquo;id&eacute;es anciennes ou de chansons qui n&rsquo;avaient finalement pas &eacute;t&eacute; retenues pour The Tipping Point. Songs For A Nervous Planet leur a offert un nouveau cadre, sans les isoler du parcours r&eacute;cent du groupe. Elles pr&eacute;c&egrave;dent les dix-huit enregistrements r&eacute;alis&eacute;s pendant la tourn&eacute;e consacr&eacute;e &agrave; cet album.</p>
<p>La production musicale r&eacute;unit Tears For Fears, Charlton Pettus et John Shanks. Pettus, collaborateur associ&eacute; &agrave; plusieurs aspects du projet, a &eacute;galement assur&eacute; l&rsquo;enregistrement et le mixage de diff&eacute;rents &eacute;l&eacute;ments. L&rsquo;organisation du disque traduit ainsi une continuit&eacute; entre les s&eacute;ances studio et la restitution du concert, plut&ocirc;t qu&rsquo;une simple juxtaposition de deux publications distinctes.</p>
<h2>Une chanson retrouv&eacute;e dans un ancien ordinateur</h2>
<p>The Girl That I Call Home offre l&rsquo;histoire la plus concr&egrave;te de cette r&eacute;surgence d&rsquo;id&eacute;es. Roland Orzabal a retrouv&eacute; sur un ancien ordinateur un couplet li&eacute; &agrave; une piste instrumentale remontant aux s&eacute;ances de The Tipping Point. Il r&eacute;sume cette red&eacute;couverte en &eacute;voquant &laquo; there was a backing track from the days of trying to write for The Tipping Point which had been completely forgotten &raquo; : une base musicale de cette p&eacute;riode avait &eacute;t&eacute; compl&egrave;tement oubli&eacute;e.</p>
<p>Ce fragment n&rsquo;est pas rest&eacute; une archive informatique. Il est devenu une chanson d&rsquo;amour d&eacute;di&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;pouse de Roland Orzabal. Le morceau donne ainsi une destination nouvelle &agrave; un mat&eacute;riau abandonn&eacute;, tout en illustrant pr&eacute;cis&eacute;ment la m&eacute;thode qui nourrit la partie studio de Songs For A Nervous Planet : revenir vers des pistes laiss&eacute;es de c&ocirc;t&eacute;, puis les conduire jusqu&rsquo;&agrave; une forme achev&eacute;e.</p>
<p>Astronaut suit une trajectoire plus longue encore. La chanson existait depuis pr&egrave;s de dix ans lorsqu&rsquo;elle a int&eacute;gr&eacute; l&rsquo;album. Elle avait notamment &eacute;t&eacute; envisag&eacute;e pendant la pr&eacute;paration de The Tipping Point, avant d&rsquo;en &ecirc;tre &eacute;cart&eacute;e. Sa pr&eacute;sence sur Songs For A Nervous Planet ne rel&egrave;ve donc pas d&rsquo;un simple retour sur des s&eacute;ances imm&eacute;diatement ant&eacute;rieures : elle montre que le groupe a aussi puis&eacute; dans un ensemble d&rsquo;id&eacute;es accumul&eacute;es sur plusieurs ann&eacute;es.</p>
<p>The Girl That I Call Home et l&rsquo;album figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION. Leur pr&eacute;sence sur le disque rappelle surtout que les in&eacute;dits ne servent pas seulement &agrave; introduire la captation : ils constituent un chapitre &agrave; part enti&egrave;re du projet et prolongent le travail entrepris autour de The Tipping Point.</p>
<h2>Un concert devenu album et film</h2>
<p>Une fois les quatre morceaux studio pass&eacute;s, Songs For A Nervous Planet restitue le spectacle de Franklin. Enregistr&eacute;es pendant la tourn&eacute;e The Tipping Point, les dix-huit performances forment le c&oelig;ur live de l&rsquo;ensemble. Cette captation a permis &agrave; Tears For Fears de franchir une &eacute;tape &eacute;tonnamment tardive dans sa discographie : publier son premier album live officiel apr&egrave;s plus de quarante ans de carri&egrave;re.</p>
<p>Le concert n&rsquo;a pas seulement fourni la mati&egrave;re sonore du disque. Le spectacle de Franklin a &eacute;galement &eacute;t&eacute; film&eacute;, transformant la m&ecirc;me soir&eacute;e en projet audiovisuel complet. Album et film-concert reposent ainsi sur un &eacute;v&eacute;nement unique, tandis que les chansons studio plac&eacute;es en ouverture &eacute;largissent le r&eacute;cit au-del&agrave; de la sc&egrave;ne.</p>
<p>Cette construction a aussi trouv&eacute; un public au Royaume-Uni, o&ugrave; Songs For A Nervous Planet a atteint la sixi&egrave;me place du classement officiel des albums. Le r&eacute;sultat accompagne un disque qui ne se contente ni de documenter une tourn&eacute;e ni de rassembler des chutes de studio. Son identit&eacute; vient pr&eacute;cis&eacute;ment de la rencontre entre ces deux mati&egrave;res : des chansons longtemps rest&eacute;es en attente et la trace d&rsquo;un concert transform&eacute; en premi&egrave;re discographique pour Tears For Fears.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;<a href="https://www.musicradar.com/artists/tears-for-fears-roland-orzabal-curt-smith-songs-for-an-anxious-planet">interview de Roland Orzabal et Curt Smith publi&eacute;e par MusicRadar</a> &eacute;claire le choix du format, la captation de Franklin et le r&ocirc;le de Charlton Pettus. L&rsquo;<a href="https://superdeluxeedition.com/interview/tears-for-fears-the-sde-interview/">entretien accord&eacute; par Tears For Fears &agrave; SuperDeluxeEdition</a> d&eacute;taille la red&eacute;couverte de The Girl That I Call Home et le long parcours d&rsquo;Astronaut.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Songs For A Nervous Planet</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Tears For Fears</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 2 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 25 octobre 2024</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Une chanson retrouv&eacute;e dans un ancien ordinateur</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Téléphone : Au cœur de la nuit, le choix de New York sous haute tension</title>
      <description><![CDATA[Il y a 46 ans, T&eacute;l&eacute;phone publiait Au c&oelig;ur de la nuit, son troisi&egrave;me album studio. Enregistr&eacute; entre Boulogne-Billancourt et New York, le disque na&icirc;t alors que le groupe est au sommet de sa po...]]></description>
      <pubDate>Sat, 24 Oct 2026 22:20:00 +0000</pubDate>
      <link>http://www.radiocollection.fr/news/telephone-au-coeur-de-la-nuit-le-choix-de-new-york-sous-haute-tension-744</link>
      <guid>http://www.radiocollection.fr/news/telephone-au-coeur-de-la-nuit-le-choix-de-new-york-sous-haute-tension-744</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="88393" url="http://www.radiocollection.fr/upload/news/main/6add01875aa247.80813217.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il y a 46 ans, T&eacute;l&eacute;phone publiait <em>Au c&oelig;ur de la nuit</em>, son troisi&egrave;me album studio. Enregistr&eacute; entre Boulogne-Billancourt et New York, le disque na&icirc;t alors que le groupe est au sommet de sa popularit&eacute;, mais vit en vase clos et traverse de fortes tensions.</strong></p>
<p></p>
<p>&Agrave; l&rsquo;&eacute;t&eacute; 1980, T&eacute;l&eacute;phone avance au rythme des concerts et d&rsquo;une vie collective devenue particuli&egrave;rement intense. Corine Marienneau r&eacute;sumera plus tard cette p&eacute;riode par une formule sans d&eacute;tour : &laquo; Au moment de l&rsquo;enregistrement d&rsquo;<em>Au c&oelig;ur de la nuit</em>, nous &eacute;tions vraiment au top. &raquo; Ce sommet ne signifie pourtant pas l&rsquo;apaisement. La bassiste d&eacute;crit un groupe enferm&eacute; dans son propre univers, parcouru de tensions aussi bien positives que n&eacute;gatives. C&rsquo;est dans ce contexte que Jean-Louis Aubert, Louis Bertignac, Richard Kolinka et Corine Marienneau entreprennent leur troisi&egrave;me album.</p>
<h2>Des Bahamas &eacute;cart&eacute;es au profit de New York</h2>
<p>Un autre d&eacute;cor avait d&rsquo;abord &eacute;t&eacute; envisag&eacute; : les Compass Point Studios de Nassau, aux Bahamas. T&eacute;l&eacute;phone renonce finalement &agrave; cette option et choisit New York, afin de conserver une atmosph&egrave;re plus urbaine et souterraine. Cette d&eacute;cision donne &agrave; la fabrication du disque une trajectoire en deux temps. Les premi&egrave;res s&eacute;ances se d&eacute;roulent au studio Path&eacute;-Marconi de Boulogne-Billancourt, avant que le groupe ne rejoigne les studios Electric Lady.</p>
