<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/">
  <channel>
    <title>Radio Collection – Radio Pop Rock gratuite, sans pub, en Hi-Fi - RSS News</title>
    <description>Radio Collection – Radio Pop Rock gratuite, sans pub, en Hi-Fi - RSS News</description>
    <generator>Zend_Feed_Writer 1.21.1 (http://framework.zend.com)</generator>
    <link>https://www.radiocollection.fr</link>
    <item>
      <title>Richard Ashcroft à 55 ans, l’auteur dépossédé puis recrédité de « Bitter Sweet Symphony »</title>
      <description><![CDATA[Richard Ashcroft f&ecirc;te ses 55 ans ce 11 septembre 2026. Du nord ouvrier de l&rsquo;Angleterre au succ&egrave;s mondial de The Verve, son parcours reste li&eacute; &agrave; une chanson au destin singulier, dont il dut c&eacute;der les ...]]></description>
      <pubDate>Thu, 10 Sep 2026 22:20:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radiocollection.fr/news/richard-ashcroft-a-55-ans-l-auteur-depossede-puis-recredite-de-bitter-sweet-symphony-434</link>
      <guid>https://www.radiocollection.fr/news/richard-ashcroft-a-55-ans-l-auteur-depossede-puis-recredite-de-bitter-sweet-symphony-434</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="107449" url="https://www.radiocollection.fr/upload/news/main/6aa1b27d111255.50504459.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Richard Ashcroft f&ecirc;te ses 55 ans ce 11 septembre 2026. Du nord ouvrier de l&rsquo;Angleterre au succ&egrave;s mondial de The Verve, son parcours reste li&eacute; &agrave; une chanson au destin singulier, dont il dut c&eacute;der les droits et les revenus avant de retrouver ses cr&eacute;dits d&rsquo;auteur en 2019.</strong></p>
<p></p>
<p>Le paradoxe semble presque &eacute;crit pour lui. En 1997, Richard Ashcroft donne sa voix et ses mots &agrave; <em>Bitter Sweet Symphony</em>, une chanson sur la monotonie du quotidien, le conformisme social et l&rsquo;impression d&rsquo;avancer dans une existence d&eacute;j&agrave; trac&eacute;e. Le titre propulse The Verve sur la sc&egrave;ne internationale, mais son auteur perd pendant des ann&eacute;es les droits et les royalties de ce qui devient son morceau le plus embl&eacute;matique. Derri&egrave;re l&rsquo;ampleur orchestrale et le succ&egrave;s mondial se joue alors une autre histoire, celle d&rsquo;un chanteur devenu c&eacute;l&egrave;bre gr&acirc;ce &agrave; une &oelig;uvre qui, juridiquement, lui &eacute;chappe.</p>
<h2>&Agrave; Wigan, une bande de lyc&eacute;e devient The Verve</h2>
<p>Richard Paul Ashcroft na&icirc;t le 11 septembre 1971 &agrave; Billinge, dans la banlieue de Wigan, au c&oelig;ur du Lancashire. A&icirc;n&eacute; de trois enfants, il grandit dans cet environnement ouvrier du nord-ouest de l&rsquo;Angleterre. Son enfance est boulevers&eacute;e par la mort de son p&egrave;re lorsqu&rsquo;il a 11 ans. Son beau-p&egrave;re, membre de l&rsquo;ordre rosicrucien, l&rsquo;expose ensuite &agrave; des exp&eacute;riences de <em>mind expansion</em> et &agrave; des pratiques de gu&eacute;rison. Cet environnement familial inhabituel accompagne l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t qu&rsquo;Ashcroft d&eacute;veloppera pour les th&egrave;mes mystiques, spirituels et existentiels.</p>
<p>L&rsquo;histoire de The Verve commence pourtant de la mani&egrave;re la plus concr&egrave;te qui soit, dans les couloirs d&rsquo;une &eacute;cole. &Agrave; Upholland Comprehensive School, Ashcroft fr&eacute;quente Simon Jones, Simon Tong et Peter Salisbury. Ce noyau de camarades pr&eacute;pare la future formation, cofond&eacute;e &agrave; Wigan en 1989 avec Jones, Salisbury et le guitariste Nick McCabe, avant l&rsquo;arriv&eacute;e ult&eacute;rieure de Tong. Ashcroft s&rsquo;installe imm&eacute;diatement au centre du groupe comme chanteur, frontman et principal auteur-compositeur.</p>
<p>La transformation de la bande de lyc&eacute;e en projet professionnel est rapide. En 1991, Virgin Records signe The Verve sur la force de ses propres compositions. Ashcroft n&rsquo;est donc pas seulement identifi&eacute; comme un interpr&egrave;te charismatique : son &eacute;criture constitue d&eacute;j&agrave; l&rsquo;un des moteurs du groupe. Dans le paysage britannique des ann&eacute;es 1990, The Verve se distingue par une musique expansive et introspective, plus tourn&eacute;e vers la qu&ecirc;te spirituelle que vers l&rsquo;ironie souvent associ&eacute;e au Britpop.</p>
<h2>Le triomphe et le pi&egrave;ge de &laquo; Bitter Sweet Symphony &raquo;</h2>
<p>Le grand basculement survient en 1997 avec <em>Bitter Sweet Symphony</em>, premier single de l&rsquo;album <em>Urban Hymns</em>. La chanson repose sur une boucle orchestrale d&eacute;riv&eacute;e d&rsquo;une reprise de <em>The Last Time</em> des Rolling Stones. Sur ce mouvement r&eacute;p&eacute;t&eacute;, Ashcroft pose un texte consacr&eacute; &agrave; la r&eacute;signation sociale, &agrave; la routine et au sentiment d&rsquo;&ecirc;tre prisonnier d&rsquo;un destin pr&eacute;&eacute;crit. L&rsquo;association entre les paroles et l&rsquo;arrangement donne au morceau sa dimension d&rsquo;hymne existentiel.</p>
<p><em>Bitter Sweet Symphony</em> devient un succ&egrave;s mondial et change brutalement la stature de The Verve. Le titre est r&eacute;guli&egrave;rement pr&eacute;sent&eacute; comme le dernier grand hymne du Britpop. Pour Ashcroft, cette reconnaissance porte toutefois une contradiction majeure : le litige provoqu&eacute; par l&rsquo;utilisation du sample orchestral oblige le groupe et son chanteur &agrave; c&eacute;der les droits et les revenus de la chanson &agrave; Mick Jagger et Keith Richards.</p>
<p>La port&eacute;e du morceau d&eacute;passe pourtant cette affaire juridique. En 2005, lors d&rsquo;une interpr&eacute;tation avec Coldplay &agrave; Live 8, Ashcroft improvise une phrase qui &eacute;largit encore le propos de la chanson : <em>&laquo; It&rsquo;s a Bitter Sweet Symphony &mdash; my life, your life, their lives. &raquo;</em> Il relie alors ces mots &agrave; la situation de populations africaines vivant sous le seuil de pauvret&eacute;. La formule souligne la capacit&eacute; du texte &agrave; passer d&rsquo;une exp&eacute;rience individuelle &agrave; une lecture collective de l&rsquo;existence.</p>
<p>Il faut attendre 2019 pour que l&rsquo;histoire connaisse un d&eacute;nouement tardif. Mick Jagger et Keith Richards restituent &agrave; Richard Ashcroft les cr&eacute;dits d&rsquo;auteur de <em>Bitter Sweet Symphony</em>. Plus de deux d&eacute;cennies apr&egrave;s sa sortie, le morceau se trouve ainsi officiellement rattach&eacute; &agrave; celui qui en avait &eacute;crit les paroles et port&eacute; l&rsquo;interpr&eacute;tation. Sans effacer les ann&eacute;es durant lesquelles les revenus lui avaient &eacute;chapp&eacute;, cette d&eacute;cision referme l&rsquo;un des &eacute;pisodes les plus marquants de sa carri&egrave;re.</p>
<h2>Une seconde trajectoire hors de The Verve</h2>
<p>Le succ&egrave;s massif d&rsquo;<em>Urban Hymns</em> ne garantit pas la stabilit&eacute; du groupe. Apr&egrave;s les turbulences internes de The Verve, Richard Ashcroft ouvre une carri&egrave;re solo avec <em>Alone With Everybody</em> en 2000. Le single <em>A Song for the Lovers</em> en devient l&rsquo;un des titres phares. La transition ne constitue pas une rupture totale : sa voix et son go&ucirc;t des arrangements amples restent au premier plan, mais le cadre s&rsquo;&eacute;loigne du groupe Britpop pour privil&eacute;gier une veine plus orchestrale et romantique.</p>
<p>Cette deuxi&egrave;me vie artistique permet aussi de mieux mesurer la place d&rsquo;Ashcroft comme auteur. Son travail m&ecirc;le rock alternatif, crescendos &eacute;motionnels et orchestrations larges, avec une &eacute;criture qui revient r&eacute;guli&egrave;rement aux interrogations intimes et spirituelles. Deux Ivor Novello Awards, dont ceux de <em>Songwriter of the Year</em> et d&rsquo;<em>Outstanding Contribution to British Music</em>, ont consacr&eacute; cette dimension de son parcours au-del&agrave; du seul succ&egrave;s commercial de The Verve.</p>
<p>&Agrave; 55 ans, Richard Ashcroft demeure ainsi indissociable de la chanson qui a transform&eacute; sa carri&egrave;re sans lui appartenir pleinement pendant plus de vingt ans. Depuis les amiti&eacute;s nou&eacute;es &agrave; Upholland Comprehensive School jusqu&rsquo;&agrave; la restitution de ses cr&eacute;dits en 2019, son itin&eacute;raire tient dans cette tension entre une &eacute;criture profond&eacute;ment personnelle et les m&eacute;canismes de l&rsquo;industrie musicale. Le dernier mot concret appartient d&eacute;sormais au g&eacute;n&eacute;rique : celui de <em>Bitter Sweet Symphony</em> porte de nouveau le nom de Richard Ashcroft.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Janis Joplin : 57 bougies pour le pari soul d’I Got Dem Ol' Kozmic Blues Again Mama!</title>
      <description><![CDATA[Sorti le 11 septembre 1969, I Got Dem Ol' Kozmic Blues Again Mama! c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui ses 57 ans. Pour son premier album studio solo, Janis Joplin quitte Big Brother and the Holding Company, fonde le Kozmic Bl...]]></description>
      <pubDate>Thu, 10 Sep 2026 22:20:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radiocollection.fr/news/janis-joplin-57-bougies-pour-le-pari-soul-d-i-got-dem-ol-kozmic-blues-again-mama-435</link>
      <guid>https://www.radiocollection.fr/news/janis-joplin-57-bougies-pour-le-pari-soul-d-i-got-dem-ol-kozmic-blues-again-mama-435</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="136846" url="https://www.radiocollection.fr/upload/news/main/6aa3a2039aaeb7.64158420.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sorti le 11 septembre 1969, <em>I Got Dem Ol' Kozmic Blues Again Mama!</em> c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui ses 57 ans. Pour son premier album studio solo, Janis Joplin quitte Big Brother and the Holding Company, fonde le Kozmic Blues Band et installe cuivres et orgue au c&oelig;ur d&rsquo;un virage vers la soul et le rhythm &amp; blues.</strong></p>
<p></p>
<p>En juin 1969, Janis Joplin entre dans les studios Columbia de New York avec une situation aussi claire que risqu&eacute;e : elle doit enregistrer pour la premi&egrave;re fois un album studio sous son seul nom. L&rsquo;ann&eacute;e pr&eacute;c&eacute;dente, <em>Cheap Thrills</em> avait consacr&eacute; son association avec Big Brother and the Holding Company. D&eacute;sormais s&eacute;par&eacute;e du groupe, la chanteuse ne cherche pas simplement &agrave; reproduire ce succ&egrave;s avec de nouveaux accompagnateurs. Elle met sur pied une formation con&ccedil;ue pour porter une autre direction musicale : le Kozmic Blues Band.</p>
<p>Le changement d&eacute;passe donc la pr&eacute;sentation du disque. Avec cette nouvelle &eacute;quipe, Joplin s&rsquo;&eacute;loigne du cadre psych&eacute;d&eacute;lique de Big Brother pour se rapprocher d&rsquo;un langage plus directement li&eacute; &agrave; la soul et au rhythm &amp; blues. Cette bascule constitue le v&eacute;ritable enjeu d&rsquo;<em>I Got Dem Ol' Kozmic Blues Again Mama!</em> : faire entendre une artiste d&eacute;j&agrave; c&eacute;l&egrave;bre dans un environnement enti&egrave;rement recompos&eacute;, sans le groupe auquel le public l&rsquo;avait associ&eacute;e.</p>
<h2>Un nouveau groupe pour changer de langage</h2>
<p>Les s&eacute;ances sont concentr&eacute;es en juin 1969, quelques mois seulement avant la publication de l&rsquo;album. Gabriel Mekler dirige la production pour Lizard Productions. &Eacute;galement associ&eacute; &agrave; des travaux de Steppenwolf, il participe ici &agrave; la construction de cette nouvelle identit&eacute; soul-rock. Sy Mitchell, Jerry Hochman et Alex Kazanegras figurent aux cr&eacute;dits comme ing&eacute;nieurs du son.</p>
<p>Le Kozmic Blues Band devient l&rsquo;instrument concret de cette transformation. L&agrave; o&ugrave; un simple changement de musiciens aurait pu maintenir Joplin dans une formule d&eacute;j&agrave; &eacute;prouv&eacute;e, la nouvelle formation permet de donner davantage de place aux cuivres et aux claviers. Le disque porte jusque dans son titre le nom de ce projet artistique, comme si l&rsquo;adjectif &laquo; Kozmic &raquo; devait &agrave; la fois prolonger l&rsquo;univers de la chanteuse et signaler son d&eacute;placement.</p>
<p>Les d&eacute;tails quotidiens de ces s&eacute;ances restent peu document&eacute;s, mais leur cadre r&eacute;sume l&rsquo;urgence du moment : un mois de juin new-yorkais pour fixer une orientation nouvelle, puis une sortie d&egrave;s le 11 septembre. Le r&eacute;sultat devient &agrave; la fois le troisi&egrave;me album studio auquel Janis Joplin participe et le premier publi&eacute; comme une &oelig;uvre solo sous son nom.</p>
<h2>&laquo; Kozmic Blues &raquo;, le virage entendu en une chanson</h2>