<p>Ce passage de la r&eacute;gion parisienne &agrave; New York maintient T&eacute;l&eacute;phone au contact d&rsquo;un environnement citadin plut&ocirc;t que de l&rsquo;installer dans un lieu de retrait. Le groupe retrouve &eacute;galement Martin Rushent, d&eacute;j&agrave; charg&eacute; de la production de <em>Crache ton venin</em>. Cette continuit&eacute; intervient au moment o&ugrave; T&eacute;l&eacute;phone doit donner une suite &agrave; ses deux premiers albums tout en composant avec la pression cr&eacute;&eacute;e par son ascension et l&rsquo;encha&icirc;nement des concerts.</p>
<p>Dans le souvenir de Corine Marienneau, ces s&eacute;ances occupent une place &agrave; part. Elle les consid&egrave;re comme les meilleures de l&rsquo;histoire de T&eacute;l&eacute;phone. Son jugement r&eacute;trospectif &eacute;claire le paradoxe de l&rsquo;album : une p&eacute;riode de grande r&eacute;ussite collective peut aussi &ecirc;tre travers&eacute;e par des rapports internes difficiles. Les tensions ne sont pas racont&eacute;es comme un simple accident p&eacute;riph&eacute;rique ; elles appartiennent au quotidien d&rsquo;un groupe qui travaille, voyage et joue presque constamment ensemble.</p>
<h2><em>Argent trop cher</em>, la r&eacute;ussite mise en accusation</h2>
<p>Au milieu de cette p&eacute;riode d&rsquo;ascension, T&eacute;l&eacute;phone choisit un morceau qui attaque pr&eacute;cis&eacute;ment les d&eacute;rives de la r&eacute;ussite. <em>Argent trop cher</em>, unique single extrait de l&rsquo;album, est associ&eacute; &agrave; une critique de l&rsquo;argent-roi et de la corruption qu&rsquo;il peut entra&icirc;ner. Son refrain repose sur une formule imm&eacute;diatement saisissable : l&rsquo;argent finit par co&ucirc;ter trop cher.</p>
<p>Le titre devient le premier morceau de T&eacute;l&eacute;phone &agrave; entrer dans les classements, jusqu&rsquo;&agrave; la 16e place. Le r&eacute;sultat donne une r&eacute;sonance particuli&egrave;re &agrave; son propos : le groupe obtient son premier titre class&eacute; avec une chanson qui interroge justement la place de l&rsquo;argent et les compromissions li&eacute;es au succ&egrave;s. Sans transformer cette position en jugement artistique, elle constitue une &eacute;tape nette dans la trajectoire de T&eacute;l&eacute;phone.</p>
<p><em>Argent trop cher</em> ne r&eacute;sume pas &agrave; lui seul <em>Au c&oelig;ur de la nuit</em>, mais il en concentre une contradiction essentielle. T&eacute;l&eacute;phone conna&icirc;t une exposition croissante tout en portant un regard critique sur ce qui accompagne la r&eacute;ussite. Le morceau s&rsquo;inscrit ainsi dans l&rsquo;histoire d&rsquo;un album con&ccedil;u par quatre musiciens arriv&eacute;s &agrave; un point culminant de leur aventure commune, sans que ce sommet efface les tensions de leur vie en groupe.</p>
<h2>Des r&eacute;p&eacute;titions conserv&eacute;es pendant trente-cinq ans</h2>
<p>La m&eacute;moire de ces s&eacute;ances ne repose pas uniquement sur les t&eacute;moignages. Des r&eacute;p&eacute;titions enregistr&eacute;es en juillet 1980 ont &eacute;t&eacute; conserv&eacute;es par Corine Marienneau, puis r&eacute;utilis&eacute;es en 2015 parmi les bonus de l&rsquo;int&eacute;grale <em>Au c&oelig;ur de T&eacute;l&eacute;phone</em>. Trente-cinq ans apr&egrave;s l&rsquo;enregistrement, ces archives ont ainsi permis de revenir au travail pr&eacute;paratoire d&rsquo;une p&eacute;riode qu&rsquo;elle tient pour la meilleure du groupe en studio.</p>
<p>Ce geste donne une prolongation concr&egrave;te au souvenir d&rsquo;un T&eacute;l&eacute;phone &laquo; au top &raquo;. Il ne s&rsquo;agit plus seulement de raconter l&rsquo;intensit&eacute; de l&rsquo;&eacute;t&eacute; 1980, mais d&rsquo;en faire r&eacute;appara&icirc;tre des fragments de travail. Entre les r&eacute;p&eacute;titions de juillet, les s&eacute;ances de Boulogne-Billancourt et le d&eacute;part pour Electric Lady, <em>Au c&oelig;ur de la nuit</em> garde la trace d&rsquo;un groupe lanc&eacute; &agrave; pleine vitesse, qui pr&eacute;f&egrave;re New York au retrait des Bahamas.</p>
<p>Quarante-six ans apr&egrave;s sa parution en octobre 1980, l&rsquo;album demeure li&eacute; &agrave; cette opposition entre accomplissement et tension. T&eacute;l&eacute;phone et <em>Au c&oelig;ur de la nuit</em> figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION. Le disque raconte surtout un moment tr&egrave;s pr&eacute;cis : quatre musiciens au sommet de leur parcours commun, r&eacute;unis une nouvelle fois avec Martin Rushent, choisissant de rester au contact de la ville pour enregistrer.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Au c&oelig;ur de la nuit</p>
<p><strong>Artiste :</strong> T&eacute;l&eacute;phone</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 46 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 25 octobre 1980</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> T&eacute;l&eacute;phone choisit New York plut&ocirc;t que les Bahamas</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Chad Smith, de l’autodidacte au moteur durable des Red Hot Chili Peppers</title>
      <description><![CDATA[Chad Smith f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 65 ans. Entr&eacute; chez les Red Hot Chili Peppers en 1988, le batteur autodidacte a construit son parcours autour du travail collectif, jusqu&rsquo;&agrave; devenir un coauteur recherch&eacute;...]]></description>
      <pubDate>Sat, 24 Oct 2026 22:15:00 +0000</pubDate>
      <link>http://www.radiocollection.fr/news/chad-smith-de-l-autodidacte-au-moteur-durable-des-red-hot-chili-peppers-738</link>
      <guid>http://www.radiocollection.fr/news/chad-smith-de-l-autodidacte-au-moteur-durable-des-red-hot-chili-peppers-738</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="189700" url="http://www.radiocollection.fr/upload/news/main/6adcff83417ac7.36087273.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Chad Smith f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 65 ans. Entr&eacute; chez les Red Hot Chili Peppers en 1988, le batteur autodidacte a construit son parcours autour du travail collectif, jusqu&rsquo;&agrave; devenir un coauteur recherch&eacute; par Ozzy Osbourne, Eddie Vedder et Iggy Pop.</strong></p>
<p></p>
<p>Avant les grandes tourn&eacute;es et les albums internationaux, il y a un enfant qui d&eacute;couvre la batterie vers l&rsquo;&acirc;ge de sept ans. Chad Smith apprend principalement sans cours formels : il joue dans des groupes scolaires et &eacute;coute attentivement les batteurs qu&rsquo;il admire. John Bonham, Neil Peart, Keith Moon, Mitch Mitchell ou Charlie Watts comptent parmi ses r&eacute;f&eacute;rences. Son apprentissage passe donc moins par une m&eacute;thode acad&eacute;mique que par la pratique, l&rsquo;observation et la reproduction des gestes entendus sur les disques.</p>
<p>N&eacute; le 25 octobre 1961 &agrave; Saint Paul, dans le Minnesota, Smith fait ses premi&egrave;res armes dans plusieurs formations du Michigan, dont Toby Redd. La musique ne constitue pas encore son unique activit&eacute; : avant son d&eacute;part pour Los Angeles, il occupe aussi diff&eacute;rents emplois, notamment au Gap. Ce parcours sans raccourci &eacute;claire la suite de son histoire. Lorsqu&rsquo;une place se lib&egrave;re derri&egrave;re la batterie des Red Hot Chili Peppers, il a d&eacute;j&agrave; connu les groupes locaux, les r&eacute;p&eacute;titions et la n&eacute;cessit&eacute; de poursuivre sa route tout en gagnant sa vie.</p>
<h2>Une arriv&eacute;e d&eacute;cisive en 1988</h2>