<p>Au centre du disque, &laquo; Kozmic Blues &raquo; offre l&rsquo;exemple le plus net de la mutation. Co-cr&eacute;dit&eacute;e &agrave; Janis Joplin et Gabriel Mekler, la chanson est enregistr&eacute;e pendant les s&eacute;ances de juin avec le Kozmic Blues Band. Son arrangement met en avant une section de cuivres et un orgue, deux &eacute;l&eacute;ments qui rendent imm&eacute;diatement perceptible l&rsquo;orientation soul recherch&eacute;e pour l&rsquo;album.</p>
<p>Le morceau est aussi choisi comme titre d&rsquo;un single publi&eacute; en 1969. Il entre dans les classements am&eacute;ricains, mais manque de peu le Top 40. Ce r&eacute;sultat interm&eacute;diaire contraste avec la trajectoire beaucoup plus spectaculaire de l&rsquo;album : &laquo; Kozmic Blues &raquo; n&rsquo;est pas l&rsquo;un des plus gros succ&egrave;s de Joplin en single, mais demeure une porte d&rsquo;entr&eacute;e particuli&egrave;rement pr&eacute;cise vers le parti pris du disque.</p>
<p>Ce choix r&eacute;v&egrave;le aussi la coh&eacute;rence du projet. Le nom du groupe, celui de la chanson et celui de l&rsquo;album se r&eacute;pondent. Autour de ce m&ecirc;me mot, Joplin affirme une rupture sans effacer compl&egrave;tement ce qui l&rsquo;a pr&eacute;c&eacute;d&eacute;e. Elle ne renie pas le vocabulaire psych&eacute;d&eacute;lique qui l&rsquo;accompagnait, mais le fait passer dans une formation o&ugrave; les cuivres et l&rsquo;orgue modifient l&rsquo;&eacute;quilibre sonore.</p>
<h2>Un pari solo rapidement valid&eacute;</h2>
<p>Columbia Records publie <em>I Got Dem Ol' Kozmic Blues Again Mama!</em> le 11 septembre 1969. Le disque atteint la cinqui&egrave;me place du Billboard 200 et obtient une certification or dans les deux mois suivant sa mise en vente. Malgr&eacute; une r&eacute;ception critique partag&eacute;e face au changement de groupe et de direction, le public suit donc rapidement Janis Joplin dans ce premier chapitre solo.</p>
<p>La diffusion d&eacute;passe aussit&ocirc;t les &Eacute;tats-Unis. Des pressages paraissent en 1969 sous la r&eacute;f&eacute;rence Columbia KCS 9913 sur le march&eacute; am&eacute;ricain et CBS S 63546 en Europe. Bien plus tard, l&rsquo;album rejoint &eacute;galement le catalogue de Music On Vinyl avec une r&eacute;&eacute;dition audiophile publi&eacute;e en 2012, signe concret de sa pr&eacute;sence durable au-del&agrave; de ses &eacute;ditions d&rsquo;origine.</p>
<p>Avec le recul, la place de cet album tient aussi &agrave; la bri&egrave;vet&eacute; de la discographie solo de Joplin. Elle n&rsquo;enregistrera que deux albums studio sous son nom : celui-ci, puis <em>Pearl</em>. Le second a souvent davantage retenu l&rsquo;attention, mais <em>I Got Dem Ol' Kozmic Blues Again Mama!</em> conserve une fonction singuli&egrave;re : il documente le moment o&ugrave; la chanteuse accepte de quitter une association couronn&eacute;e par <em>Cheap Thrills</em> pour construire son propre groupe et changer de langage.</p>
<p>Cinquante-sept ans apr&egrave;s sa sortie, l&rsquo;histoire du disque reste ainsi contenue dans les signes tr&egrave;s concrets de cette transition : les studios Columbia de New York, Gabriel Mekler &agrave; la production, une nouvelle formation, puis ces cuivres et cet orgue qui encadrent &laquo; Kozmic Blues &raquo;. Quelques semaines apr&egrave;s les s&eacute;ances, le pari portait d&eacute;j&agrave; un num&eacute;ro 5 au Billboard 200 et un disque d&rsquo;or.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Eurythmics referme les années 1980 au sommet avec We Too Are One, sorti il y a 37 ans</title>
      <description><![CDATA[Il y a 37 ans, Eurythmics publiait We Too Are One, son septi&egrave;me album studio. Apr&egrave;s les explorations de Savage, Annie Lennox et David A. Stewart revenaient &agrave; une formule pop/rock plus directe, obtenai...]]></description>
      <pubDate>Thu, 10 Sep 2026 22:15:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radiocollection.fr/news/eurythmics-referme-les-annees-1980-au-sommet-avec-we-too-are-one-sorti-il-y-a-37-ans-431</link>
      <guid>https://www.radiocollection.fr/news/eurythmics-referme-les-annees-1980-au-sommet-avec-we-too-are-one-sorti-il-y-a-37-ans-431</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="80578" url="https://www.radiocollection.fr/upload/news/main/6aa1b0157d8542.70097172.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il y a 37 ans, Eurythmics publiait <em>We Too Are One</em>, son septi&egrave;me album studio. Apr&egrave;s les explorations de <em>Savage</em>, Annie Lennox et David A. Stewart revenaient &agrave; une formule pop/rock plus directe, obtenaient un nouveau num&eacute;ro un britannique et lan&ccedil;aient un cycle qui allait pr&eacute;c&eacute;der une longue pause discographique.</strong></p>
<p></p>
<p>Lorsque <em>We Too Are One</em> para&icirc;t le 11 septembre 1989 au Royaume-Uni et en Europe, Eurythmics n&rsquo;a plus &agrave; &eacute;tablir sa place dans la pop britannique. Le duo poss&egrave;de d&eacute;j&agrave; un catalogue cons&eacute;quent et Annie Lennox vient de recevoir, cette m&ecirc;me ann&eacute;e, le Brit Award de la meilleure artiste f&eacute;minine britannique. Pourtant, ce nouvel album ne se contente pas de prolonger une s&eacute;rie de succ&egrave;s. Il op&egrave;re un repositionnement apr&egrave;s <em>Savage</em>, paru en 1987, disque plus exp&eacute;rimental qui avait atteint le Top 10 britannique tout en s&rsquo;&eacute;loignant du format pop/rock direct associ&eacute; aux r&eacute;ussites du milieu de la d&eacute;cennie.</p>
<p>Le contraste donne &agrave; <em>We Too Are One</em> sa fonction particuli&egrave;re dans la trajectoire du groupe. Sans renier le chemin parcouru, Eurythmics retrouve une expression plus accessible et radiophonique. Ce mouvement intervient au moment o&ugrave; le duo aborde la fin des ann&eacute;es 1980 avec une forte visibilit&eacute; nationale, mais aussi avec l&rsquo;ambition d&rsquo;accompagner l&rsquo;album d&rsquo;une activit&eacute; internationale soutenue.</p>
<h2>Jimmy Iovine rejoint le duo en studio</h2>
<p>David A. Stewart partage la production de l&rsquo;album avec Jimmy Iovine, dont la pr&eacute;sence souligne l&rsquo;ampleur donn&eacute;e au projet. Trois ing&eacute;nieurs, Bruce Lampcov, Don Smith et Manu Guiot, compl&egrave;tent l&rsquo;&eacute;quipe technique. Les d&eacute;tails de chaque s&eacute;ance restent peu document&eacute;s, mais l&rsquo;organisation g&eacute;n&eacute;rale r&eacute;v&egrave;le un disque pr&eacute;par&eacute; pour une diffusion importante, sur plusieurs march&eacute;s et plusieurs supports.</p>
<p>D&egrave;s 1989, <em>We Too Are One</em> est ainsi propos&eacute; en LP, cassette et CD par RCA et BMG au Royaume-Uni et en Europe. Aux &Eacute;tats-Unis, le CD para&icirc;t sous le label Arista, tandis que RCA Victor assure notamment sa pr&eacute;sence en Australie. Cette mise en place internationale repose sur un album finalis&eacute; pour circuler simultan&eacute;ment dans les principaux formats de l&rsquo;&eacute;poque.</p>
<p>La fabrication du disque ne se d&eacute;roule pas en vase clos. Un documentaire de la BBC, <em>Eurythmics: We Too Are One</em>, suit Annie Lennox et David A. Stewart pendant sa r&eacute;alisation, puis au d&eacute;but de la tourn&eacute;e dans le sud de la France. Diffus&eacute; en janvier suivant la sortie et long de 52 minutes, le film relie directement le travail en studio &agrave; la sc&egrave;ne. L&rsquo;album appara&icirc;t ainsi comme le socle d&rsquo;un nouveau cycle de concerts, et non comme une publication isol&eacute;e.</p>
<p>Cette continuit&eacute; est d&eacute;j&agrave; visible en septembre 1989, avec un passage de la tourn&eacute;e par la Wembley Arena de Londres. Au moment m&ecirc;me o&ugrave; le disque arrive dans les magasins, Eurythmics le place au centre d&rsquo;une activit&eacute; live d&rsquo;envergure. Le retour &agrave; une forme pop/rock plus imm&eacute;diate prend alors tout son sens : les chansons doivent porter un album, des singles et une tourn&eacute;e mondiale.</p>
<h2>Des singles pour r&eacute;installer Eurythmics sur les ondes</h2>
<p><em>Revival</em> joue un r&ocirc;le important dans ce dispositif. Exploit&eacute; comme l&rsquo;un des singles majeurs du projet, le titre se classe dans le Top 40 de plusieurs pays. Il contribue &agrave; pr&eacute;senter le disque sous son jour le plus directement pop, en coh&eacute;rence avec le retour stylistique op&eacute;r&eacute; apr&egrave;s <em>Savage</em>.</p>
<p><em>Don&rsquo;t Ask Me Why</em> devient pour sa part l&rsquo;un des morceaux les plus visibles de l&rsquo;album sur les deux march&eacute;s essentiels du duo. Il appartient aux quatre singles de <em>We Too Are One</em> qui atteignent le Top 30 au Royaume-Uni. Aux &Eacute;tats-Unis, il entre &eacute;galement dans le Billboard Hot 100 et s&rsquo;approche du Top 40, performance qui prolonge la pr&eacute;sence am&eacute;ricaine d&rsquo;Eurythmics malgr&eacute; un accueil plus mesur&eacute; r&eacute;serv&eacute; &agrave; l&rsquo;album lui-m&ecirc;me.</p>
<p>Le disque ne se r&eacute;duit toutefois pas &agrave; cette recherche d&rsquo;efficacit&eacute; radiophonique. Pr&eacute;sent sur la liste originale des titres, <em>Angel</em> en repr&eacute;sente le versant plus atmosph&eacute;rique et introspectif. Son positionnement cr&eacute;e un &eacute;cart avec l&rsquo;approche imm&eacute;diatement pop de <em>Revival</em> ou de <em>Don&rsquo;t Ask Me Why</em>, et rappelle que ce retour vers l&rsquo;accessibilit&eacute; ne signifie pas l&rsquo;uniformit&eacute;.</p>
<p>L&rsquo;identit&eacute; du projet se construit aussi par l&rsquo;image. Jean-Baptiste Mondino signe la photographie de la pochette, tandis que Laurence Stevens en assure la conception graphique. Ces cr&eacute;dits visuels prolongent l&rsquo;ambition g&eacute;n&eacute;rale d&rsquo;un album pens&eacute; pour occuper pleinement l&rsquo;espace m&eacute;diatique de 1989, des rayons de disques aux &eacute;crans de t&eacute;l&eacute;vision.</p>
<h2>Un num&eacute;ro un avant dix ann&eacute;es sans album studio</h2>
<p>Au Royaume-Uni, le r&eacute;sultat est imm&eacute;diat : <em>We Too Are One</em> entre directement &agrave; la premi&egrave;re place du classement des albums. Il devient le deuxi&egrave;me num&eacute;ro un de la carri&egrave;re d&rsquo;Eurythmics apr&egrave;s <em>Touch</em>. Le disque est ensuite certifi&eacute; double platine par le BPI et fournit au duo quatre singles class&eacute;s dans le Top 30 britannique.</p>
<p>Sa diffusion d&eacute;passe largement ce succ&egrave;s national. L&rsquo;album atteint le Top 10 en Australie et re&ccedil;oit des certifications platine dans ce pays ainsi qu&rsquo;au Canada. Il est &eacute;galement certifi&eacute; or en France, en Su&egrave;de et en Suisse. Aux &Eacute;tats-Unis, la situation est plus contrast&eacute;e : <em>We Too Are One</em> atteint la 34e place, tandis que la critique publi&eacute;e &agrave; la mi-septembre par le <em>Los Angeles Times</em> t&eacute;moigne d&rsquo;une r&eacute;ception mitig&eacute;e, mais attentive au nouveau positionnement du duo.</p>
<p>Ce sommet britannique prend une autre dimension &agrave; la lumi&egrave;re de la suite. <em>We Too Are One</em> devient le dernier album studio d&rsquo;Eurythmics avant une longue interruption : Annie Lennox et David A. Stewart ne reviennent avec un nouveau disque du duo qu&rsquo;en 1999, avec <em>Peace</em>. Rien ne permet de pr&eacute;senter l&rsquo;album de 1989 comme des adieux pr&eacute;m&eacute;dit&eacute;s, mais sa place dans la discographie en fait bien la cl&ocirc;ture d&rsquo;un cycle particuli&egrave;rement dense.</p>
<p>Trente-sept ans apr&egrave;s sa parution, <em>We Too Are One</em> reste disponible en version remasteris&eacute;e sur les plateformes num&eacute;riques dans le cadre du catalogue Sony Music. On y retrouve ce moment pr&eacute;cis o&ugrave; Eurythmics, apr&egrave;s le d&eacute;tour exp&eacute;rimental de <em>Savage</em>, choisit la voie d&rsquo;une pop/rock plus directe, monte une tourn&eacute;e d&rsquo;envergure et d&eacute;croche son deuxi&egrave;me num&eacute;ro un britannique avant dix ann&eacute;es sans nouvel album studio.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Moby, 61 ans, du fracas des Vatican Commandos au déclic électronique de « Go »</title>
      <description><![CDATA[Moby f&ecirc;te ses 61 ans ce 11 septembre 2026. Bien avant &laquo; Play &raquo; et ses m&eacute;lodies downtempo, Richard Melville Hall a forg&eacute; son parcours entre une enfance pr&eacute;caire, le punk hardcore du Connecticut et les ...]]></description>
      <pubDate>Thu, 10 Sep 2026 22:15:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radiocollection.fr/news/moby-61-ans-du-fracas-des-vatican-commandos-au-declic-electronique-de-go-433</link>
      <guid>https://www.radiocollection.fr/news/moby-61-ans-du-fracas-des-vatican-commandos-au-declic-electronique-de-go-433</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="138836" url="https://www.radiocollection.fr/upload/news/main/6aa1b1dd345892.18166205.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Moby f&ecirc;te ses 61 ans ce 11 septembre 2026. Bien avant &laquo; Play &raquo; et ses m&eacute;lodies downtempo, Richard Melville Hall a forg&eacute; son parcours entre une enfance pr&eacute;caire, le punk hardcore du Connecticut et les clubs new-yorkais, jusqu&rsquo;au sample de &laquo; Twin Peaks &raquo; qui a chang&eacute; sa trajectoire.</strong></p>