<p>Le tournant se produit en 1988, apr&egrave;s le d&eacute;part de D.H. Peligro. Chad Smith rejoint alors les Red Hot Chili Peppers. Les d&eacute;tails pr&eacute;cis de son audition restent peu document&eacute;s, mais sa cons&eacute;quence est nette : cette arriv&eacute;e ouvre une collaboration qui se poursuit pendant pr&egrave;s de quatre d&eacute;cennies et fait de lui le batteur &agrave; la plus longue pr&eacute;sence dans l&rsquo;histoire du groupe.</p>
<p>Son premier album enregistr&eacute; avec les Red Hot Chili Peppers est <em>Mother's Milk</em>, paru en 1989. Le disque constitue davantage qu&rsquo;un premier cr&eacute;dit important : il installe une formation appel&eacute;e &agrave; approfondir sa mani&egrave;re d&rsquo;&eacute;crire en commun. Les tourn&eacute;es effectu&eacute;es autour de cet album permettent notamment &agrave; Smith et au guitariste John Frusciante de d&eacute;velopper une relation de travail qui jouera un r&ocirc;le essentiel dans l&rsquo;&eacute;tape suivante.</p>
<p>En revenant sur cette p&eacute;riode, Smith a expliqu&eacute; que lui-m&ecirc;me et Frusciante avaient &eacute;crit ensemble les chansons de <em>Blood Sugar Sex Magik</em>. Son t&eacute;moignage insiste sur la continuit&eacute; entre la sc&egrave;ne et le studio : apr&egrave;s avoir tourn&eacute; ensemble sur <em>Mother's Milk</em>, le batteur et le guitariste disposaient d&rsquo;une exp&eacute;rience commune sur laquelle construire. La batterie n&rsquo;appara&icirc;t plus seulement comme un soutien rythmique ajout&eacute; &agrave; des morceaux d&eacute;j&agrave; form&eacute;s, mais comme l&rsquo;un des points de d&eacute;part de leur &eacute;laboration.</p>
<h2>Apprendre &agrave; &eacute;crire en groupe</h2>
<p>Chad Smith d&eacute;crit l&rsquo;&eacute;volution des Red Hot Chili Peppers comme une maturation collective. Avec le temps, les quatre musiciens ont d&ucirc; devenir de meilleurs auteurs-compositeurs. Cette progression ne se r&eacute;sume pas &agrave; une succession de disques : elle repose sur une m&eacute;thode dans laquelle les id&eacute;es circulent, se confrontent et prennent forme lorsque le groupe se retrouve r&eacute;ellement dans la m&ecirc;me pi&egrave;ce.</p>
<p>Cette dimension collective permet de comprendre la long&eacute;vit&eacute; de Smith au sein de la formation. Il a jou&eacute; sur dix albums studio des Red Hot Chili Peppers, sans figer son r&ocirc;le dans celui d&rsquo;un simple ex&eacute;cutant. Son jeu accompagne les transformations de l&rsquo;&eacute;criture du groupe, tandis que son exp&eacute;rience des tourn&eacute;es nourrit directement le travail de composition. Les Red Hot Chili Peppers et leurs albums cit&eacute;s dans ce parcours figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<p>Le batteur n&rsquo;a pourtant jamais limit&eacute; son activit&eacute; &agrave; son groupe principal. Il a jou&eacute; avec Chickenfoot et dirige &eacute;galement le projet instrumental Chad Smith's Bombastic Meatbats. Ces exp&eacute;riences parall&egrave;les prolongent une m&ecirc;me logique : se placer au c&oelig;ur d&rsquo;une formation, dialoguer avec d&rsquo;autres instrumentistes et contribuer &agrave; la construction des morceaux plut&ocirc;t que se contenter d&rsquo;intervenir &agrave; la fin du processus.</p>
<h2>De la batterie &agrave; la co&eacute;criture</h2>
<p>Ses collaborations montrent particuli&egrave;rement bien cette &eacute;volution. Chad Smith joue sur <em>Take What You Want</em> de Post Malone, aux c&ocirc;t&eacute;s d&rsquo;Ozzy Osbourne et Travis Scott. La rencontre r&eacute;unit des artistes venus d&rsquo;univers diff&eacute;rents, mais son travail avec Ozzy Osbourne va plus loin qu&rsquo;une participation ponctuelle : Smith co&eacute;crit plusieurs titres de l&rsquo;album <em>Ordinary Man</em> avec Duff McKagan et Andrew Watt.</p>
<p>Il occupe aussi une place substantielle sur <em>Earthling</em> d&rsquo;Eddie Vedder. Il y joue de la batterie sur neuf titres et participe &agrave; l&rsquo;&eacute;criture musicale de sept chansons. Ces chiffres donnent la mesure de son implication : Smith est sollicit&eacute; pour son jeu, mais &eacute;galement pour sa capacit&eacute; &agrave; construire une architecture musicale avec les autres membres d&rsquo;une &eacute;quipe.</p>
<p>La m&ecirc;me logique se retrouve sur <em>Every Loser</em> d&rsquo;Iggy Pop, paru en 2022. Le batteur appara&icirc;t sur sept titres et co&eacute;crit cinq chansons. L&agrave; encore, sa contribution d&eacute;passe la session d&rsquo;enregistrement. Apr&egrave;s des d&eacute;cennies pass&eacute;es dans un groupe fond&eacute; sur l&rsquo;interaction entre basse, guitare, batterie et chant, il met cette exp&eacute;rience au service d&rsquo;un autre artiste et participe directement &agrave; la mati&egrave;re du disque.</p>
<p>&Agrave; 65 ans, Chad Smith reste engag&eacute; dans ce travail collectif. En 2026, il a annonc&eacute; que les Red Hot Chili Peppers devaient consacrer six &agrave; huit mois &agrave; l&rsquo;&eacute;criture d&rsquo;un prochain album, &agrave; partir de septembre. Le projet n&rsquo;est pr&eacute;sent&eacute; ni comme achev&eacute; ni comme d&eacute;j&agrave; enregistr&eacute; : il s&rsquo;agit d&rsquo;une phase de cr&eacute;ation annonc&eacute;e, durant laquelle les id&eacute;es doivent &ecirc;tre d&eacute;velopp&eacute;es ensemble. Une m&eacute;thode fid&egrave;le &agrave; celle que Smith d&eacute;crit depuis <em>Mother's Milk</em> : jouer, &eacute;couter les autres, puis b&acirc;tir les morceaux dans la dur&eacute;e.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;interview publi&eacute;e par <a href="https://www.musicradar.com/news/drums/in-conversation-chad-smith-with-the-avett-brothers-579798">MusicRadar</a> apporte le t&eacute;moignage direct de Chad Smith sur la maturation de l&rsquo;&eacute;criture des Red Hot Chili Peppers et sa collaboration avec John Frusciante autour de <em>Blood Sugar Sex Magik</em>.</p>
<p><a href="https://faroutmagazine.co.uk/chad-smith-confirms-red-hot-chili-peppers-return-studio/">Far Out Magazine</a> rapporte ses d&eacute;clarations de 2026 sur la p&eacute;riode d&rsquo;&eacute;criture envisag&eacute;e pour le prochain album du groupe, encore au stade du travail pr&eacute;paratoire.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-artiste">
<h2>Fiche de l'artiste</h2>
<p><strong>Artiste :</strong> Chad Smith</p>
<p><strong>Groupe :</strong> Red Hot Chili Peppers</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 65 ans</p>
<p><strong>Date de naissance :</strong> 25 octobre 1961</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Pixies : The Night the Zombies Came, trois semaines pour tout enregistrer</title>
      <description><![CDATA[The Night the Zombies Came f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses deux ans. Enregistr&eacute; &agrave; grande vitesse dans le Vermont, l&rsquo;album des Pixies est n&eacute; d&rsquo;une occasion inattendue, d&rsquo;associations de mots et d&rsqu...]]></description>
      <pubDate>Sat, 24 Oct 2026 22:15:00 +0000</pubDate>
      <link>http://www.radiocollection.fr/news/pixies-the-night-the-zombies-came-trois-semaines-pour-tout-enregistrer-743</link>
      <guid>http://www.radiocollection.fr/news/pixies-the-night-the-zombies-came-trois-semaines-pour-tout-enregistrer-743</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="126201" url="http://www.radiocollection.fr/upload/news/main/6add015465b375.96478709.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>The Night the Zombies Came f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses deux ans. Enregistr&eacute; &agrave; grande vitesse dans le Vermont, l&rsquo;album des Pixies est n&eacute; d&rsquo;une occasion inattendue, d&rsquo;associations de mots et d&rsquo;exp&eacute;riences men&eacute;es presque dans l&rsquo;urgence.</strong></p>
<p></p>