<p></p>
<p>&Agrave; 17 ans, Moby ne se tient pas encore derri&egrave;re des platines. Il joue de la guitare dans Vatican Commandos, un groupe hardcore punk straight-edge du Connecticut. La formation publie notamment l&rsquo;EP &laquo; Hit Squad for God &raquo; et se produit dans des lieux alternatifs comme le Pogo&rsquo;s de Bridgeport. Lui r&eacute;sume cette p&eacute;riode d&rsquo;une phrase directe : &laquo; When I was 17, I played guitar in a hardcore punk band called the Vatican Commandos. &raquo;</p>
<p>Cette adolescence tranche avec le d&eacute;cor de Darien, banlieue ais&eacute;e du Connecticut o&ugrave; Richard Melville Hall a grandi apr&egrave;s &ecirc;tre n&eacute; &agrave; Harlem, le 11 septembre 1965. Son p&egrave;re, chimiste, meurt dans un accident de la route alors qu&rsquo;il n&rsquo;a que deux ans. &Eacute;lev&eacute; par sa m&egrave;re seule, au fil de d&eacute;m&eacute;nagements fr&eacute;quents, il &eacute;voquera une enfance marqu&eacute;e par la pauvret&eacute; et les aides sociales jusqu&rsquo;&agrave; ses 18 ans.</p>
<p>Dans le lyc&eacute;e de Darien, au temps de la &laquo; preppie mania &raquo; des ann&eacute;es 1980, ses boucles d&rsquo;oreilles et ses jupes accentuent encore le contraste. Le punk lui donne un espace et un langage. Revenant plus tard sur cette marginalit&eacute;, il dira que la musique lui avait offert une cause et rendu ce sentiment d&rsquo;exclusion presque romantique.</p>
<h2>Avant les machines, le piano, la guitare et le hardcore</h2>
<p>La musique est pourtant entr&eacute;e dans sa vie bien avant Vatican Commandos. Vers neuf ans, il apprend le piano et la guitare, puis aborde la guitare classique, le jazz, la th&eacute;orie musicale et les percussions. Cette formation d&rsquo;instrumentiste pr&eacute;c&egrave;de son immersion dans les groupes punk et &eacute;claire la pratique hybride qu&rsquo;il conservera ensuite : compositeur, producteur, DJ et multi-instrumentiste.</p>
<p>Son passage par la sc&egrave;ne alternative ne se limite pas &agrave; Vatican Commandos. Il effectue &eacute;galement une br&egrave;ve tourn&eacute;e avec Flipper, en rempla&ccedil;ant le chanteur du groupe pendant l&rsquo;incarc&eacute;ration de celui-ci. L&rsquo;&eacute;pisode appartient &agrave; une p&eacute;riode o&ugrave; le jeune musicien s&rsquo;inscrit pleinement dans le r&eacute;seau punk, avant que les clubs et la production &eacute;lectronique ne d&eacute;placent son centre de gravit&eacute;.</p>
<p>Le nom Moby vient lui aussi de l&rsquo;enfance. Ses parents le lui donnent en pensant &agrave; un lien familial avec Herman Melville, l&rsquo;auteur de &laquo; Moby-Dick &raquo;. Cette parent&eacute; sera ensuite remise en question, mais le surnom demeure et finit par devenir son identit&eacute; artistique, plus imm&eacute;diatement reconnaissable que son nom complet, Richard Melville Hall.</p>
<h2>New York, les alias et le travail &agrave; domicile</h2>
<p>Apr&egrave;s un bref passage &agrave; l&rsquo;universit&eacute;, Moby quitte ses &eacute;tudes et s&rsquo;installe &agrave; New York. Il travaille comme DJ dans les clubs tout en produisant ses propres morceaux chez lui. Au cours des ann&eacute;es 1980 et au d&eacute;but des ann&eacute;es 1990, il utilise plusieurs alias, parmi lesquels Voodoo Child, Brainstorm et Barracuda, avant d&rsquo;imposer d&eacute;finitivement le nom re&ccedil;u dans son enfance.</p>
<p>Le changement de sc&egrave;ne n&rsquo;efface pas son pass&eacute; punk. Il en d&eacute;place l&rsquo;&eacute;nergie vers la house et la techno, en y m&ecirc;lant aussi des &eacute;l&eacute;ments issus du hip-hop. &Agrave; la guitare et aux r&eacute;p&eacute;titions de groupe succ&egrave;dent le home-studio, le DJing et la construction de morceaux destin&eacute;s aux pistes de danse. Au tournant des ann&eacute;es 1990, Moby d&eacute;laisse progressivement le hardcore pour entrer dans la culture rave.</p>
<p>Cette transition ne l&rsquo;enferme pas dans un seul registre. Sa formation et ses exp&eacute;riences lui permettent par la suite de circuler entre ambient, rock, downtempo et pop. Mais c&rsquo;est un morceau fond&eacute; sur une rencontre entre t&eacute;l&eacute;vision et musique de club qui transforme sa place dans le paysage &eacute;lectronique.</p>
<h2>&laquo; Go &raquo;, le th&egrave;me de Laura Palmer propuls&eacute; dans les raves</h2>
<p>Sorti en 1991 dans le sillage du single &laquo; Mobility &raquo;, &laquo; Go &raquo; associe une base house &agrave; un sample de &laquo; Laura Palmer&rsquo;s Theme &raquo;, compos&eacute; par Angelo Badalamenti pour la s&eacute;rie &laquo; Twin Peaks &raquo;. La m&eacute;lodie famili&egrave;re change de cadre : elle quitte l&rsquo;atmosph&egrave;re t&eacute;l&eacute;visuelle pour rejoindre la pulsation des clubs. Le morceau devient le premier v&eacute;ritable succ&egrave;s international de Moby.</p>
<p>&laquo; Go &raquo; atteint le Top 10 britannique, s&rsquo;impose dans les raves et lui ouvre les portes de la sc&egrave;ne &eacute;lectronique internationale. Le titre r&eacute;sume alors une m&eacute;thode fond&eacute;e sur la r&eacute;appropriation de motifs connus, replac&eacute;s dans une architecture dance. Il reste suffisamment central dans son r&eacute;pertoire pour que Moby continue &agrave; le jouer r&eacute;guli&egrave;rement dans ses sets.</p>
<p>Huit ans plus tard, &laquo; Play &raquo; donne une nouvelle ampleur &agrave; cette mani&egrave;re de relier m&eacute;moire sonore et production &eacute;lectronique. Paru en 1999, l&rsquo;album m&ecirc;le notamment des samples de vieux enregistrements gospel et blues &agrave; des arrangements &eacute;lectroniques et downtempo. &laquo; Porcelain &raquo;, &laquo; Natural Blues &raquo; et &laquo; Why Does My Heart Feel So Bad? &raquo; participent &agrave; son omnipr&eacute;sence m&eacute;diatique et commerciale &agrave; la fin des ann&eacute;es 1990.</p>
<h2>De &laquo; Play &raquo; &agrave; un pr&eacute;sent toujours en mouvement</h2>
<p>La trajectoire de Moby ne se r&eacute;duit pas au passage de l&rsquo;underground au grand public. Elle conserve la diversit&eacute; de ses premi&egrave;res ann&eacute;es, entre &eacute;criture, production, instruments et DJing. Son engagement pour le v&eacute;ganisme et les droits des animaux ajoute une dimension militante &agrave; une vie publique d&eacute;j&agrave; fa&ccedil;onn&eacute;e, d&egrave;s l&rsquo;adolescence, par la recherche d&rsquo;une position en marge.</p>
<p>Avec &laquo; Always Centered at Night &raquo;, sorti en 2024, Moby a poursuivi son travail discographique tout en tenant un discours critique sur la c&eacute;l&eacute;brit&eacute; et la pression de l&rsquo;industrie musicale. Il a &eacute;galement entrepris une tourn&eacute;e consacr&eacute;e &agrave; &laquo; Play &raquo;, plus de vingt ans apr&egrave;s la parution de l&rsquo;album. Sur sc&egrave;ne, le chemin parcouru se mesure alors &agrave; des titres pr&eacute;cis : &laquo; Porcelain &raquo;, &laquo; Natural Blues &raquo; et &laquo; Why Does My Heart Feel So Bad? &raquo;, rejou&eacute;s par l&rsquo;ancien guitariste des Vatican Commandos devenu producteur &eacute;lectronique.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>ELO branche son avenir à Munich : les 50 ans d’A New World Record</title>
      <description><![CDATA[Electric Light Orchestra c&eacute;l&egrave;bre les 50 ans d&rsquo;A New World Record, le disque qui transforme sa perc&eacute;e commerciale en r&eacute;ussite internationale. Enregistr&eacute; dans la discipline d&rsquo;un studio ...]]></description>
      <pubDate>Thu, 10 Sep 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radiocollection.fr/news/elo-branche-son-avenir-a-munich-les-50-ans-d-a-new-world-record-430</link>
      <guid>https://www.radiocollection.fr/news/elo-branche-son-avenir-a-munich-les-50-ans-d-a-new-world-record-430</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="143821" url="https://www.radiocollection.fr/upload/news/main/6aa1af33d9f071.71584575.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Electric Light Orchestra c&eacute;l&egrave;bre les 50 ans d&rsquo;<em>A New World Record</em>, le disque qui transforme sa perc&eacute;e commerciale en r&eacute;ussite internationale. Enregistr&eacute; dans la discipline d&rsquo;un studio souterrain &agrave; Munich, l&rsquo;album r&eacute;unit la m&eacute;thode de Jeff Lynne, une ligne t&eacute;l&eacute;phonique recr&eacute;&eacute;e au Moog et un d&eacute;tour assum&eacute; par le pass&eacute; de The Move.</strong></p>
<p></p>
<p>Pour fabriquer l&rsquo;un des sons les plus reconnaissables d&rsquo;<em>A New World Record</em>, Electric Light Orchestra commence par passer un appel transatlantique. Depuis l&rsquo;Angleterre, le groupe compose un num&eacute;ro am&eacute;ricain auquel personne ne doit r&eacute;pondre. Le but n&rsquo;est pas de joindre quelqu&rsquo;un, mais d&rsquo;&eacute;couter attentivement la tonalit&eacute;. Jeff Lynne en rel&egrave;ve les notes, puis accorde les oscillateurs d&rsquo;un Moog afin de la reproduire. Cette minutie technique ouvre <em>Telephone Line</em>, ballade construite autour d&rsquo;un homme suspendu &agrave; une sonnerie, esp&eacute;rant qu&rsquo;une femme finira par d&eacute;crocher.</p>
<p>Plac&eacute;e en deuxi&egrave;me position sur l&rsquo;album, la chanson ne sort en single qu&rsquo;en mai 1977. Elle devient alors le plus grand succ&egrave;s d&rsquo;ELO aux &Eacute;tats-Unis et le premier 45 tours du groupe certifi&eacute; or au Royaume-Uni. Mais avant ce r&eacute;sultat, l&rsquo;appel sans r&eacute;ponse r&eacute;sume d&eacute;j&agrave; une mani&egrave;re de travailler : partir d&rsquo;un d&eacute;tail concret, l&rsquo;examiner, puis l&rsquo;int&eacute;grer &agrave; une pop aux arrangements &eacute;labor&eacute;s sans perdre l&rsquo;efficacit&eacute; d&rsquo;un refrain.</p>
<h2>Deux semaines dans le sous-sol de Munich</h2>
<p>Sixi&egrave;me album studio d&rsquo;Electric Light Orchestra, <em>A New World Record</em> arrive apr&egrave;s <em>Face the Music</em>, qui avait amorc&eacute; la perc&eacute;e commerciale du groupe en 1975. Jeff Lynne dira que ce disque avait ouvert &laquo; les vannes &raquo;. La p&eacute;riode est particuli&egrave;rement productive pour l&rsquo;auteur, qui compare les ann&eacute;es 1974 &agrave; 1978 &agrave; un tapis roulant de chansons compos&eacute;es &agrave; grande vitesse. &laquo; Les chansons ont commenc&eacute; &agrave; surgir et la plupart me venaient rapidement &raquo;, expliquera-t-il &agrave; propos de ce cycle cr&eacute;atif.</p>
<p>En juillet 1976, ELO s&rsquo;installe principalement &agrave; Musicland Studios, &agrave; Munich. Le lieu se trouve au sous-sol d&rsquo;un grand h&ocirc;tel : un studio moderne, mais assez sombre, o&ugrave; les distractions sont rares. Lynne &eacute;voque quelques parties de football derri&egrave;re l&rsquo;&eacute;tablissement et des soir&eacute;es &agrave; la Biergarten. Pour l&rsquo;essentiel, le groupe travaille. Le cadre favorise une organisation resserr&eacute;e que le musicien d&eacute;crira ainsi : &laquo; J&rsquo;allais l&agrave;-bas deux semaines, j&rsquo;enregistrais toutes les bases, je ramenais le tout en Angleterre pour travailler sur les mots et les arrangements, puis je repartais en Allemagne pour finir. &raquo;</p>
<p>Les cordes et les ch&oelig;urs sont ajout&eacute;s &agrave; De Lane Lea Studios, &agrave; Wembley, avant des ajustements &agrave; Cherokee Studios, &agrave; Los Angeles. Ce parcours entre l&rsquo;Allemagne, le Royaume-Uni et les &Eacute;tats-Unis reste plac&eacute; sous le contr&ocirc;le de Lynne, auteur et producteur de toutes les chansons. Il assure &eacute;galement le chant, la guitare, les claviers et les percussions.</p>
<p>Autour de lui, le noyau form&eacute; par Richard Tandy, Kelly Groucutt et Bev Bevan a gagn&eacute; en coh&eacute;sion. Bevan insiste aussi sur la contribution de Reinhold &laquo; Mack &raquo;, l&rsquo;ing&eacute;nieur des s&eacute;ances : &laquo; L&rsquo;ing&eacute;nieur Mack &eacute;tait aussi un &eacute;norme atout. &raquo; Le groupe conna&icirc;t Musicland, ma&icirc;trise sa m&eacute;thode et dispose d&eacute;sormais d&rsquo;une formule suffisamment solide pour conjuguer instrumentation orchestrale et formats pop ramass&eacute;s.</p>
<h2>Un titre &agrave; double sens, un pass&eacute; remis en circulation</h2>
<p>Le titre <em>A New World Record</em> porte lui-m&ecirc;me plusieurs lectures. Bev Bevan l&rsquo;associe au contexte sportif des Jeux olympiques qui se d&eacute;roulent pendant l&rsquo;enregistrement et au double sens du mot anglais <em>record</em> : le disque venu du &laquo; Nouveau Monde &raquo;, mais aussi le record mondial. Derri&egrave;re le jeu de mots se dessine une ambition devenue cr&eacute;dible. ELO n&rsquo;est plus seulement le projet n&eacute;, apr&egrave;s The Move, de la volont&eacute; de Jeff Lynne et Roy Wood de rapprocher rock et instrumentation orchestrale. Le groupe est d&eacute;sormais en mesure de toucher un vaste public avec cette id&eacute;e.</p>