<p>&Agrave; l&rsquo;automne 2023, les Pixies viennent d&rsquo;achever une tourn&eacute;e lorsqu&rsquo;une possibilit&eacute; se pr&eacute;sente : le studio Guilford Sound, dans le Vermont, est disponible. Le groupe saisit cette ouverture et s&rsquo;y installe pour trois semaines. Le calendrier impose une m&eacute;thode directe, avec des journ&eacute;es durant lesquelles jusqu&rsquo;&agrave; trois chansons sont r&eacute;p&eacute;t&eacute;es, apprises puis enregistr&eacute;es. Cette vitesse ne constitue pas seulement une contrainte de planning : elle devient le cadre de fabrication de <em>The Night the Zombies Came</em>.</p>
<h2>Trois chansons dans une m&ecirc;me journ&eacute;e</h2>
<p>Pour mener ces s&eacute;ances, les Pixies retrouvent Tom Dalgety. Le producteur avait d&eacute;j&agrave; travaill&eacute; avec eux sur <em>Head Carrier</em>, <em>Beneath the Eyrie</em> et <em>Doggerel</em>. Cette continuit&eacute; permet au groupe de se lancer rapidement dans les morceaux, sans longue phase d&rsquo;installation. Les chansons sont travaill&eacute;es dans un format resserr&eacute;, parfois presque imm&eacute;diatement apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; apprises.</p>
<p>Cette session acc&eacute;l&eacute;r&eacute;e aboutit &agrave; treize titres. Elle correspond aussi &agrave; un changement important dans la formation : l&rsquo;arriv&eacute;e d&rsquo;Emma Richardson &agrave; la basse. Son recrutement commence par un appel inattendu de Tom Dalgety, alors qu&rsquo;elle se consacre principalement &agrave; la peinture. Elle rejoint ainsi un groupe qui s&rsquo;appr&ecirc;te &agrave; entrer en studio dans des d&eacute;lais particuli&egrave;rement courts.</p>
<p>Ce point de d&eacute;part donne &agrave; l&rsquo;album une histoire fond&eacute;e sur les circonstances et les d&eacute;cisions rapides : un studio soudainement libre, une nouvelle bassiste appel&eacute;e par le producteur et trois semaines pour transformer les morceaux en disque. Loin d&rsquo;un projet construit autour d&rsquo;un r&eacute;cit pr&eacute;m&eacute;dit&eacute;, <em>The Night the Zombies Came</em> prend forme par fragments successifs.</p>
<h2>Les zombies arrivent par association</h2>
<p>Le titre pourrait faire croire &agrave; un v&eacute;ritable album-concept. Black Francis a pourtant &eacute;cart&eacute; cette lecture. Le mot &laquo; zombie &raquo; revenait dans plusieurs textes par un jeu d&rsquo;associations, jusqu&rsquo;&agrave; s&rsquo;imposer comme le lien possible entre les chansons. &laquo; <em>Zombie is just an associative word</em> &raquo;, r&eacute;sume-t-il. L&rsquo;image n&rsquo;est donc pas le point de d&eacute;part d&rsquo;une intrigue continue, mais un motif r&eacute;current d&eacute;couvert &agrave; travers les paroles.</p>
<p>Cette construction rejoint la mani&egrave;re dont l&rsquo;Associated Press d&eacute;crit le disque : une succession de petites vignettes, dot&eacute;es d&rsquo;une dimension presque cin&eacute;matographique, plut&ocirc;t qu&rsquo;une histoire suivie. Les cr&eacute;atures et les images fantastiques servent ainsi de points de passage entre des sc&egrave;nes distinctes. Le titre rassemble cet ensemble sans lui imposer artificiellement un sc&eacute;nario unique.</p>
<p>Cette logique associative convient &agrave; un album dont la fabrication elle-m&ecirc;me repose sur l&rsquo;&eacute;lan. Le mot r&eacute;current devient un titre, tandis que des id&eacute;es con&ccedil;ues dans d&rsquo;autres contextes trouvent finalement leur place sur le disque. <em>The Night the Zombies Came</em>, &eacute;galement diffus&eacute; sur RADIO COLLECTION, conserve ainsi la trace de trouvailles apparues en cours de route.</p>
<h2>De Que Sera, Sera &agrave; The Vegas Suite</h2>
<p>La derni&egrave;re chanson de l&rsquo;album, <em>The Vegas Suite</em>, illustre particuli&egrave;rement ce cheminement. Son point de d&eacute;part se trouve dans <em>Que Sera, Sera</em>, standard des ann&eacute;es 1950. Les Pixies en avaient enregistr&eacute; une version pour un programme t&eacute;l&eacute;vis&eacute; consacr&eacute; &agrave; des cr&eacute;atures de science-fiction. Black Francis ne pensait pas, &agrave; l&rsquo;origine, l&rsquo;int&eacute;grer au nouvel album.</p>
<p>Le morceau finit pourtant par &ecirc;tre repris et transform&eacute; jusqu&rsquo;&agrave; devenir <em>The Vegas Suite</em>. Une commande ext&eacute;rieure rejoint donc les treize chansons et prend place dans l&rsquo;univers fantastique du disque. Son origine fait &eacute;cho au motif des zombies : l&agrave; encore, une id&eacute;e qui n&rsquo;avait pas &eacute;t&eacute; con&ccedil;ue comme la pi&egrave;ce d&rsquo;un grand r&eacute;cit trouve sa fonction dans l&rsquo;ensemble.</p>
<p><em>Chicken</em> proc&egrave;de d&rsquo;une autre exp&eacute;rimentation. Joey Santiago raconte que le groupe s&rsquo;est amus&eacute; &agrave; chercher une personnalit&eacute; sonore au &laquo; poulet &raquo; pr&eacute;sent dans la chanson. Le guitariste travaille ses interventions et ses solos avec une r&egrave;gle pr&eacute;cise : sugg&eacute;rer l&rsquo;animal sans tomber dans une imitation litt&eacute;rale de caqu&egrave;tement. L&rsquo;anecdote r&eacute;sume une part de la m&eacute;thode des Pixies sur cet album, o&ugrave; une image insolite peut devenir le point de d&eacute;part d&rsquo;une recherche instrumentale concr&egrave;te.</p>
<h2>Un disque fa&ccedil;onn&eacute; par les occasions</h2>
<p>Sorti le 25 octobre 2024, <em>The Night the Zombies Came</em> f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses deux ans. Son histoire tient moins &agrave; un plan &eacute;tabli longtemps &agrave; l&rsquo;avance qu&rsquo;&agrave; une s&eacute;rie d&rsquo;occasions saisies : la disponibilit&eacute; de Guilford Sound, l&rsquo;appel adress&eacute; &agrave; Emma Richardson, les s&eacute;ances men&eacute;es &agrave; vive allure, puis l&rsquo;int&eacute;gration d&rsquo;une chanson issue d&rsquo;un projet t&eacute;l&eacute;vis&eacute;.</p>
<p>Le r&eacute;sultat conserve ces diff&eacute;rents points de d&eacute;part sans les r&eacute;duire &agrave; un concept unique. Le mot &laquo; zombie &raquo; joue le r&ocirc;le de trait d&rsquo;union, tandis que <em>The Vegas Suite</em> et <em>Chicken</em> montrent comment le groupe transforme une r&eacute;f&eacute;rence ancienne ou une id&eacute;e volontairement &eacute;trange en mati&egrave;re de studio. Deux ans plus tard, l&rsquo;image la plus parlante reste celle des Pixies r&eacute;unis dans le Vermont, capables de mener jusqu&rsquo;&agrave; trois chansons en une seule journ&eacute;e.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;entretien publi&eacute; par <a href="https://au.rollingstone.com/music/music-news/pixies-the-night-the-zombies-came-album-64732/">Rolling Stone Australia</a> apporte les r&eacute;cits directs de Black Francis, Joey Santiago et Emma Richardson sur le titre de l&rsquo;album, <em>Chicken</em> et l&rsquo;arriv&eacute;e de la bassiste. <a href="https://www.mojo4music.com/articles/new-music/pixies-new-album/">MOJO</a> d&eacute;taille pour sa part les trois semaines pass&eacute;es &agrave; Guilford Sound et le rythme particuli&egrave;rement rapide des s&eacute;ances.</p>
<p><a href="https://www.bmg.com/news/pixies-the-night-the-zombies-came">BMG</a> revient notamment sur la collaboration avec Tom Dalgety et sur l&rsquo;origine de <em>The Vegas Suite</em>, d&rsquo;abord li&eacute;e &agrave; une adaptation de <em>Que Sera, Sera</em>.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> The Night the Zombies Came</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Pixies</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 2 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 25 octobre 2024</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> L&rsquo;album a &eacute;t&eacute; enregistr&eacute; en trois semaines</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>John Levén, la suggestion décisive derrière The Final Countdown</title>
      <description><![CDATA[John Lev&eacute;n f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 63 ans. Bassiste d&rsquo;Europe depuis 1981, le musicien su&eacute;dois a jou&eacute; un r&ocirc;le d&eacute;terminant dans la naissance de The Final Countdown, tout en d&eacute;v...]]></description>