<p>Lynne ne renie pourtant pas l&rsquo;&eacute;tape pr&eacute;c&eacute;dente. Sur l&rsquo;album, il reprend <em>Do Ya</em>, chanson initialement enregistr&eacute;e avec The Move, et lui donne une nouvelle version plus muscl&eacute;e et modernis&eacute;e. Son explication est directe : &laquo; <em>Do Ya</em> &eacute;tait une si bonne chanson que je voulais que le public d&rsquo;ELO l&rsquo;entende. &raquo; Cette relecture n&rsquo;a donc rien d&rsquo;un simple regard nostalgique. Elle remet son propre catalogue en circulation aupr&egrave;s d&rsquo;auditeurs arriv&eacute;s avec Electric Light Orchestra et relie deux p&eacute;riodes de sa trajectoire.</p>
<p>&Agrave; c&ocirc;t&eacute; de <em>Do Ya</em> et de <em>Telephone Line</em>, <em>Livin&rsquo; Thing</em> illustre la capacit&eacute; de Lynne &agrave; concentrer des id&eacute;es musicales &eacute;labor&eacute;es dans une chanson de trois &agrave; quatre minutes. <em>Rockaria!</em> compl&egrave;te la s&eacute;rie de singles tir&eacute;s du disque. Ensemble, ces titres installent ELO dans une phase de mont&eacute;e en puissance qui conduira &agrave; <em>Out of the Blue</em>. Lynne consid&eacute;rera r&eacute;trospectivement ces deux albums comme le sommet artistique du groupe.</p>
<h2>La perc&eacute;e devient internationale</h2>
<p>Le calendrier de publication d&rsquo;<em>A New World Record</em> conserve une part d&rsquo;incertitude. Le 11 septembre 1976 est souvent cit&eacute;, tandis que les discographies d&eacute;taill&eacute;es fixent la sortie principale am&eacute;ricaine au 15 octobre chez United Artists Records, puis la publication britannique au 19 novembre chez Jet Records. D&rsquo;autres datations situent plus largement son lancement europ&eacute;en en septembre. Cinquante ans plus tard, cette divergence n&rsquo;efface pas le basculement commercial produit par l&rsquo;album.</p>
<p><em>A New World Record</em> entre dans le Top 10 du Billboard 200 aux &Eacute;tats-Unis et atteint le Top 20 au Royaume-Uni. Il appara&icirc;t &eacute;galement dans les classements de fin d&rsquo;ann&eacute;e de plusieurs pays, notamment le Canada, l&rsquo;Australie, l&rsquo;Allemagne et la Nouvelle-Z&eacute;lande. Il est certifi&eacute; platine aux &Eacute;tats-Unis pour un million d&rsquo;exemplaires et au Royaume-Uni pour 300 000 ventes, double platine au Canada et or aux Pays-Bas. Environ 1,6 million d&rsquo;exemplaires sont ainsi certifi&eacute;s dans six pays.</p>
<p>D&rsquo;abord diffus&eacute; en vinyle, cassette et cartouche 8 pistes, l&rsquo;album rejoint ensuite le CD et le t&eacute;l&eacute;chargement num&eacute;rique. Sa r&eacute;&eacute;dition remasteris&eacute;e de 2006 ajoute notamment <em>Surrender</em>, ainsi que des versions alternatives de <em>Telephone Line</em> et <em>Tightrope</em>. Le d&eacute;tail le plus parlant demeure toutefois celui de 1976 : un t&eacute;l&eacute;phone am&eacute;ricain qui sonne dans le vide, &eacute;cout&eacute; depuis l&rsquo;Angleterre, avant que Jeff Lynne ne transforme sa tonalit&eacute; en notes de Moog.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>À 68 ans, Mick Talbot reste le clavier décisif du virage soul-pop de Paul Weller</title>
      <description><![CDATA[Mick Talbot f&ecirc;te ses 68 ans ce 11 septembre 2026. Avant de former The Style Council avec Paul Weller, le musicien londonien avait d&eacute;j&agrave; trouv&eacute; sa place au c&oelig;ur du mod revival britannique, forgeant un parcour...]]></description>
      <pubDate>Thu, 10 Sep 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radiocollection.fr/news/a-68-ans-mick-talbot-reste-le-clavier-decisif-du-virage-soul-pop-de-paul-weller-432</link>
      <guid>https://www.radiocollection.fr/news/a-68-ans-mick-talbot-reste-le-clavier-decisif-du-virage-soul-pop-de-paul-weller-432</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="180148" url="https://www.radiocollection.fr/upload/news/main/6aa1b06891c521.83490915.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Mick Talbot f&ecirc;te ses 68 ans ce 11 septembre 2026. Avant de former The Style Council avec Paul Weller, le musicien londonien avait d&eacute;j&agrave; trouv&eacute; sa place au c&oelig;ur du mod revival britannique, forgeant un parcours o&ugrave; le clavier sert moins &agrave; occuper le devant de la sc&egrave;ne qu&rsquo;&agrave; donner une direction au collectif.</strong></p>
<p></p>
<p>Son premier souvenir musical tient en une image familiale. Mick Talbot se rappelle sa grand-m&egrave;re jouant du piano et son propre &eacute;tonnement devant l&rsquo;instrument : <em>&laquo; My Nan playing the piano and being amazed by it. &raquo;</em> Bien avant les groupes, les studios et son association avec Paul Weller, il y a donc ce clavier observ&eacute; dans l&rsquo;enfance, avec la fascination imm&eacute;diate qu&rsquo;il provoque.</p>
<p>N&eacute; le 11 septembre 1958 &agrave; Wimbledon, &agrave; Londres, Michael Talbot se construit ensuite dans un environnement musical tr&egrave;s diff&eacute;rent de la formation acad&eacute;mique solitaire que pourrait sugg&eacute;rer ce premier souvenir. Son terrain est celui des groupes et de la sc&egrave;ne mod londonienne. Il se fait notamment conna&icirc;tre avec The Merton Parkas, puis passe par The Chords. Ces exp&eacute;riences l&rsquo;installent dans un r&eacute;seau britannique o&ugrave; l&rsquo;identit&eacute; collective, l&rsquo;allure et la pr&eacute;cision instrumentale comptent autant que la mise en avant individuelle.</p>
<h2>Du mod revival aux disques de The Jam</h2>
<p>Avant que The Style Council ne devienne le centre de son parcours, Talbot appartient ainsi pleinement au mod revival. Ses passages successifs dans plusieurs formations montrent d&eacute;j&agrave; une mani&egrave;re souple d&rsquo;exercer son m&eacute;tier : entrer dans un univers, en comprendre les codes et contribuer &agrave; sa coh&eacute;rence. Cette disposition au travail collectif restera l&rsquo;un des fils les plus nets de sa carri&egrave;re.</p>
<p>La transition vers Paul Weller ne surgit pas totalement de nulle part. Talbot joue sur quelques enregistrements de The Jam avant la cr&eacute;ation de leur projet commun. Les morceaux concern&eacute;s ne sont pas &eacute;tablis avec assez de pr&eacute;cision pour en tirer une histoire particuli&egrave;re, mais cette participation place d&eacute;j&agrave; le clavi&eacute;riste &agrave; proximit&eacute; du groupe dont la s&eacute;paration va provoquer le tournant majeur de son parcours.</p>
<p>Lorsque The Jam se s&eacute;pare en 1982, Paul Weller choisit Mick Talbot comme partenaire musical pour une nouvelle aventure. The Style Council est form&eacute; la m&ecirc;me ann&eacute;e &agrave; Woking. Cette d&eacute;cision donne &agrave; Talbot une exposition bien plus large que celle acquise dans les groupes du mod revival, tout en prolongeant une relation artistique d&eacute;j&agrave; amorc&eacute;e par ses apparitions sur des disques de The Jam.</p>
<h2>Le partenaire choisi pour changer de langage</h2>
<p>La place de Talbot ne se r&eacute;duit pas &agrave; celle d&rsquo;un instrumentiste appel&eacute; pour compl&eacute;ter une formation. The Style Council na&icirc;t autour du tandem qu&rsquo;il constitue avec Weller. Le choix d&rsquo;un clavi&eacute;riste au profil marqu&eacute; par la soul et le jazz-pop accompagne concr&egrave;tement le nouveau langage du projet. Apr&egrave;s l&rsquo;identit&eacute; de groupe tr&egrave;s affirm&eacute;e de The Jam, ce duo permet &agrave; Weller d&rsquo;aborder un cadre musical diff&eacute;rent, dans lequel les claviers occupent une fonction structurante.</p>
<p>Talbot devient ainsi l&rsquo;un des &eacute;l&eacute;ments d&eacute;cisifs du virage soul-pop entrepris avec The Style Council. Son parcours ant&eacute;rieur lui apporte l&rsquo;ancrage mod ; son jeu et ses affinit&eacute;s musicales ouvrent un espace plus large. La continuit&eacute; et le changement se rejoignent dans le m&ecirc;me musicien : il conna&icirc;t le milieu dont vient Weller, mais poss&egrave;de aussi le profil n&eacute;cessaire pour participer &agrave; une nouvelle orientation.</p>
<p>Cette position explique la singularit&eacute; de son r&ocirc;le. Talbot n&rsquo;est pas simplement arriv&eacute; apr&egrave;s The Jam pour accompagner une carri&egrave;re solo d&eacute;j&agrave; dessin&eacute;e. Il a &eacute;t&eacute; choisi comme partenaire au moment m&ecirc;me o&ugrave; il fallait construire autre chose. La formation de The Style Council en 1982 repose donc sur une d&eacute;cision artistique pr&eacute;cise : associer Weller &agrave; un musicien capable de relier la culture mod &agrave; des couleurs soul et jazz-pop.</p>
<h2>Plus qu&rsquo;un cr&eacute;dit de clavier</h2>
<p>Le mot &laquo; clavi&eacute;riste &raquo; r&eacute;sume imparfaitement son activit&eacute;. Mick Talbot est &eacute;galement chanteur, auteur-compositeur, compositeur et producteur de disques. Ces fonctions &eacute;largissent le portrait d&rsquo;un musicien souvent identifi&eacute; d&rsquo;abord &agrave; son instrument et &agrave; son compagnonnage avec Paul Weller. Elles soulignent surtout sa capacit&eacute; &agrave; intervenir &agrave; plusieurs endroits de la fabrication musicale, sans que son nom soit n&eacute;cessairement plac&eacute; au premier plan.</p>
<p>Son itin&eacute;raire relie ainsi trois espaces : le mod revival de The Merton Parkas et The Chords, la pop-soul d&eacute;velopp&eacute;e avec The Style Council dans les ann&eacute;es 1980, puis les collaborations qui suivent cette p&eacute;riode. Plut&ocirc;t qu&rsquo;une succession de ruptures, ce parcours dessine une m&ecirc;me logique de circulation entre les groupes, les partenaires et les r&ocirc;les.</p>
<p>L&rsquo;association avec Paul Weller demeure n&eacute;anmoins le point central. Elle d&eacute;passe la seule appartenance &agrave; un groupe dans sa discographie et prend la forme d&rsquo;un compagnonnage musical durable. Talbot apporte &agrave; cette relation sa connaissance de la sc&egrave;ne mod, mais aussi une personnalit&eacute; instrumentale suffisamment distincte pour participer au changement de cap engag&eacute; apr&egrave;s The Jam.</p>
<h2>Un anniversaire plac&eacute; sous le signe du piano</h2>
<p>&Agrave; 68 ans, Mick Talbot reste principalement reconnu comme l&rsquo;un des deux fondateurs de The Style Council. Cette identification ne doit pourtant pas effacer le chemin qui l&rsquo;y a conduit : une enfance londonienne, une grand-m&egrave;re au piano, plusieurs groupes du mod revival, quelques enregistrements avec The Jam, puis le choix de Paul Weller au moment de repartir sur de nouvelles bases.</p>
<p>Le piano de son premier souvenir offre finalement un rep&egrave;re concret pour relire ce parcours. L&rsquo;&eacute;tonnement de l&rsquo;enfant devant les touches pr&eacute;c&egrave;de le musicien d&rsquo;&eacute;quipe, le compositeur et le producteur. Entre les deux se trouve une trajectoire b&acirc;tie sans grand r&eacute;cit spectaculaire, mais autour d&rsquo;une suite de contextes collectifs &mdash; jusqu&rsquo;&agrave; ce duo form&eacute; &agrave; Woking en 1982, lorsque son clavier est devenu l&rsquo;un des points d&rsquo;appui de The Style Council.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Pour son 49e anniversaire, Jonny Buckland raconté par deux lieux et un rôle fondateur dans Coldplay</title>
      <description><![CDATA[Jonny Buckland f&ecirc;te ses 49 ans ce 11 septembre 2026. N&eacute; &agrave; Londres puis &eacute;lev&eacute; dans le nord du pays de Galles, le guitariste principal et cofondateur de Coldplay occupe depuis l&rsquo;origine une place struc...]]></description>
      <pubDate>Thu, 10 Sep 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radiocollection.fr/news/pour-son-49e-anniversaire-jonny-buckland-raconte-par-deux-lieux-et-un-role-fondateur-dans-coldplay-428</link>
      <guid>https://www.radiocollection.fr/news/pour-son-49e-anniversaire-jonny-buckland-raconte-par-deux-lieux-et-un-role-fondateur-dans-coldplay-428</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="222091" url="https://www.radiocollection.fr/upload/news/main/6aa1adbc5cbd68.53754900.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Jonny Buckland f&ecirc;te ses 49 ans ce 11 septembre 2026. N&eacute; &agrave; Londres puis &eacute;lev&eacute; dans le nord du pays de Galles, le guitariste principal et cofondateur de Coldplay occupe depuis l&rsquo;origine une place structurante dans l&rsquo;histoire du groupe.</strong></p>
<p></p>
<p>Son nom complet est Jonathan Mark Buckland, mais le public le conna&icirc;t sous celui de Jonny Buckland. Dans Coldplay, son r&ocirc;le est clairement d&eacute;fini : il est le guitariste principal du groupe, mais aussi l&rsquo;un de ses membres fondateurs. Deux fonctions compl&eacute;mentaires qui r&eacute;sument une trajectoire presque enti&egrave;rement attach&eacute;e &agrave; cette aventure collective.</p>
<p>&Agrave; l&rsquo;occasion de son 49e anniversaire, le portrait le plus juste tient donc moins dans une accumulation d&rsquo;&eacute;pisodes que dans quelques rep&egrave;res solides. Une naissance &agrave; Islington, un d&eacute;m&eacute;nagement pr&eacute;coce vers le pays de Galles du Nord, puis une place d&eacute;cisive dans la formation de Coldplay : le parcours de Buckland relie une g&eacute;ographie personnelle &agrave; un projet devenu central dans sa vie de musicien.</p>
<h2>D&rsquo;Islington au nord du pays de Galles</h2>
<p>Jonny Buckland na&icirc;t le 11 septembre 1977 &agrave; Islington, dans le nord de Londres. Cette origine londonienne ne constitue toutefois que le premier cadre de son enfance. Il n&rsquo;a que quatre ans lorsque sa famille quitte la capitale britannique pour s&rsquo;installer &agrave; Pantymwyn, au nord du pays de Galles.</p>
<p>Ce d&eacute;placement dessine les deux premiers points de sa biographie : Londres comme lieu de naissance, puis le territoire gallois comme cadre de croissance. Il permet aussi de pr&eacute;ciser un parcours parfois r&eacute;sum&eacute; trop vite &agrave; son appartenance &agrave; Coldplay. Avant le groupe, il y a cet enfant n&eacute; &agrave; Islington et &eacute;lev&eacute; loin de la ville o&ugrave; il a vu le jour.</p>
<p>Les d&eacute;tails de sa formation musicale et de ses premi&egrave;res pratiques instrumentales restent peu document&eacute;s. Il serait donc hasardeux de rattacher directement son jeu de guitare &agrave; cette enfance ou de lui pr&ecirc;ter une vocation n&eacute;e d&rsquo;un &eacute;v&eacute;nement pr&eacute;cis. Le fait &eacute;tabli demeure ce changement de d&eacute;cor familial survenu d&egrave;s l&rsquo;&acirc;ge de quatre ans.</p>
<h2>Un fondateur, pas seulement un instrumentiste</h2>
<p>La place de Jonny Buckland dans Coldplay ne se r&eacute;duit pas &agrave; celle d&rsquo;un musicien venu rejoindre une formation d&eacute;j&agrave; constitu&eacute;e. Il est identifi&eacute; comme cofondateur ou membre fondateur du groupe. Cette donn&eacute;e change la perspective : sa guitare appartient au projet depuis sa construction, et non &agrave; une &eacute;tape ult&eacute;rieure de son histoire.</p>
<p>Son statut de guitariste principal pr&eacute;cise sa responsabilit&eacute; musicale au sein de l&rsquo;ensemble. Buckland est &eacute;galement pr&eacute;sent&eacute; comme musicien et auteur-compositeur, mais les &eacute;l&eacute;ments permettant de raconter en d&eacute;tail sa m&eacute;thode en studio, la naissance de parties de guitare pr&eacute;cises ou son intervention sur une chanson particuli&egrave;re sont trop limit&eacute;s pour &eacute;tablir un r&eacute;cit fiable. Son r&ocirc;le fondateur reste en revanche un point essentiel et incontestable de son portrait.</p>
<p>Cette position explique pourquoi son nom doit &ecirc;tre associ&eacute; &agrave; l&rsquo;architecture m&ecirc;me de Coldplay. Il ne s&rsquo;agit pas simplement d&rsquo;une pr&eacute;sence durable autour du groupe : Buckland fait partie de ceux qui l&rsquo;ont constitu&eacute;. Dans une histoire souvent incarn&eacute;e publiquement par les chansons ou par la voix, le guitariste occupe ainsi une fonction structurelle clairement d&eacute;finie.</p>
<h2>&Agrave; 49 ans, une identit&eacute; li&eacute;e &agrave; Coldplay</h2>
<p>Le 11 septembre 2026 rassemble donc plusieurs rep&egrave;res simples : Jonny Buckland atteint l&rsquo;&acirc;ge de 49 ans, quarante-neuf ans apr&egrave;s sa naissance &agrave; Islington. Son itin&eacute;raire personnel s&rsquo;est rapidement d&eacute;plac&eacute; vers Pantymwyn, tandis que son parcours professionnel s&rsquo;est fix&eacute; autour de Coldplay, dont il demeure le guitariste principal.</p>
<p>Faute d&rsquo;anecdotes solidement &eacute;tablies sur une s&eacute;ance d&rsquo;enregistrement ou sur la cr&eacute;ation d&rsquo;un titre, inutile de lui attribuer une m&eacute;thode ou des intentions particuli&egrave;res. Le fait le plus parlant est aussi le plus concret : Jonathan Mark Buckland, n&eacute; &agrave; Londres et &eacute;lev&eacute; dans le nord du pays de Galles, est &agrave; la fois le guitariste principal et l&rsquo;un des fondateurs du groupe auquel son nom reste directement associ&eacute;.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Bon Jovi, Cross Road à 31 ans : « Always », la chanson écartée d’un film qui transforma le best of</title>
      <description><![CDATA[&Agrave; 31 ans, Cross Road demeure bien davantage qu&rsquo;un r&eacute;sum&eacute; des premiers succ&egrave;s de Bon Jovi. Port&eacute;e par l&rsquo;in&eacute;dit Always, initialement destin&eacute; au cin&eacute;ma puis...]]></description>
      <pubDate>Thu, 10 Sep 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radiocollection.fr/news/bon-jovi-cross-road-a-31-ans-always-la-chanson-ecartee-d-un-film-qui-transforma-le-best-of-429</link>
      <guid>https://www.radiocollection.fr/news/bon-jovi-cross-road-a-31-ans-always-la-chanson-ecartee-d-un-film-qui-transforma-le-best-of-429</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="168247" url="https://www.radiocollection.fr/upload/news/main/6aa1ae37872e02.25523213.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>&Agrave; 31 ans, <em>Cross Road</em> demeure bien davantage qu&rsquo;un r&eacute;sum&eacute; des premiers succ&egrave;s de Bon Jovi. Port&eacute;e par l&rsquo;in&eacute;dit <em>Always</em>, initialement destin&eacute; au cin&eacute;ma puis abandonn&eacute; sur une &eacute;tag&egrave;re, cette compilation a permis au groupe de refermer sa premi&egrave;re d&eacute;cennie tout en trouvant sa place dans le rock des ann&eacute;es 90.</strong></p>
<p></p>
<p>La chanson qui devait propulser le premier best of officiel de Bon Jovi aurait pu ne jamais d&eacute;passer le stade de la d&eacute;mo. Jon Bon Jovi avait &eacute;crit <em>Always</em> pour <em>Romeo Is Bleeding</em>, film sorti en 1993. Mais apr&egrave;s avoir assist&eacute; &agrave; une projection anticip&eacute;e, il retira le morceau de la bande originale. Son jugement, rest&eacute; c&eacute;l&egrave;bre, tenait en une phrase aussi s&egrave;che que d&eacute;finitive : &laquo; Le sc&eacute;nario &eacute;tait excellent, pas le film. &raquo;</p>
<p><em>Always</em> fut donc mise de c&ocirc;t&eacute;. Il fallut l&rsquo;intervention de John Kalodner, ami de Jon Bon Jovi et figure de l&rsquo;A&amp;R, pour que la chanson ressurgisse. Kalodner red&eacute;couvrit la d&eacute;mo et poussa le chanteur &agrave; l&rsquo;enregistrer de nouveau. En septembre 1994, la power ballad devint le single de lancement de <em>Cross Road</em>. Ce morceau sauv&eacute; de l&rsquo;oubli n&rsquo;allait pas seulement apporter une nouveaut&eacute; &agrave; une collection de classiques : il allait en devenir l&rsquo;un des principaux moteurs.</p>
<h2>Un bilan de carri&egrave;re con&ccedil;u pour ouvrir une nouvelle &eacute;tape</h2>
<p>Lorsque <em>Cross Road</em> para&icirc;t en octobre 1994 chez Mercury Records, Bon Jovi poss&egrave;de d&eacute;j&agrave; un r&eacute;pertoire capable de remplir largement un greatest hits. <em>Slippery When Wet</em>, en 1986, puis <em>New Jersey</em> ont install&eacute; le groupe parmi les grandes formations de hard rock et d&rsquo;arena rock des ann&eacute;es 80. En 1992, <em>Keep the Faith</em> a accompagn&eacute; son repositionnement au d&eacute;but d&rsquo;une d&eacute;cennie domin&eacute;e par le grunge et le rock alternatif.</p>
<p>La compilation couvre des enregistrements r&eacute;alis&eacute;s entre 1982 et 1994, tous remasteris&eacute;s pour l&rsquo;occasion. Elle assemble notamment <em>Runaway</em>, <em>You Give Love a Bad Name</em>, <em>Livin&rsquo; on a Prayer</em>, <em>Wanted Dead or Alive</em>, <em>Bad Medicine</em>, <em>I&rsquo;ll Be There for You</em>, <em>Keep the Faith</em>, <em>In These Arms</em> et <em>Bed of Roses</em>. En quatorze titres dans sa version standard, elle formalise ainsi le r&eacute;pertoire majeur de Bon Jovi, entre hymnes de stade, ballades et morceaux pop-rock.</p>
<p>Mais le projet ne repose pas uniquement sur les chansons d&eacute;j&agrave; connues. Deux in&eacute;dits, <em>Always</em> et <em>Someday I&rsquo;ll Be Saturday Night</em>, l&rsquo;ancrent dans le pr&eacute;sent de 1994. La seconde apporte un contrepoint plus optimiste et ironique au romantisme d&eacute;sesp&eacute;r&eacute; de la premi&egrave;re. Ce choix donne &agrave; <em>Cross Road</em> une double fonction : dresser le bilan d&rsquo;une douzaine d&rsquo;ann&eacute;es d&rsquo;enregistrements et pr&eacute;senter un groupe qui continue d&rsquo;ajouter de nouvelles chansons &agrave; son histoire.</p>
<h2>De Bon Jovi &agrave; Jon Bon Jovi, une fronti&egrave;re volontairement ouverte</h2>
<p>Le panorama d&eacute;passe m&ecirc;me la discographie collective. <em>Blaze of Glory</em> provient du premier album solo de Jon Bon Jovi, con&ccedil;u comme bande originale de <em>Young Guns II</em> en 1990. En l&rsquo;int&eacute;grant parmi les titres du groupe, <em>Cross Road</em> r&eacute;unit sous une m&ecirc;me banni&egrave;re les succ&egrave;s de Bon Jovi et cette incursion solitaire de son chanteur.</p>
<p>Cette d&eacute;cision &eacute;largit la port&eacute;e du disque. Le r&eacute;cit propos&eacute; n&rsquo;est pas strictement celui des albums studio du groupe, mais celui d&rsquo;un ensemble de chansons associ&eacute;es &agrave; son ascension internationale et &agrave; la trajectoire de son leader. Entre <em>Blaze of Glory</em> et <em>Always</em>, la compilation relie aussi deux morceaux n&eacute;s d&rsquo;un rapport au cin&eacute;ma : le premier appartient &agrave; une bande originale, tandis que le second en fut retir&eacute; avant de trouver une autre destination.</p>
<p>Le contenu varie d&rsquo;ailleurs selon les territoires. Certaines &eacute;ditions proposent <em>Never Say Goodbye</em> en titre suppl&eacute;mentaire. En Am&eacute;rique du Nord, sa place peut &ecirc;tre occup&eacute;e par <em>Prayer &rsquo;94</em>, une version r&eacute;arrang&eacute;e et plus d&eacute;pouill&eacute;e de <em>Livin&rsquo; on a Prayer</em>. Une &eacute;dition japonaise ult&eacute;rieure, parue en 1998, ins&egrave;re pour sa part <em>Tokyo Road</em> dans ce m&ecirc;me emplacement. Derri&egrave;re l&rsquo;apparente simplicit&eacute; du best of se dessine donc un travail d&rsquo;adaptation du catalogue selon les march&eacute;s.</p>
<h2>&laquo; Always &raquo; transforme la r&eacute;trospective en succ&egrave;s contemporain</h2>
<p>Le destin commercial d&rsquo;<em>Always</em> valide avec &eacute;clat son rep&ecirc;chage. Le single se classe dans le Top 5 am&eacute;ricain, atteint la premi&egrave;re place au Canada et la deuxi&egrave;me au Royaume-Uni comme en Australie. Les estimations &eacute;voquent plus de 1,5 million d&rsquo;exemplaires vendus aux &Eacute;tats-Unis et entre 3 et 4 millions dans le monde. Une chanson refus&eacute;e pour un film devient ainsi l&rsquo;un des plus grands succ&egrave;s internationaux de Bon Jovi.</p>
<p>Cette dynamique porte <em>Cross Road</em> bien au-del&agrave; du statut de compilation r&eacute;serv&eacute;e aux admirateurs d&eacute;j&agrave; acquis. L&rsquo;album atteint la huiti&egrave;me place du Billboard 200 durant la semaine du 5 novembre 1994, avec 84 000 exemplaires vendus cette semaine-l&agrave;, puis reste class&eacute; pendant 57 semaines. Au Royaume-Uni, il devient l&rsquo;album le plus vendu de l&rsquo;ann&eacute;e 1994. Les estimations mondiales d&eacute;passent souvent les 20 millions d&rsquo;exemplaires, m&ecirc;me si leur total varie.</p>
<p><em>Always</em> poss&egrave;de enfin une autre valeur de passage. Il s&rsquo;agit du dernier single de Bon Jovi sur lequel appara&icirc;t le bassiste Alec John Such avant son d&eacute;part du groupe &agrave; la fin de 1994. <em>Cross Road</em> rassemble donc les titres de la premi&egrave;re grande p&eacute;riode de la formation au moment m&ecirc;me o&ugrave; celle-ci touche &agrave; sa fin. Au centre de ce carrefour, une d&eacute;mo autrefois rang&eacute;e sur une &eacute;tag&egrave;re sert &agrave; la fois de nouveau d&eacute;part commercial et de dernier enregistrement avec l&rsquo;un des membres de la formation originelle.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Drastic Fantastic en 2007 : le défi du deuxième album de KT Tunstall, 19 ans déjà</title>
      <description><![CDATA[Il y a 19 ans, KT Tunstall publiait Drastic Fantastic, le tr&egrave;s attendu successeur d&rsquo;Eye to the Telescope. Produit par Steve Osborne, ce deuxi&egrave;me album devait prolonger une ascension d&eacute;j&agrave; ...]]></description>
      <pubDate>Wed, 09 Sep 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radiocollection.fr/news/drastic-fantastic-en-2007-le-defi-du-deuxieme-album-de-kt-tunstall-19-ans-deja-427</link>