      <pubDate>Sat, 24 Oct 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
      <link>http://www.radiocollection.fr/news/john-leven-la-suggestion-decisive-derriere-the-final-countdown-739</link>
      <guid>http://www.radiocollection.fr/news/john-leven-la-suggestion-decisive-derriere-the-final-countdown-739</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="165383" url="http://www.radiocollection.fr/upload/news/main/6adcfffeca23b2.81091995.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>John Lev&eacute;n f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 63 ans. Bassiste d&rsquo;Europe depuis 1981, le musicien su&eacute;dois a jou&eacute; un r&ocirc;le d&eacute;terminant dans la naissance de <em>The Final Countdown</em>, tout en d&eacute;veloppant au fil des ann&eacute;es une contribution moins visible &agrave; l&rsquo;&eacute;criture collective du groupe.</strong></p>
<p></p>
<p>L&rsquo;histoire tient &agrave; une suggestion. En 1985, Joey Tempest poss&egrave;de un ancien riff de clavier et une introduction initialement destin&eacute;e &agrave; l&rsquo;ouverture d&rsquo;une discoth&egrave;que de Stockholm. John Lev&eacute;n l&rsquo;encourage alors &agrave; ne pas en rester l&agrave; et &agrave; transformer cette mati&egrave;re en une chanson compl&egrave;te. Tempest d&eacute;veloppe l&rsquo;id&eacute;e : elle devient <em>The Final Countdown</em>.</p>
<p>Lev&eacute;n n&rsquo;a donc pas compos&eacute; le morceau, mais son intervention a contribu&eacute; &agrave; provoquer son passage d&rsquo;une introduction isol&eacute;e &agrave; une v&eacute;ritable chanson. Interrog&eacute; plus tard sur sa part de responsabilit&eacute; dans cette naissance, il r&eacute;pond avec humour : &laquo; On pourrait dire cela. &raquo; Une formule br&egrave;ve, &agrave; l&rsquo;image d&rsquo;un r&ocirc;le qui ne se r&eacute;sume pourtant pas &agrave; cette anecdote.</p>
<h2>De la guitare &agrave; la basse d&rsquo;Europe</h2>
<p>N&eacute; le 25 octobre 1963 &agrave; Stockholm, John Gunnar Lev&eacute;n rejoint Europe en 1981. Avant de devenir principalement bassiste, il joue de la guitare. C&rsquo;est Joey Tempest et John Norum qui lui proposent de prendre la basse, instrument avec lequel il s&rsquo;installe durablement dans la formation su&eacute;doise.</p>
<p>Ce changement d&rsquo;instrument ne l&rsquo;&eacute;loigne pas de la composition. Lorsqu&rsquo;il &eacute;crit chez lui, Lev&eacute;n conserve la guitare comme outil de travail. &laquo; J&rsquo;&eacute;cris avec une guitare &raquo;, explique-t-il simplement. Cette pratique &eacute;claire sa place dans Europe : celle d&rsquo;un bassiste capable de participer &agrave; la construction des chansons au-del&agrave; de leur seule assise rythmique.</p>
<p>Pr&eacute;sent depuis les premi&egrave;res ann&eacute;es du groupe, il traverse &eacute;galement sa seconde p&eacute;riode. Europe se reforme en 2003 avec Lev&eacute;n dans la formation r&eacute;unie, aux c&ocirc;t&eacute;s de Joey Tempest, John Norum, Mic Michaeli et Ian Haugland. Les titres du groupe figurent aussi dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2>Une &eacute;criture devenue plus collective</h2>
<p>La contribution de Lev&eacute;n appara&icirc;t plus nettement &agrave; mesure que le travail d&rsquo;Europe s&rsquo;ouvre &agrave; l&rsquo;&eacute;criture commune. Dans une interview de 1990, il d&eacute;crit un groupe entrant en studio ou en r&eacute;p&eacute;tition pour jouer ensemble et faire &eacute;merger les morceaux. Il est alors cr&eacute;dit&eacute; comme coauteur de <em>Wild Child</em> et de <em>Yesterday&rsquo;s News</em>.</p>
<p><em>Wild Child</em> repr&eacute;sente pour lui un v&eacute;ritable d&eacute;but d&rsquo;&eacute;criture avec le guitariste Kee Marcello et Joey Tempest. Le morceau montre que les id&eacute;es ne suivent pas n&eacute;cessairement un partage rigide entre chanteur, guitariste et section rythmique. Elles peuvent na&icirc;tre d&rsquo;une s&eacute;ance collective, puis se pr&eacute;ciser au contact des autres musiciens.</p>
<p>Apr&egrave;s la reformation, Lev&eacute;n poursuit cette activit&eacute; d&rsquo;auteur occasionnel. Il cosigne avec Joey Tempest <em>Always the Pretenders</em>, publi&eacute; sur l&rsquo;album <em>Secret Society</em> en 2006. Il participe &eacute;galement &agrave; l&rsquo;&eacute;criture de <em>The Beast</em>, pr&eacute;sent sur <em>Last Look at Eden</em> en 2009. Ces cr&eacute;dits dessinent un parcours parall&egrave;le &agrave; son travail de bassiste : moins imm&eacute;diatement identifiable, mais r&eacute;guli&egrave;rement inscrit dans les disques d&rsquo;Europe.</p>
<h2>&Agrave; Abbey Road, des chansons achev&eacute;es en jouant</h2>
<p>Les sessions de <em>Walk the Earth</em> offrent une image concr&egrave;te de cette m&eacute;thode collective. Europe arrive aux studios Abbey Road avec environ dix ou onze id&eacute;es. Plusieurs morceaux ne sont pas encore totalement achev&eacute;s lorsque le groupe commence &agrave; enregistrer.</p>
<p>Plut&ocirc;t que de figer chaque arrangement avant l&rsquo;entr&eacute;e en studio, les cinq musiciens continuent &agrave; &eacute;crire en jouant. Lev&eacute;n raconte que les chansons ont &eacute;t&eacute; finalis&eacute;es sur place, au fil de prises enregistr&eacute;es en direct. Le studio n&rsquo;est donc pas seulement utilis&eacute; pour reproduire des compositions d&eacute;j&agrave; termin&eacute;es : il devient l&rsquo;endroit o&ugrave; celles-ci trouvent leur forme d&eacute;finitive.</p>
<p>Cette fa&ccedil;on de travailler prolonge le fonctionnement d&eacute;crit par Lev&eacute;n d&egrave;s 1990. Les morceaux avancent par l&rsquo;&eacute;change, les r&eacute;p&eacute;titions et les improvisations collectives. Pour un musicien qui &eacute;crit toujours &agrave; la guitare tout en tenant la basse, cette organisation permet de passer naturellement d&rsquo;une id&eacute;e personnelle au jeu du groupe.</p>
<h2>Une continuit&eacute; au c&oelig;ur du groupe</h2>
<p>La trajectoire de John Lev&eacute;n dans Europe peut ainsi se lire &agrave; travers quelques gestes pr&eacute;cis : accepter de passer de la guitare &agrave; la basse, pousser Joey Tempest &agrave; d&eacute;velopper une introduction de clavier, participer &agrave; des s&eacute;ances de composition communes, puis achever des morceaux directement en studio avec les autres membres du groupe.</p>
<p>&Agrave; 63 ans, il demeure associ&eacute; &agrave; la formation qu&rsquo;il a rejointe en 1981. Et lorsqu&rsquo;il faut r&eacute;sumer son apport, la gen&egrave;se de <em>The Final Countdown</em> conserve toute sa force : une simple suggestion faite au bon moment a suffi pour que Joey Tempest reprenne son riff et en fasse une chanson compl&egrave;te.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;<a href="https://www.wikimetal.com.br/en/interview-with-john-leven-europe/">interview de John Lev&eacute;n publi&eacute;e par WikiMetal</a> permet au bassiste de raconter lui-m&ecirc;me son intervention dans la naissance de <em>The Final Countdown</em>. Son <a href="https://www.antiheromagazine.com/interview-john-leven-of-europe/">entretien avec AntiHero Magazine</a> apporte des d&eacute;tails compl&eacute;mentaires sur son passage de la guitare &agrave; la basse, sa mani&egrave;re d&rsquo;&eacute;crire et les sessions de <em>Walk the Earth</em> &agrave; Abbey Road.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-artiste">
<h2>Fiche de l'artiste</h2>
<p><strong>Artiste :</strong> John Lev&eacute;n</p>
<p><strong>Groupe :</strong> Europe</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 63 ans</p>
<p><strong>Date de naissance :</strong> 25 octobre 1963</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Bryan Ferry : Olympia, le retour de Roxy Music devenu album solo</title>