      <guid>https://www.radiocollection.fr/news/drastic-fantastic-en-2007-le-defi-du-deuxieme-album-de-kt-tunstall-19-ans-deja-427</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="110598" url="https://www.radiocollection.fr/upload/news/main/6aa159da4ce3b3.41110698.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il y a 19 ans, KT Tunstall publiait <em>Drastic Fantastic</em>, le tr&egrave;s attendu successeur d&rsquo;<em>Eye to the Telescope</em>. Produit par Steve Osborne, ce deuxi&egrave;me album devait prolonger une ascension d&eacute;j&agrave; spectaculaire sans r&eacute;duire la chanteuse britannique &agrave; la r&eacute;ussite de ses d&eacute;buts.</strong></p>
<p></p>
<p>Pour un artiste, le premier succ&egrave;s ouvre des portes. Le deuxi&egrave;me album r&eacute;v&egrave;le souvent &agrave; quel point elles peuvent &ecirc;tre lourdes. Lorsque <em>Drastic Fantastic</em> arrive en septembre 2007, KT Tunstall n&rsquo;est plus une nouvelle venue que le public d&eacute;couvre progressivement. Chanteuse, compositrice et multi-instrumentiste, elle est d&eacute;j&agrave; reconnue et r&eacute;compens&eacute;e gr&acirc;ce aux chansons d&rsquo;<em>Eye to the Telescope</em>. Son nouveau disque est donc pr&eacute;sent&eacute; d&rsquo;embl&eacute;e comme un rendez-vous tr&egrave;s attendu, le prolongement direct d&rsquo;un premier album qui l&rsquo;a install&eacute;e au Royaume-Uni au milieu des ann&eacute;es 2000.</p>
<p>Cette position change la nature du projet. <em>Drastic Fantastic</em> n&rsquo;a pas seulement &agrave; exister par lui-m&ecirc;me : il doit confirmer que cette perc&eacute;e peut devenir une trajectoire. Le disque para&icirc;t sous les couleurs de Relentless Records et Virgin, avec Steve Osborne &agrave; la production. KT Tunstall demeure la principale autrice-compositrice de l&rsquo;ensemble, conservant sa plume au centre d&rsquo;un projet d&eacute;sormais soutenu par un important dispositif de production, de distribution et de promotion.</p>
<h2>Un deuxi&egrave;me disque sous haute attente</h2>
<p>Plut&ocirc;t que de diluer cette &eacute;tape d&eacute;cisive dans un programme trop long, KT Tunstall et Steve Osborne livrent un album resserr&eacute; d&rsquo;environ 39 minutes. Ce format donne &agrave; <em>Drastic Fantastic</em> les dimensions d&rsquo;une r&eacute;ponse concise &agrave; l&rsquo;attente n&eacute;e du pr&eacute;c&eacute;dent disque. La chanteuse y poursuit une &eacute;criture situ&eacute;e entre pop rock, folk et tradition de l&rsquo;auteur-compositeur-interpr&egrave;te, avec une alternance entre morceaux directs et passages plus introspectifs.</p>
<p>La construction de l&rsquo;album place imm&eacute;diatement KT Tunstall au premier plan. &Eacute;crit par elle, <em>Little Favours</em> ouvre la liste des titres sur plusieurs &eacute;ditions. Ce choix en fait la premi&egrave;re porte d&rsquo;entr&eacute;e dans le disque et met en avant son versant &eacute;nergique. Plus loin, <em>Funnyman</em> occupe une place centrale et apporte une couleur plus m&eacute;lodique et int&eacute;rieure. <em>Saving My Face</em>, &eacute;galement mis en avant autour de la parution, porte quant &agrave; lui une dimension plus &eacute;motionnelle.</p>
<p>Ces trois chansons dessinent moins une rupture avec <em>Eye to the Telescope</em> qu&rsquo;une volont&eacute; de consolider l&rsquo;identit&eacute; de KT Tunstall. L&rsquo;enjeu n&rsquo;est pas de faire oublier le premier album, mais de montrer que son &eacute;criture peut soutenir un deuxi&egrave;me ensemble complet. En restant la principale signataire des morceaux, elle &eacute;vite que ce disque de confirmation ne ressemble &agrave; une simple commande destin&eacute;e &agrave; reproduire une formule commerciale.</p>
<h2>Septembre 2007, un lancement en plusieurs temps</h2>
<p>La chronologie exacte de la sortie varie selon les territoires. Une premi&egrave;re mise en avant britannique et &eacute;cossaise est mentionn&eacute;e d&egrave;s le 3 septembre 2007, tandis que le 7 septembre est retenu dans une communication destin&eacute;e au march&eacute; germanophone. Le 10 septembre constitue la date de r&eacute;f&eacute;rence au Royaume-Uni, en France et dans plusieurs pays europ&eacute;ens. Les &Eacute;tats-Unis et le Canada accueillent ensuite l&rsquo;album le 18 septembre.</p>
<p>Ce d&eacute;ploiement s&rsquo;accompagne de plusieurs configurations : CD standard, version CD/DVD, vinyle et t&eacute;l&eacute;chargement num&eacute;rique. &Agrave; la fin des ann&eacute;es 2000, <em>Drastic Fantastic</em> est ainsi propos&eacute; &agrave; la fois comme album traditionnel, objet enrichi et publication d&eacute;mat&eacute;rialis&eacute;e. Son appartenance au catalogue Relentless/Virgin lui assure une pr&eacute;sence large, &agrave; la mesure des attentes entourant le retour de KT Tunstall.</p>
<p>L&rsquo;accueil critique se r&eacute;v&egrave;le partag&eacute;, oscillant globalement entre r&eacute;serves et avis positifs. Le public, lui, conduit le disque vers des positions &eacute;lev&eacute;es. <em>Drastic Fantastic</em> atteint la premi&egrave;re place du classement des albums en &Eacute;cosse et la troisi&egrave;me au Royaume-Uni. Il entre &eacute;galement dans le top 10 am&eacute;ricain, un r&eacute;sultat notable pour ce deuxi&egrave;me album publi&eacute; outre-Atlantique quelques jours apr&egrave;s son lancement europ&eacute;en.</p>
<h2>La confirmation passe par les classements</h2>
<p>Les certifications prolongent cette r&eacute;ussite : <em>Drastic Fantastic</em> obtient un disque d&rsquo;or au Royaume-Uni ainsi qu&rsquo;en Irlande. Sans reproduire exactement le ph&eacute;nom&egrave;ne de d&eacute;couverte associ&eacute; &agrave; <em>Eye to the Telescope</em>, il confirme que KT Tunstall peut transformer l&rsquo;attention port&eacute;e &agrave; ses d&eacute;buts en une nouvelle performance commerciale. Le redout&eacute; &laquo; deuxi&egrave;me album &raquo; devient donc une &eacute;tape de consolidation, soutenue par des ventes significatives au Royaume-Uni comme aux &Eacute;tats-Unis.</p>
<p>Cette r&eacute;ussite tient aussi &agrave; la lisibilit&eacute; du projet. Un peu moins de quarante minutes, une production confi&eacute;e &agrave; Steve Osborne et une &eacute;criture largement port&eacute;e par KT Tunstall : <em>Drastic Fantastic</em> pr&eacute;sente clairement celle qui dirige le disque. Son parcours dans les classements montre que le public de la chanteuse a suivi ce passage entre r&eacute;v&eacute;lation et confirmation, malgr&eacute; une r&eacute;ception critique qui n&rsquo;&eacute;tait pas uniform&eacute;ment enthousiaste.</p>
<h2>De 39 minutes &agrave; une &eacute;dition de 38 titres</h2>
<p>La trajectoire de l&rsquo;album ne s&rsquo;est pas arr&ecirc;t&eacute;e &agrave; son exploitation initiale. Une <em>Ultimate Edition</em> ult&eacute;rieure, &eacute;dit&eacute;e par Universal Music Operations Limited, a consid&eacute;rablement &eacute;largi le contenu original. L&agrave; o&ugrave; l&rsquo;album de 2007 tenait en environ 39 minutes, cette version de catalogue rassemble 38 titres pour une dur&eacute;e d&eacute;passant deux heures et vingt-six minutes.</p>
<p>Ce changement d&rsquo;&eacute;chelle donne une mesure concr&egrave;te de la place conserv&eacute;e par <em>Drastic Fantastic</em> dans la discographie de KT Tunstall. Dix-neuf ans apr&egrave;s sa sortie de r&eacute;f&eacute;rence, le disque demeure disponible sous cette forme augment&eacute;e. Le deuxi&egrave;me album autrefois charg&eacute; de confirmer <em>Eye to the Telescope</em> est ainsi devenu un vaste ensemble de catalogue : 38 plages pour prolonger les 39 minutes sur lesquelles, en septembre 2007, se jouait une &eacute;tape d&eacute;cisive de sa carri&egrave;re.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Joe Perry, 76 ans, et cette porte laissée ouverte pour Aerosmith</title>
      <description><![CDATA[Joe Perry f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 76 ans avec, derri&egrave;re lui, plus d&rsquo;un demi-si&egrave;cle pass&eacute; au c&oelig;ur d&rsquo;Aerosmith. Du garage band form&eacute; avec Steven Tyler &agrave; l&rsquo;hypoth&egrave;se e...]]></description>
      <pubDate>Wed, 09 Sep 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radiocollection.fr/news/joe-perry-76-ans-et-cette-porte-laissee-ouverte-pour-aerosmith-425</link>
      <guid>https://www.radiocollection.fr/news/joe-perry-76-ans-et-cette-porte-laissee-ouverte-pour-aerosmith-425</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="75493" url="https://www.radiocollection.fr/upload/news/main/6aa1585fda5f08.02930264.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Joe Perry f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 76 ans avec, derri&egrave;re lui, plus d&rsquo;un demi-si&egrave;cle pass&eacute; au c&oelig;ur d&rsquo;Aerosmith. Du garage band form&eacute; avec Steven Tyler &agrave; l&rsquo;hypoth&egrave;se encore incertaine d&rsquo;un ultime concert, le guitariste a toujours privil&eacute;gi&eacute; un rock brut, nourri de blues et d&rsquo;affinit&eacute;s musicales.</strong></p>
<p></p>
<p>La tourn&eacute;e est termin&eacute;e, mais Joe Perry refuse encore de refermer compl&egrave;tement l&rsquo;histoire. Apr&egrave;s l&rsquo;annonce, en 2024, de l&rsquo;arr&ecirc;t des tourn&eacute;es d&rsquo;Aerosmith en raison des probl&egrave;mes vocaux de Steven Tyler, le guitariste a &eacute;voqu&eacute; l&rsquo;ann&eacute;e suivante la possibilit&eacute; d&rsquo;une derni&egrave;re apparition du groupe. &laquo; We&rsquo;re talking about it. I know there&rsquo;s gotta be at least another Aerosmith gig &raquo;, d&eacute;clarait-il alors : &laquo; Nous en parlons. Je sais qu&rsquo;il doit bien y avoir au moins un autre concert d&rsquo;Aerosmith. &raquo; Aucun calendrier n&rsquo;a cependant &eacute;t&eacute; communiqu&eacute; et cette id&eacute;e demeure, &agrave; ce stade, une hypoth&egrave;se discut&eacute;e plut&ocirc;t qu&rsquo;un rendez-vous annonc&eacute;.</p>
<p>Cette prudente ouverture accompagne un anniversaire : n&eacute; le 10 septembre 1950 &agrave; Lawrence, dans le Massachusetts, Joe Perry a 76 ans aujourd&rsquo;hui. Celui qui s&rsquo;appelait &agrave; la naissance Joseph Anthony Pereira reste indissociable d&rsquo;Aerosmith, dont il est &agrave; la fois le cofondateur, le guitariste principal et l&rsquo;un des principaux co-compositeurs. Mais son parcours ne se r&eacute;sume pas &agrave; une place sur sc&egrave;ne aux c&ocirc;t&eacute;s de Steven Tyler. Perry a particip&eacute; &agrave; la construction des chansons, travers&eacute; une rupture avec le groupe et d&eacute;velopp&eacute; plusieurs projets parall&egrave;les sans abandonner son go&ucirc;t pour les formations collectives.</p>
<h2>Des Beatles au noyau du futur Aerosmith</h2>
<p>Avant le hard rock am&eacute;ricain, il y a d&rsquo;abord eu la d&eacute;couverte des Beatles. Adolescent, Joe Perry se passionne pour la guitare et le rock, puis joue dans plusieurs groupes locaux, parmi lesquels Flash, Just Us et Plastic Glass. Ces premi&egrave;res exp&eacute;riences le conduisent, au d&eacute;but des ann&eacute;es 1970, &agrave; former The Jam Band avec le bassiste Tom Hamilton. Le futur Aerosmith se dessine autour de ce premier noyau.</p>
<p>L&rsquo;association avec Steven Tyler, Brad Whitford, Tom Hamilton et Joey Kramer donne ensuite naissance &agrave; Aerosmith. Perry y occupe imm&eacute;diatement une fonction plus large que celle d&rsquo;un instrumentiste charg&eacute; des solos. Guitariste principal, choriste et parfois chanteur lead, il devient surtout, avec Tyler, l&rsquo;un des artisans d&rsquo;une grande partie du r&eacute;pertoire. Leur bin&ocirc;me constitue l&rsquo;axe d&rsquo;&eacute;criture du groupe, entre les id&eacute;es de guitare de Perry et le r&ocirc;le de chanteur et co-compositeur de Tyler.</p>
<p>Joe Perry a r&eacute;sum&eacute; Aerosmith par une formule qui ram&egrave;ne cette immense trajectoire &agrave; son impulsion premi&egrave;re : &laquo; We were the garage band that really made it big &ndash; the ultimate party band. &raquo; Autrement dit, le groupe de garage qui a r&eacute;ellement r&eacute;ussi, jusqu&rsquo;&agrave; devenir le groupe de f&ecirc;te par excellence. Cette d&eacute;finition insiste moins sur la sophistication que sur une &eacute;nergie directe. Elle correspond aussi &agrave; son jeu, fortement empreint de hard rock et de blues, qui structure le son d&rsquo;Aerosmith et se prolonge dans ses travaux en dehors du groupe.</p>
<h2>Une absence qui mesure sa place dans le groupe</h2>
<p>La relation entre Joe Perry et Aerosmith n&rsquo;a pourtant rien d&rsquo;une ligne continue. &Agrave; la fin des ann&eacute;es 1970, le guitariste quitte temporairement la formation. Cette s&eacute;paration produit un rep&egrave;re tr&egrave;s concret dans la discographie : Perry appara&icirc;t sur tous les albums studio d&rsquo;Aerosmith &agrave; l&rsquo;exception de <em>Rock in a Hard Place</em>, enregistr&eacute; pendant son absence. Il revient au d&eacute;but des ann&eacute;es 1980, retrouvant &agrave; la fois son poste de guitariste et son partenariat cr&eacute;atif avec Steven Tyler.</p>
<p>Ce d&eacute;part puis ce retour donnent la mesure de sa place. Le son d&rsquo;Aerosmith repose sur un groupe complet, mais Perry en est l&rsquo;un des principaux architectes. Ses parties de guitare relient l&rsquo;ancrage blues &agrave; la puissance hard rock, tandis que son travail de co-composition intervient sur une large part du catalogue, aussi bien pendant les ann&eacute;es 1970 que lors des p&eacute;riodes de regain commercial ult&eacute;rieures. Sa fonction d&eacute;passe ainsi l&rsquo;image famili&egrave;re du guitariste plac&eacute; &agrave; c&ocirc;t&eacute; du chanteur : il participe directement &agrave; la mati&egrave;re des morceaux.</p>
<p>Cette identit&eacute; n&rsquo;a pas emp&ecirc;ch&eacute; Perry de chercher d&rsquo;autres configurations. Son d&eacute;part d&rsquo;Aerosmith s&rsquo;accompagne du Joe Perry Project, aventure qui lui permet de poursuivre son travail sous une autre banni&egrave;re. Il publie &eacute;galement des albums sous son nom. Pour ces projets, il retrouve notamment le producteur Jack Douglas et fait appel &agrave; des amis musiciens, parmi lesquels les chanteurs David Johansen et Terry Reid. Le fonctionnement tient du collectif constitu&eacute; par affinit&eacute;s, avec une place centrale accord&eacute;e &agrave; la confiance entre participants.</p>
<h2>Plusieurs groupes, une m&ecirc;me fid&eacute;lit&eacute; au jeu collectif</h2>
<p>Plus tard, Joe Perry rejoint Hollywood Vampires, groupe men&eacute; notamment par Alice Cooper et Johnny Depp. Cette nouvelle formation &eacute;largit encore son activit&eacute; au-del&agrave; d&rsquo;Aerosmith et du Joe Perry Project. Elle confirme surtout une constante : m&ecirc;me lorsqu&rsquo;il travaille en solo, Perry s&rsquo;entoure. Son nom peut &ecirc;tre affich&eacute; en t&ecirc;te d&rsquo;un projet, mais sa m&eacute;thode demeure li&eacute;e aux &eacute;changes avec des producteurs, des chanteurs et d&rsquo;autres instrumentistes.</p>
<p>&Agrave; 76 ans, son parcours relie ainsi plusieurs &eacute;chelles du rock am&eacute;ricain : les groupes locaux de ses d&eacute;buts, le noyau form&eacute; avec Tom Hamilton, l&rsquo;ascension d&rsquo;Aerosmith, la parenth&egrave;se du Joe Perry Project et l&rsquo;exp&eacute;rience de Hollywood Vampires. Le fil conducteur reste la guitare, avec cette combinaison de hard rock et de blues qui lui a permis de conserver une identit&eacute; reconnaissable dans chacune de ces formations.</p>
<p>Reste la question d&rsquo;Aerosmith. L&rsquo;arr&ecirc;t des tourn&eacute;es annonc&eacute; en 2024 constitue une d&eacute;cision officielle ; l&rsquo;&eacute;ventualit&eacute; d&rsquo;un concert suppl&eacute;mentaire n&rsquo;en est pas une. Dans ses interventions de 2025, Joe Perry se disait n&eacute;anmoins dispos&eacute; &agrave; ne &laquo; jamais dire jamais &raquo; et persuad&eacute; qu&rsquo;au moins une derni&egrave;re date pouvait encore avoir lieu. En ce 10 septembre 2026, aucune annonce ferme ne transforme ces paroles en projet arr&ecirc;t&eacute;. La porte demeure simplement entrouverte, comme Perry l&rsquo;a lui-m&ecirc;me laiss&eacute;e.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Un single, des familiers de Roxy Music et quelques jours d’élan : ainsi Bryan Ferry bâtit Let’s Stick Together</title>
      <description><![CDATA[Sorti le 10 septembre 1976, Let&rsquo;s Stick Together c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui ses 49 ans. Le troisi&egrave;me album solo studio de Bryan Ferry est n&eacute; dans le sillage imm&eacute;diat de sa chanson-titre, ava...]]></description>
      <pubDate>Wed, 09 Sep 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radiocollection.fr/news/un-single-des-familiers-de-roxy-music-et-quelques-jours-d-elan-ainsi-bryan-ferry-batit-let-s-stick-together-426</link>
      <guid>https://www.radiocollection.fr/news/un-single-des-familiers-de-roxy-music-et-quelques-jours-d-elan-ainsi-bryan-ferry-batit-let-s-stick-together-426</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="119001" url="https://www.radiocollection.fr/upload/news/main/6aa1591c879fd5.22769345.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sorti le 10 septembre 1976, <em>Let&rsquo;s Stick Together</em> c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui ses 49 ans. Le troisi&egrave;me album solo studio de Bryan Ferry est n&eacute; dans le sillage imm&eacute;diat de sa chanson-titre, avant de r&eacute;unir reprises, mat&eacute;riel personnel et morceaux li&eacute;s &agrave; Roxy Music.</strong></p>
<p></p>
<p>Tout commence par un titre, avant m&ecirc;me qu&rsquo;un album ne prenne forme. En mai 1976, Bryan Ferry publie sa version de <em>Let&rsquo;s Stick Together</em>, une chanson de Wilbert Harrison. Le single trouve son public au Royaume-Uni, o&ugrave; il reste dix semaines dans les classements. Quelques mois plus tard, il donnera son nom et son impulsion &agrave; un disque con&ccedil;u rapidement, au moment o&ugrave; Roxy Music est en pause et o&ugrave; la carri&egrave;re individuelle de son chanteur gagne en visibilit&eacute;.</p>
<p>Ferry a lui-m&ecirc;me r&eacute;sum&eacute; cette gen&egrave;se sans la charger de l&eacute;gende : &laquo; We recorded the single, &ldquo;Let&rsquo;s Stick Together&rdquo;, first. &raquo; La priorit&eacute; &eacute;tait donc claire. La reprise a pr&eacute;c&eacute;d&eacute; le reste, puis sa bonne r&eacute;ception a accompagn&eacute; la constitution de l&rsquo;album. Plut&ocirc;t qu&rsquo;un projet pens&eacute; comme un bloc conceptuel, <em>Let&rsquo;s Stick Together</em> s&rsquo;est assembl&eacute; autour de plusieurs composantes : des reprises, des enregistrements solo et du mat&eacute;riau d&eacute;j&agrave; li&eacute; &agrave; Roxy Music.</p>
<h2>&Agrave; AIR Studios, une session men&eacute;e sans d&eacute;tour</h2>
<p>Le travail se d&eacute;roule &agrave; AIR Studios, &agrave; Londres, un lieu que Ferry d&eacute;crira comme un tr&egrave;s bon studio. Son souvenir insiste surtout sur la vitesse et l&rsquo;atmosph&egrave;re des s&eacute;ances : &laquo; It was all done very quickly, with a great spirit. &raquo; Cette formule &eacute;claire la nature du disque. Sa coh&eacute;rence ne vient pas d&rsquo;un long programme arr&ecirc;t&eacute; &agrave; l&rsquo;avance, mais d&rsquo;un mouvement collectif et d&rsquo;une m&eacute;thode suffisamment souple pour accueillir des musiciens venus d&rsquo;horizons proches.</p>
<p>La chanson-titre marque notamment la premi&egrave;re collaboration de Ferry avec le guitariste Chris Spedding. Le chanteur ne dissimule pas son admiration : &laquo; He was, and is, a really great guitar player. &raquo; Cette rencontre apporte une figure nouvelle au dispositif, sans rompre pour autant avec le cercle d&eacute;j&agrave; familier de Ferry. Autour d&rsquo;eux apparaissent Paul Thompson, John Wetton, Phil Manzanera, Eddie Jobson, Mel Collins, Chris Mercer et John Gustafson.</p>
<p>Cette distribution &eacute;tendue ne correspond pas &agrave; un groupe de studio fixe. Elle montre plut&ocirc;t Ferry puisant dans un r&eacute;seau de collaborateurs, certains directement associ&eacute;s &agrave; l&rsquo;univers de Roxy Music, en fonction des morceaux. Phil Manzanera et John Gustafson participent ainsi &agrave; certains titres, tandis que <em>Re-Make/Re-Model</em> r&eacute;introduit explicitement dans le projet solo un morceau li&eacute; au r&eacute;pertoire de Roxy Music.</p>
<p>La fabrication repose &eacute;galement sur une &eacute;quipe technique pr&eacute;cise. Bryan Ferry partage la production avec Chris Thomas, tandis que Steve Nye et John Punter assurent l&rsquo;ing&eacute;nierie. Sur <em>Shame, Shame, Shame</em>, l&rsquo;arrangement de cordes sign&eacute; Ann O&rsquo;Dell illustre une autre possibilit&eacute; offerte par cette formule ouverte : le disque peut changer de traitement d&rsquo;un titre &agrave; l&rsquo;autre sans se limiter &agrave; un seul noyau instrumental.</p>
<h2>Jerry Hall, un clip express et des cris en renfort</h2>
<p>La rapidit&eacute; ne concerne pas seulement les s&eacute;ances en studio. Jerry Hall intervient sur <em>Let&rsquo;s Stick Together</em> en ajoutant des cris de soutien, puis appara&icirc;t dans le clip de la chanson, lui aussi tourn&eacute; tr&egrave;s vite. Ce d&eacute;tail prolonge l&rsquo;&eacute;nergie pragmatique de l&rsquo;enregistrement : le morceau est r&eacute;alis&eacute;, mis en images et lanc&eacute; avant que l&rsquo;album n&rsquo;arrive dans les bacs.</p>
<p>Ferry conservera pourtant une pr&eacute;f&eacute;rence pour l&rsquo;enregistrement original de Wilbert Harrison plut&ocirc;t que pour sa propre reprise. L&rsquo;aveu donne au morceau un statut singulier. Il ne s&rsquo;agit pas, dans son esprit, de pr&eacute;tendre effacer le mod&egrave;le. Sa version devient n&eacute;anmoins la pi&egrave;ce autour de laquelle tout le projet s&rsquo;organise, jusqu&rsquo;&agrave; lui transmettre son titre.</p>
<p>Ce point de d&eacute;part explique aussi pourquoi <em>Let&rsquo;s Stick Together</em> r&eacute;siste &agrave; une d&eacute;finition trop simple. Ce n&rsquo;est pas une compilation pure, mais un album studio hybride. Ferry y rassemble des sources diff&eacute;rentes au lieu de dissimuler leurs origines : une reprise plac&eacute;e au premier plan, d&rsquo;autres chansons retravaill&eacute;es, du mat&eacute;riel solo et des &eacute;chos directs de Roxy Music. En pleine pause du groupe, le chanteur ne coupe donc pas les liens avec ses partenaires ni avec son r&eacute;pertoire ant&eacute;rieur. Il les redistribue sous son propre nom.</p>
<h2>Un disque-charni&egrave;re plut&ocirc;t qu&rsquo;une rupture</h2>
<p>Lorsqu&rsquo;il para&icirc;t le 10 septembre 1976, <em>Let&rsquo;s Stick Together</em> est le troisi&egrave;me album solo studio de Bryan Ferry. Island Records le publie au Royaume-Uni, tandis qu&rsquo;Atlantic Records prend en charge l&rsquo;Am&eacute;rique du Nord. Des &eacute;ditions en vinyle et en cassette circulent &eacute;galement dans plusieurs territoires au cours du mois de septembre.</p>
<p>L&rsquo;album atteint la 19e place au Royaume-Uni. Aux &Eacute;tats-Unis, il se classe 160e : un r&eacute;sultat plus modeste, alors que sa pr&eacute;sence dans les classements de plusieurs pays confirme une circulation internationale. Cette trajectoire prolonge celle du single sans la reproduire exactement. La chanson-titre demeure le moteur le plus visible, mais le disque qui l&rsquo;entoure documente surtout un moment de bascule dans le parcours de Ferry.</p>
<p>Cette transition ne prend pas la forme d&rsquo;une d&eacute;claration de rupture avec Roxy Music. Elle se joue dans l&rsquo;organisation du travail : Ferry assume son troisi&egrave;me projet studio personnel, coproduit l&rsquo;ensemble, engage pour la premi&egrave;re fois Chris Spedding et continue parall&egrave;lement &agrave; travailler avec plusieurs musiciens de son entourage habituel. L&rsquo;identit&eacute; solo se pr&eacute;cise ainsi par assemblage, dans un album o&ugrave; la continuit&eacute; et le d&eacute;placement avancent ensemble.</p>
<p>En 2021, une &eacute;dition remasteris&eacute;e en vinyle a remis ce disque en circulation. Pr&eacute;sent&eacute;e comme issue des bandes originales, elle a &eacute;galement b&eacute;n&eacute;fici&eacute; d&rsquo;une supervision de Bryan Ferry pour son traitement visuel. Quarante-neuf ans apr&egrave;s la sortie initiale, <em>Let&rsquo;s Stick Together</em> conserve ainsi la trace tr&egrave;s concr&egrave;te de son point de d&eacute;part : une reprise enregistr&eacute;e la premi&egrave;re, une nouvelle collaboration &agrave; la guitare et un album mont&eacute; rapidement dans l&rsquo;&eacute;lan du single.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>U2 : Songs of Innocence fête ses 12 ans, des souvenirs de Dublin offerts à 500 millions de comptes</title>
      <description><![CDATA[U2 c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 12 ans de Songs of Innocence, mis &agrave; disposition gratuitement sur iTunes le 9 septembre 2014. Derri&egrave;re cette diffusion num&eacute;rique mondiale &agrave; plus d&rsquo;un ...]]></description>
      <pubDate>Tue, 08 Sep 2026 22:40:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radiocollection.fr/news/u2-songs-of-innocence-fete-ses-12-ans-des-souvenirs-de-dublin-offerts-a-500-millions-de-comptes-423</link>