      <description><![CDATA[Olympia de Bryan Ferry f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 16 ans. D&rsquo;abord envisag&eacute; comme un nouvel album de Roxy Music, le disque est devenu un projet solo o&ugrave; se croisent anciens partenaires, invit&eacute;s prestigieux et...]]></description>
      <pubDate>Sat, 24 Oct 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
      <link>http://www.radiocollection.fr/news/bryan-ferry-olympia-le-retour-de-roxy-music-devenu-album-solo-742</link>
      <guid>http://www.radiocollection.fr/news/bryan-ferry-olympia-le-retour-de-roxy-music-devenu-album-solo-742</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="162153" url="http://www.radiocollection.fr/upload/news/main/6add010a86c827.03835790.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Olympia de Bryan Ferry f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 16 ans. D&rsquo;abord envisag&eacute; comme un nouvel album de Roxy Music, le disque est devenu un projet solo o&ugrave; se croisent anciens partenaires, invit&eacute;s prestigieux et r&eacute;f&eacute;rences artistiques.</strong></p>
<p></p>
<p>Le retour de Roxy Music semblait prendre forme : Bryan Ferry travaillait avec Brian Eno, Phil Manzanera et Andy Mackay, trois anciens membres du groupe. Pourtant, le projet change de direction en cours de route. Au lieu de para&icirc;tre sous le nom de Roxy Music, il devient Olympia, le treizi&egrave;me album studio solo de Ferry et son premier disque compos&eacute; majoritairement de titres originaux depuis Frantic, paru en 2002.</p>
<h2>Un Roxy Music qui ne dit pas son nom</h2>
<p>Cette origine donne &agrave; Olympia sa configuration particuli&egrave;re. Ferry reste seul en t&ecirc;te d&rsquo;affiche, mais il retrouve autour de lui plusieurs figures essentielles de Roxy Music. Eno, Manzanera et Mackay participent au disque sans pour autant reconstituer officiellement le groupe. Le projet initial survit donc sous une autre forme, au milieu d&rsquo;une distribution beaucoup plus large.</p>
<p>La liste des invit&eacute;s r&eacute;unit en effet David Gilmour, Nile Rodgers, Jonny Greenwood, Flea, Scissor Sisters et Groove Armada. L&rsquo;album fonctionne ainsi comme un carrefour entre les retrouvailles de Ferry avec ses anciens partenaires et l&rsquo;arriv&eacute;e de musiciens issus d&rsquo;univers diff&eacute;rents. La production est assur&eacute;e par Bryan Ferry et Rhett Davies, tandis que Bob Clearmountain prend en charge le mixage au studio Sofa Sound.</p>
<p>Cette abondance de collaborateurs ne transforme cependant pas Olympia en album collectif au sens officiel. Le choix du nom de Bryan Ferry acte clairement la mutation du projet : ce qui aurait pu constituer un nouvel &eacute;pisode de Roxy Music rejoint finalement sa discographie personnelle. Olympia figure &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2>Song to the Siren r&eacute;unit les quatre anciens partenaires</h2>
<p>Une chanson concentre &agrave; elle seule l&rsquo;histoire contrari&eacute;e du projet. Sur Song to the Siren, reprise du titre de Tim Buckley, Bryan Ferry est accompagn&eacute; par Brian Eno, Phil Manzanera et Andy Mackay. C&rsquo;est le seul morceau d&rsquo;Olympia sur lequel les quatre anciens partenaires de Roxy Music se retrouvent ensemble.</p>
<p>Ferry ne se contente pas de reprendre la composition de Buckley &agrave; l&rsquo;identique. La chanson est fortement reconfigur&eacute;e pour devenir une ballade pop ample et synth&eacute;tique. Cette transformation en fait davantage qu&rsquo;un simple ajout au r&eacute;pertoire : Song to the Siren porte la trace la plus compl&egrave;te de l&rsquo;album de Roxy Music un temps envisag&eacute;, tout en trouvant sa place dans un disque finalement sign&eacute; par Ferry seul.</p>
<p>Un autre morceau r&eacute;v&egrave;le une r&eacute;f&eacute;rence plus cin&eacute;matographique. Alphaville renvoie au film de Jean-Luc Godard. Bryan Ferry pr&eacute;sente cette &oelig;uvre de la Nouvelle Vague, d&eacute;couverte pendant ses ann&eacute;es d&rsquo;&eacute;tudes, comme un film qui l&rsquo;a marqu&eacute;. Le titre inscrit ainsi dans Olympia une influence pr&eacute;cise, li&eacute;e &agrave; sa formation et &agrave; son int&eacute;r&ecirc;t ancien pour les arts visuels.</p>
<h2>D&rsquo;une enseigne quotidienne au tableau de Manet</h2>
<p>Le nom Olympia na&icirc;t d&rsquo;abord d&rsquo;une image famili&egrave;re. Ferry explique qu&rsquo;il voyait chaque jour une grande enseigne &laquo; Olympia &raquo; en se rendant au travail : &laquo; The album&rsquo;s called Olympia because every day I see the big Olympia sign when I drive into work. &raquo; Ce d&eacute;tail du quotidien fournit le titre, mais celui-ci ouvre aussit&ocirc;t une autre piste.</p>
<p>Olympia renvoie &eacute;galement au c&eacute;l&egrave;bre tableau d&rsquo;&Eacute;douard Manet, retenu comme r&eacute;f&eacute;rence artistique pour la pochette. Le choix relie donc une vision r&eacute;p&eacute;t&eacute;e sur le trajet de Ferry &agrave; une &oelig;uvre majeure de l&rsquo;histoire de l&rsquo;art. Il prolonge, par l&rsquo;image, les r&eacute;f&eacute;rences culturelles d&eacute;j&agrave; pr&eacute;sentes dans Alphaville.</p>
<p>&Agrave; sa sortie, Olympia atteint la 19e place du classement britannique des albums et reste trois semaines dans le Top 100. Ce r&eacute;sultat accompagne un disque dont la singularit&eacute; tient surtout &agrave; sa trajectoire : commenc&eacute; dans la perspective d&rsquo;un retour de Roxy Music, il devient un album solo sans effacer les retrouvailles qui l&rsquo;ont nourri. Song to the Siren en demeure le t&eacute;moignage le plus concret, avec Ferry, Eno, Manzanera et Mackay r&eacute;unis une derni&egrave;re fois au sein du m&ecirc;me morceau.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;interview de <a href="https://www.theartnewspaper.com/2010/10/01/interview-with-bryan-ferry-i-cant-imagine-life-without-art-around-me">Bryan Ferry publi&eacute;e par The Art Newspaper</a> &eacute;claire directement l&rsquo;origine du titre Olympia et la place de la r&eacute;f&eacute;rence &agrave; Manet. <a href="https://pitchfork.com/news/40345-bryan-ferry-talks-new-solo-album-roxy-music/">L&rsquo;entretien consacr&eacute; au disque par Pitchfork</a> revient sur son passage d&rsquo;un projet Roxy Music &agrave; un album solo, ainsi que sur la transformation de Song to the Siren.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Olympia</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Bryan Ferry</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 16 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 25 octobre 2010</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Le projet devait initialement devenir un album de Roxy Music</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Jon Anderson, la voix de Yes qui voulait toujours construire davantage</title>
      <description><![CDATA[Jon Anderson f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 82 ans. Cofondateur de Yes, le chanteur britannique s&rsquo;est surtout affirm&eacute; comme un b&acirc;tisseur de morceaux, capable de transformer une simple id&eacute;e en longue architecture...]]></description>
      <pubDate>Sat, 24 Oct 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>http://www.radiocollection.fr/news/jon-anderson-la-voix-de-yes-qui-voulait-toujours-construire-davantage-740</link>
      <guid>http://www.radiocollection.fr/news/jon-anderson-la-voix-de-yes-qui-voulait-toujours-construire-davantage-740</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="67536" url="http://www.radiocollection.fr/upload/news/main/6add008c353e78.76646672.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Jon Anderson f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 82 ans. Cofondateur de Yes, le chanteur britannique s&rsquo;est surtout affirm&eacute; comme un b&acirc;tisseur de morceaux, capable de transformer une simple id&eacute;e en longue architecture collective, puis de r&eacute;inventer cette m&eacute;thode aupr&egrave;s de partenaires aussi diff&eacute;rents que Vangelis, Jean-Luc Ponty ou Roine Stolt.</strong></p>
<p></p>
<p>En pleine r&eacute;p&eacute;tition de <em>Yours Is No Disgrace</em>, un d&eacute;tail arr&ecirc;te Jon Anderson. Le morceau destin&eacute; &agrave; <em>The Yes Album</em> existe d&eacute;j&agrave;, mais il lui manque quelque chose d&rsquo;essentiel. &laquo; Il nous faut un d&eacute;but &raquo;, lance-t-il en substance avant de proposer la construction d&rsquo;une ouverture. L&rsquo;anecdote r&eacute;sume bien son r&ocirc;le au sein de Yes : une voix imm&eacute;diatement identifiable, certes, mais aussi un musicien attentif &agrave; la forme g&eacute;n&eacute;rale, aux transitions et aux espaces qui restent &agrave; remplir.</p>
<p>N&eacute; John Roy Anderson le 25 octobre 1944 &agrave; Accrington, dans le Lancashire, il rejoint The Warriors en 1966. Deux ans plus tard, sa rencontre et son travail avec le bassiste Chris Squire conduisent &agrave; la formation de Yes. Bill Bruford et Tony Kaye comptent notamment parmi les musiciens qui compl&egrave;tent alors le groupe. Les premiers r&eacute;pertoires comprennent encore des reprises des Beatles, dont <em>I&rsquo;m Down</em> et <em>Every Little Thing</em>, avant que Yes ne d&eacute;veloppe une &eacute;criture plus personnelle.</p>
<h2>Avec Steve Howe, des chansons qui changent d&rsquo;&eacute;chelle</h2>
<p>L&rsquo;arriv&eacute;e de Steve Howe marque un tournant dans cette construction. Anderson a racont&eacute; qu&rsquo;ils &eacute;taient devenus &laquo; ins&eacute;parables &raquo; lorsque le guitariste avait rejoint le groupe. Leur relation de travail repose sur un d&eacute;veloppement commun des m&eacute;lodies et des paroles, particuli&egrave;rement f&eacute;cond lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de donner vie &agrave; des morceaux longs comme <em>And You and I</em> et <em>Close to the Edge</em>.</p>
<p>Anderson ne d&eacute;crit pas son r&ocirc;le comme celui d&rsquo;un auteur isol&eacute; apportant des chansons achev&eacute;es. Il propose des id&eacute;es, les d&eacute;veloppe avec les autres musiciens et intervient sur les parties manquantes. Cette circulation entre impulsion individuelle et &eacute;laboration collective aide &agrave; comprendre la densit&eacute; des &oelig;uvres enregistr&eacute;es pendant la premi&egrave;re p&eacute;riode de Yes.</p>
<p><em>Fragile</em> en fournit une illustration particuli&egrave;rement forte. Anderson &eacute;crit ou co&eacute;crit plusieurs de ses titres majeurs, parmi lesquels <em>Roundabout</em>, <em>South Side of the Sky</em>, <em>Long Distance Runaround</em> et <em>Heart of the Sunrise</em>. Sa contribution ne se limite donc ni aux paroles ni &agrave; l&rsquo;interpr&eacute;tation : elle s&rsquo;inscrit dans la conception m&ecirc;me du r&eacute;pertoire. Ces chansons, comme l&rsquo;album, figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<p>Cette premi&egrave;re &eacute;poque du groupe se prolonge jusqu&rsquo;&agrave; son d&eacute;part, &agrave; la fin des ann&eacute;es 1970, dans un contexte de fatigue et de divergences cr&eacute;atives. Anderson publie ensuite <em>Song of Seven</em> en 1980. Cette s&eacute;paration ne ferme pourtant pas son champ de travail : elle lui permet au contraire d&rsquo;appliquer ailleurs une m&eacute;thode fond&eacute;e sur l&rsquo;&eacute;change et la transformation des id&eacute;es.</p>
<h2>Vangelis, Jean-Luc Ponty et l&rsquo;art de repartir autrement</h2>
<p>Avec Vangelis, l&rsquo;&eacute;criture semble prendre une forme particuli&egrave;rement fluide. Anderson raconte que chaque rencontre leur permettait g&eacute;n&eacute;ralement de composer trois ou quatre chansons. Cette rapidit&eacute; nourrit aussi leur amiti&eacute;. Elle r&eacute;v&egrave;le surtout sa capacit&eacute; &agrave; entrer dans l&rsquo;univers d&rsquo;un autre musicien sans reproduire m&eacute;caniquement le fonctionnement de Yes.</p>
<p>La collaboration avec Jean-Luc Ponty commence selon un processus diff&eacute;rent. Anderson pose d&rsquo;abord sa voix sur des instrumentaux du violoniste, puis ce premier essai se transforme en v&eacute;ritable travail commun de composition. M&ecirc;me lorsque certains titres associ&eacute;s &agrave; Yes sont repris sur sc&egrave;ne, le chanteur refuse de r&eacute;duire le projet &agrave; un hommage. Il ne veut ni former un simple groupe de reprises ni faire semblant de recr&eacute;er Yes.</p>
<p>Cette volont&eacute; de trouver une m&eacute;thode adapt&eacute;e &agrave; chaque partenaire appara&icirc;t &eacute;galement avec Roine Stolt pour <em>Invention of Knowledge</em>. Anderson lui envoie des chansons d&eacute;j&agrave; esquiss&eacute;es et lui demande de b&acirc;tir la musique qu&rsquo;il imagine autour d&rsquo;elles. Les &eacute;l&eacute;ments sont ensuite travaill&eacute;s jusqu&rsquo;&agrave; s&rsquo;entrelacer. La distance ne supprime donc pas le dialogue : elle d&eacute;place le moment o&ugrave; chacun intervient dans la construction.</p>
<p>Son travail avec Kitaro suit encore un autre chemin. Pour <em>Hold On To Love</em>, Anderson re&ccedil;oit des pi&egrave;ces musicales qu&rsquo;ils d&eacute;veloppent ensuite ensemble. Qu&rsquo;il parte d&rsquo;une ouverture &agrave; inventer, d&rsquo;un instrumental existant ou d&rsquo;une chanson encore incompl&egrave;te, il conserve le m&ecirc;me r&eacute;flexe : chercher ce que la mati&egrave;re initiale peut devenir au contact d&rsquo;un autre cr&eacute;ateur.</p>
<h2>Avec The Band Geeks, le r&eacute;cit reste en mouvement</h2>
<p>Cette mani&egrave;re de travailler traverse aussi <em>True</em>, album r&eacute;alis&eacute; avec The Band Geeks. La formation r&eacute;unit notamment Richie Castellano, Andy Graziano, Christopher Clark, Andy Ascolese et Robert Kipp. Anderson a &eacute;galement interpr&eacute;t&eacute; r&eacute;cemment avec eux des classiques de Yes, sans que ce retour au r&eacute;pertoire ancien l&rsquo;enferme dans la seule reconstitution du pass&eacute;.</p>
<p>&Agrave; 82 ans, son parcours se lit ainsi moins comme une succession de formations que comme une s&eacute;rie de dialogues. Chris Squire a rendu possible la naissance de Yes ; Steve Howe a accompagn&eacute; l&rsquo;expansion de morceaux aux formes longues ; Vangelis, Jean-Luc Ponty, Roine Stolt et The Band Geeks ont offert d&rsquo;autres cadres &agrave; son &eacute;criture. La petite phrase prononc&eacute;e pendant la r&eacute;p&eacute;tition de <em>Yours Is No Disgrace</em> reste alors un fil conducteur tr&egrave;s concret : lorsqu&rsquo;une chanson semble presque termin&eacute;e, Jon Anderson &eacute;coute encore ce qui lui manque.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>Le <a href="https://www.jonanderson.com/about.html">site officiel de Jon Anderson</a> &eacute;tablit le cadre biographique, de sa naissance &agrave; Accrington &agrave; la formation de Yes avec Chris Squire. L&rsquo;entretien publi&eacute; par <a href="https://bestclassicbands.com/jon-anderson-woodstock-interview-7-27-199/">Best Classic Bands</a> apporte notamment le souvenir de la cr&eacute;ation de l&rsquo;ouverture de <em>Yours Is No Disgrace</em>, tandis que la conversation propos&eacute;e par <a href="https://musictap.com/2013/04/15/interview-a-short-conversation-with-jon-anderson/">Music Tap</a> &eacute;claire son travail d&rsquo;&eacute;criture avec Steve Howe.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-artiste">
<h2>Fiche de l'artiste</h2>
<p><strong>Artiste :</strong> Jon Anderson</p>
<p><strong>Groupe :</strong> Yes</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 82 ans</p>
<p><strong>Date de naissance :</strong> 25 octobre 1944</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Madonna : Bedtime Stories, le virage romantique écrit avec Björk</title>
      <description><![CDATA[Bedtime Stories f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 32 ans. Apr&egrave;s la p&eacute;riode tr&egrave;s expos&eacute;e d&rsquo;Erotica et du livre Sex, Madonna d&eacute;place son centre de gravit&eacute; vers un R&amp;B plus ...]]></description>
      <pubDate>Sat, 24 Oct 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>http://www.radiocollection.fr/news/madonna-bedtime-stories-le-virage-romantique-ecrit-avec-bjoerk-741</link>
      <guid>http://www.radiocollection.fr/news/madonna-bedtime-stories-le-virage-romantique-ecrit-avec-bjoerk-741</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="141044" url="http://www.radiocollection.fr/upload/news/main/6add00cfdbe5d2.24288707.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Bedtime Stories f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 32 ans. Apr&egrave;s la p&eacute;riode tr&egrave;s expos&eacute;e d&rsquo;<em>Erotica</em> et du livre <em>Sex</em>, Madonna d&eacute;place son centre de gravit&eacute; vers un R&amp;B plus romantique et r&eacute;flexif, tout en r&eacute;servant une place singuli&egrave;re &agrave; Bj&ouml;rk.</strong></p>
<p></p>
<p>En 1994, Madonna sort d&rsquo;une s&eacute;quence domin&eacute;e par la controverse. Avec <em>Bedtime Stories</em>, la chanteuse ne pr&eacute;sente pourtant ni des excuses ni un reniement : elle change d&rsquo;approche. La provocation frontale laisse davantage de place au romantisme, au d&eacute;sir et &agrave; la r&eacute;flexion. Elle r&eacute;sume elle-m&ecirc;me cette orientation en d&eacute;crivant la majorit&eacute; des chansons comme &laquo; romantic and very reflective &raquo;.</p>
<p>Ce d&eacute;placement repose sur une &eacute;quipe de producteurs particuli&egrave;rement vari&eacute;e. Madonna travaille avec Babyface, Dallas Austin, Dave Hall et Nellee Hooper, quatre collaborateurs associ&eacute;s au R&amp;B et &agrave; la pop contemporaine de l&rsquo;&eacute;poque. Leur pr&eacute;sence donne au sixi&egrave;me album studio de la chanteuse une identit&eacute; situ&eacute;e entre R&amp;B, soul et pop, avec des touches plus atmosph&eacute;riques et exp&eacute;rimentales dans les morceaux li&eacute;s &agrave; Hooper.</p>
<h2>Quatre producteurs pour d&eacute;placer le centre de gravit&eacute;</h2>
<p><em>Bedtime Stories</em> ne d&eacute;pend pas d&rsquo;un unique tandem de studio. Les collaborations successives permettent &agrave; Madonna d&rsquo;explorer plusieurs directions &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur d&rsquo;un m&ecirc;me disque. Dallas Austin intervient notamment sur <em>Secret</em>, tandis que Babyface participe &agrave; la cr&eacute;ation de <em>Take a Bow</em>. Nellee Hooper apporte pour sa part une ouverture vers un registre plus exp&eacute;rimental, particuli&egrave;rement visible dans la chanson qui donnera finalement son nom &agrave; l&rsquo;album.</p>
<p>Cette pluralit&eacute; accompagne le changement de ton. Apr&egrave;s l&rsquo;exposition consid&eacute;rable d&rsquo;<em>Erotica</em>, Madonna recentre son &eacute;criture sur des chansons qu&rsquo;elle pr&eacute;sente comme romantiques et r&eacute;flexives. Le contraste avec la p&eacute;riode pr&eacute;c&eacute;dente est net, mais il ne transforme pas <em>Bedtime Stories</em> en simple op&eacute;ration de retrait : le disque associe une forme plus retenue &agrave; de nouvelles rencontres artistiques.</p>
<p>Cette r&eacute;orientation produit aussi des r&eacute;sultats tr&egrave;s concrets. <em>Bedtime Stories</em> atteint la troisi&egrave;me place aux &Eacute;tats-Unis, obtient une double certification platine am&eacute;ricaine et re&ccedil;oit une nomination aux Grammy Awards dans la cat&eacute;gorie Best Pop Album. Le disque, &eacute;galement diffus&eacute; sur RADIO COLLECTION, trouve surtout deux relais majeurs avec <em>Secret</em> et <em>Take a Bow</em>.</p>
<h2>Secret ouvre la voie avec Dallas Austin</h2>
<p>Co&eacute;crit et coproduit par Madonna et Dallas Austin, <em>Secret</em> sert de point d&rsquo;entr&eacute;e radiophonique &agrave; l&rsquo;album. La collaboration ne se limite donc pas &agrave; un habillage sonore confi&eacute; &agrave; un producteur ext&eacute;rieur : Austin partage directement avec Madonna l&rsquo;&eacute;criture et la production du morceau.</p>
<p>Le choix porte ses fruits dans les classements am&eacute;ricains, o&ugrave; <em>Secret</em> atteint la troisi&egrave;me place. Le titre installe ainsi la nouvelle orientation de Madonna avant la publication de l&rsquo;album, sans reproduire la provocation qui avait domin&eacute; la p&eacute;riode pr&eacute;c&eacute;dente. Il place au premier plan le versant R&amp;B de <em>Bedtime Stories</em> et donne une premi&egrave;re mesure publique du changement engag&eacute;.</p>
<p>Un autre morceau va prolonger cette trajectoire avec encore davantage d&rsquo;ampleur. <em>Take a Bow</em> devient le plus grand succ&egrave;s am&eacute;ricain de l&rsquo;album et reste sept semaines en t&ecirc;te du Billboard Hot 100. Ce r&eacute;sultat donne au disque un second parcours fort, au-del&agrave; de l&rsquo;accueil r&eacute;serv&eacute; &agrave; <em>Secret</em>.</p>
<h2>Bj&ouml;rk &eacute;crit la chanson qui baptise l&rsquo;album</h2>
<p>La rencontre la plus inattendue de <em>Bedtime Stories</em> se joue autour de Nellee Hooper. Madonna souhaitait particuli&egrave;rement travailler avec le producteur, qui facilite la collaboration avec Bj&ouml;rk. La musicienne islandaise &eacute;crit <em>Bedtime Story</em> avec Hooper et Marius de Vries, avant que Madonna ne l&rsquo;enregistre.</p>
<p>La chanson occupe une place d&eacute;cisive jusque dans l&rsquo;identit&eacute; du projet : Madonna retient son titre pour baptiser l&rsquo;album entier. Ce choix met en avant le morceau le plus atypique du disque et souligne la coexistence de deux mouvements. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, des chansons capables de s&rsquo;imposer largement &agrave; la radio et dans les classements ; de l&rsquo;autre, une collaboration avec Bj&ouml;rk qui ouvre l&rsquo;album &agrave; une &eacute;criture et &agrave; une production plus exp&eacute;rimentales.</p>
<p>Trente-deux ans apr&egrave;s sa sortie, <em>Bedtime Stories</em> raconte ainsi moins un effacement qu&rsquo;un r&eacute;&eacute;quilibrage. Madonna y modifie son ton, multiplie les producteurs et obtient deux succ&egrave;s am&eacute;ricains majeurs. Mais le d&eacute;tail qui r&eacute;sume le mieux cette &eacute;tape reste peut-&ecirc;tre le nom plac&eacute; sur les cr&eacute;dits du morceau-titre : celui de Bj&ouml;rk, invit&eacute;e indirectement au c&oelig;ur d&rsquo;un album de Madonna.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>Le dossier contemporain de <a href="https://www.worldradiohistory.com/UK/Music-and-Media/90s/1994/MM-1994-11-05.pdf"><em>Music &amp; Media</em></a> apporte la d&eacute;claration de Madonna sur l&rsquo;orientation romantique et r&eacute;flexive du disque, ainsi que le r&eacute;cit de la collaboration avec Bj&ouml;rk et de l&rsquo;origine du titre. La critique publi&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;poque par <a href="https://www.washingtonpost.com/archive/lifestyle/1994/10/26/recordings/52c75e25-619d-45f4-9fca-a00dbc95ae7b/"><em>The Washington Post</em></a> &eacute;claire le changement de ton apr&egrave;s <em>Erotica</em> et le r&ocirc;le des nouveaux collaborateurs.</p>
<p>La <a href="https://www.madonna.com/products/bedtime-stories">pr&eacute;sentation officielle de <em>Bedtime Stories</em></a> rassemble les principaux r&eacute;sultats de l&rsquo;album et de ses singles, ainsi que ses cr&eacute;dits de production.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Bedtime Stories</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Madonna</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 32 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 25 octobre 1994</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Bj&ouml;rk a co&eacute;crit le morceau-titre de l&rsquo;album</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
  </channel>
</rss>