      <guid>https://www.radiocollection.fr/news/u2-songs-of-innocence-fete-ses-12-ans-des-souvenirs-de-dublin-offerts-a-500-millions-de-comptes-423</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="72053" url="https://www.radiocollection.fr/upload/news/main/6aa05394c3e2a2.34053797.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>U2 c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 12 ans de <em>Songs of Innocence</em>, mis &agrave; disposition gratuitement sur iTunes le 9 septembre 2014. Derri&egrave;re cette diffusion num&eacute;rique mondiale &agrave; plus d&rsquo;un demi-milliard de comptes se trouvait un album autobiographique longuement retravaill&eacute;, dans lequel le groupe remontait vers son adolescence &agrave; Dublin, ses premi&egrave;res rencontres musicales et plusieurs blessures familiales.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&Agrave; Cupertino, U2 attend la fin du keynote Apple pour entrer en sc&egrave;ne. Le groupe joue &laquo; The Miracle (of Joey Ramone) &raquo;, puis Tim Cook annonce que <em>Songs of Innocence</em> est disponible d&egrave;s cet instant dans les biblioth&egrave;ques iTunes du monde entier. Le treizi&egrave;me album studio de U2 appara&icirc;t ainsi sans campagne de sortie traditionnelle pr&eacute;alable, au terme d&rsquo;une pr&eacute;sentation technologique qui donne une audience imm&eacute;diate et massive &agrave; un disque tourn&eacute; vers des souvenirs beaucoup plus anciens.</p>
<h2>Cinq ann&eacute;es de sessions, d&rsquo;abandons et de r&eacute;&eacute;critures</h2>
<p>Le projet arrive cinq ans apr&egrave;s <em>No Line on the Horizon</em>, publi&eacute; en 2009. Entre les deux albums, U2 accumule les s&eacute;ances de travail, abandonne certaines pistes et r&eacute;oriente plusieurs fois son projet. Les chansons qui formeront finalement <em>Songs of Innocence</em> sont &eacute;crites et reprises sur plusieurs ann&eacute;es, loin du d&eacute;roulement lin&eacute;aire d&rsquo;un enregistrement r&eacute;alis&eacute; dans un seul studio.</p>
<p>Les sessions circulent notamment entre Dublin, Los Angeles, New York et Londres. Danger Mouse demeure le producteur principal, mais Ryan Tedder, Paul Epworth, Flood et Declan Gaffney participent &eacute;galement au disque. Cette organisation conduit le groupe &agrave; reprendre de nombreuses maquettes et &agrave; faire passer certains morceaux entre plusieurs collaborateurs avant d&rsquo;en arr&ecirc;ter les versions d&eacute;finitives.</p>
<p>Au fil de cette longue gestation, U2 trouve son fil conducteur dans son propre pass&eacute;. Le groupe d&eacute;cide de revenir sur sa jeunesse &agrave; Dublin, les premi&egrave;res amours, l&rsquo;influence des Ramones, les Troubles en Irlande du Nord et la disparition de proches. &laquo; Nous voulions &eacute;crire sur l&rsquo;endroit d&rsquo;o&ugrave; nous venons &raquo;, explique alors Bono.</p>
<h2>&laquo; The Miracle &raquo;, d&rsquo;un loop de batterie au souvenir des Ramones</h2>
<p>La transformation de &laquo; The Miracle (of Joey Ramone) &raquo; r&eacute;sume &agrave; elle seule la m&eacute;thode de fabrication de l&rsquo;album. Le morceau na&icirc;t en 2010 pendant une session avec Danger Mouse, &agrave; partir d&rsquo;un simple loop de batterie et d&rsquo;une guitare acoustique. Ryan Tedder et Paul Epworth contribuent ensuite &agrave; en faire une composition plus rock, provisoirement baptis&eacute;e &laquo; Siren &raquo;.</p>
<p>Ce titre de travail fait r&eacute;f&eacute;rence &agrave; un vers comparant la musique des Ramones &agrave; un chant de sir&egrave;ne. Bono r&eacute;&eacute;crit finalement le texte pour rendre directement hommage &agrave; Joey Ramone et &agrave; un concert des Ramones vu &agrave; Dublin pendant son adolescence. Cette soir&eacute;e avait contribu&eacute; &agrave; lui donner confiance dans sa propre mani&egrave;re de chanter. Sa formule r&eacute;sume la port&eacute;e personnelle du souvenir : &laquo; Joey Ramone m&rsquo;a donn&eacute; la permission d&rsquo;&ecirc;tre moi-m&ecirc;me. &raquo;</p>
<p>Le 9 septembre 2014, cette chanson reliant les d&eacute;buts de U2 &agrave; ses influences adolescentes devient la vitrine du partenariat avec Apple. Quelques jours apr&egrave;s sa pr&eacute;sentation &agrave; Cupertino, elle est envoy&eacute;e aux radios am&eacute;ricaines comme premier single, d&rsquo;abord au format Triple A puis aupr&egrave;s des radios rock modernes. Une promotion radiophonique classique accompagne ainsi un album d&eacute;j&agrave; distribu&eacute; &agrave; une &eacute;chelle inhabituelle.</p>
<h2>Iris et Cedarwood Road replacent Dublin au centre du r&eacute;cit</h2>
<p>D&rsquo;autres chansons resserrent encore le propos autour de la jeunesse de Bono. Dans &laquo; Iris (Hold Me Close) &raquo;, le chanteur revient sur la mort de sa m&egrave;re, survenue alors qu&rsquo;il &eacute;tait adolescent. Le morceau &eacute;voque la persistance de cette pr&eacute;sence maternelle et la mani&egrave;re dont cette perte a fa&ccedil;onn&eacute; sa personnalit&eacute; ainsi que l&rsquo;histoire du groupe.</p>
<p>&laquo; Cedarwood Road &raquo; s&rsquo;ancre, elle, dans une adresse pr&eacute;cise : la rue de Dublin o&ugrave; Bono a grandi. Le texte fait remonter les tensions sociales et religieuses de son adolescence, mais aussi le souvenir d&rsquo;un ami d&rsquo;enfance qui lui apporta une forme de stabilit&eacute; durant cette p&eacute;riode. L&rsquo;autobiographie annonc&eacute;e par U2 ne repose donc pas seulement sur des &eacute;vocations g&eacute;n&eacute;rales : elle passe par des lieux, des personnes et des &eacute;v&eacute;nements identifiables.</p>
<p>Le groupe relie &eacute;galement ce retour &agrave; l&rsquo;adolescence aux premi&egrave;res amours et aux Troubles en Irlande du Nord. Les chansons deviennent les diff&eacute;rents points d&rsquo;entr&eacute;e d&rsquo;un m&ecirc;me projet : retrouver ce qui pr&eacute;c&eacute;dait U2, puis observer comment ces exp&eacute;riences ont particip&eacute; &agrave; sa formation.</p>
<h2>Le cadeau Apple se transforme en controverse</h2>
<p>La diffusion choisie pour <em>Songs of Innocence</em> cr&eacute;e pourtant un contraste imm&eacute;diat avec cette mati&egrave;re intime. Apple pr&eacute;sente l&rsquo;op&eacute;ration comme un cadeau universel et comme la plus vaste sortie d&rsquo;album jamais organis&eacute;e, avec plus d&rsquo;un demi-milliard de copies distribu&eacute;es. L&rsquo;album est propos&eacute; gratuitement et exclusivement sur iTunes, iTunes Radio et Beats Music pendant environ cinq semaines.</p>
<p>Mais le disque n&rsquo;est pas seulement rendu accessible : il appara&icirc;t automatiquement dans les biblioth&egrave;ques iTunes. Une partie des utilisateurs proteste contre l&rsquo;arriv&eacute;e d&rsquo;un album qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas demand&eacute;. Quelques jours plus tard, Apple met en ligne une page sp&eacute;cialement con&ccedil;ue pour permettre de retirer facilement <em>Songs of Innocence</em> des comptes concern&eacute;s.</p>
<p>La controverse prend alors une place importante dans le d&eacute;bat public, sans r&eacute;sumer l&rsquo;accueil r&eacute;serv&eacute; aux chansons. La r&eacute;ception critique est contrast&eacute;e mais majoritairement positive, plusieurs m&eacute;dias relevant notamment la dimension personnelle du projet. Le dispositif Apple et le contenu de l&rsquo;album suivent cependant deux trajectoires m&eacute;diatiques difficiles &agrave; s&eacute;parer.</p>
<h2>Une sortie physique un mois apr&egrave;s le lancement num&eacute;rique</h2>
<p>L&rsquo;anniversaire c&eacute;l&eacute;br&eacute; aujourd&rsquo;hui correspond pr&eacute;cis&eacute;ment &agrave; la diffusion num&eacute;rique mondiale du 9 septembre 2014. La commercialisation physique intervient plus tard : CD, &eacute;ditions deluxe et vinyles commencent &agrave; para&icirc;tre dans plusieurs territoires avant une sortie mondiale annonc&eacute;e le 13 octobre par Island Records. L&rsquo;Am&eacute;rique du Nord, le Mexique et le Japon connaissent encore des dates l&eacute;g&egrave;rement diff&eacute;rentes.</p>
<p>Cette seconde &eacute;tape apporte aussi une image au projet. La pochette physique montre Larry Mullen Jr. serrant son fils Elvis contre lui, le visage du batteur &eacute;tant partiellement dissimul&eacute; par celui de son enfant. La photographie est pens&eacute;e comme une m&eacute;taphore de la protection, de la transmission et du passage de l&rsquo;innocence, en &eacute;cho aux histoires familiales racont&eacute;es dans le disque.</p>
<h2>Un album intime pris dans une op&eacute;ration de masse</h2>
<p>Douze ans apr&egrave;s sa mise en ligne, <em>Songs of Innocence</em> reste associ&eacute; &agrave; deux r&eacute;cits simultan&eacute;s. Le premier est celui d&rsquo;un album pr&eacute;par&eacute; entre 2010 et 2014, d&eacute;plac&eacute; entre plusieurs villes et producteurs, puis recentr&eacute; sur Dublin, les Ramones, la famille et les pertes de l&rsquo;adolescence. Le second tient &agrave; une d&eacute;cision de publication qui l&rsquo;a plac&eacute; instantan&eacute;ment dans des centaines de millions de biblioth&egrave;ques num&eacute;riques.</p>
<p>Cette opposition &eacute;claire la singularit&eacute; de sa naissance : U2 a confi&eacute; ses souvenirs les plus personnels &agrave; l&rsquo;un des dispositifs de diffusion les plus massifs disponibles en 2014. La sc&egrave;ne de Cupertino en r&eacute;sume le paradoxe. Une chanson n&eacute;e d&rsquo;un souvenir adolescent et lentement transform&eacute;e en studio a pr&eacute;c&eacute;d&eacute; l&rsquo;apparition imm&eacute;diate de tout l&rsquo;album sur environ 500 millions de comptes.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Seal IV a 23 ans : l’album que Seal a reconstruit après avoir tout recommencé</title>
      <description><![CDATA[Le 9 septembre 2003, Seal publiait Seal IV. Vingt-trois ans plus tard, l&rsquo;album reste associ&eacute; &agrave; Love&rsquo;s Divine et &agrave; cette voix imm&eacute;diatement reconnaissable. Mais derri&egrave;re ce quatri&...]]></description>
      <pubDate>Tue, 08 Sep 2026 22:35:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radiocollection.fr/news/seal-iv-a-23-ans-l-album-que-seal-a-reconstruit-apres-avoir-tout-recommence-424</link>
      <guid>https://www.radiocollection.fr/news/seal-iv-a-23-ans-l-album-que-seal-a-reconstruit-apres-avoir-tout-recommence-424</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="92245" url="https://www.radiocollection.fr/upload/news/main/6aa055064a54d4.31762618.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><b>Le 9 septembre 2003, Seal publiait <em>Seal IV</em>. Vingt-trois ans plus tard, l&rsquo;album reste associ&eacute; &agrave; <em>Love&rsquo;s Divine</em> et &agrave; cette voix imm&eacute;diatement reconnaissable. Mais derri&egrave;re ce quatri&egrave;me disque studio se cache surtout une histoire beaucoup moins tranquille : avant de l&rsquo;enregistrer, Seal avait pratiquement termin&eacute; un autre album&hellip; avant de d&eacute;cider de tout abandonner et de repartir de z&eacute;ro.</b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cinq ann&eacute;es s&rsquo;&eacute;taient &eacute;coul&eacute;es depuis <em>Human Being</em>, sorti en 1998. Une attente inhabituellement longue, m&ecirc;me pour un artiste qui n&rsquo;a jamais sembl&eacute; vouloir suivre le rythme impos&eacute; par l&rsquo;industrie musicale. En r&eacute;alit&eacute;, Seal n&rsquo;&eacute;tait pas rest&eacute; inactif : il avait travaill&eacute; sur un projet qui devait succ&eacute;der &agrave; <em>Human Being</em>, avant de prendre une d&eacute;cision radicale.</p>
<h2>Un album termin&eacute;&hellip; puis abandonn&eacute;</h2>
<p>En 2003, Seal expliquait avoir enregistr&eacute; quasiment tout un album avant de r&eacute;aliser qu&rsquo;il ne correspondait pas au niveau qu&rsquo;il exigeait de lui-m&ecirc;me. Le projet, connu sous le nom de <em>Togetherland</em>, ne sortira finalement jamais sous cette forme.</p>
<p>Plut&ocirc;t que de publier un disque auquel il ne croyait plus totalement, Seal pr&eacute;f&egrave;re recommencer. Une d&eacute;cision particuli&egrave;rement lourde apr&egrave;s plusieurs ann&eacute;es de travail. Il confiera alors que le plus difficile n&rsquo;avait pas seulement &eacute;t&eacute; d&rsquo;abandonner ces chansons, mais de retrouver suffisamment de concentration et d&rsquo;envie pour repartir de z&eacute;ro.</p>
<p>Le pr&eacute;c&eacute;dent album, <em>Human Being</em>, avait par ailleurs connu des r&eacute;sultats commerciaux nettement inf&eacute;rieurs &agrave; ceux de son immense succ&egrave;s de 1994. Seal lui-m&ecirc;me le d&eacute;crira sans d&eacute;tour comme un &eacute;chec commercial. Le prochain disque devait donc &ecirc;tre davantage qu&rsquo;un simple retour.</p>
<h2>Quitter Los Angeles pour retrouver Londres</h2>
<p>Apr&egrave;s avoir v&eacute;cu pendant une douzaine d&rsquo;ann&eacute;es &agrave; Los Angeles, Seal d&eacute;cide de revenir dans sa ville natale. Londres devient une partie essentielle du processus de cr&eacute;ation de <em>Seal IV</em>.</p>
<p>Il retourne notamment dans les quartiers de Paddington et Kilburn, marche dans les rues de son enfance et cherche &agrave; retrouver des sensations tr&egrave;s pr&eacute;cises : les voix, les odeurs, les commerces, mais aussi le souvenir des trajets en bus qu&rsquo;il effectuait adolescent avec son casque sur les oreilles.</p>
<p>Seal expliquera que ce retour aux sources a raviv&eacute; quelque chose qu&rsquo;il avait perdu. Ce n&rsquo;&eacute;tait donc pas seulement un changement de studio ou de d&eacute;cor : il cherchait &agrave; retrouver la mani&egrave;re dont il ressentait la musique avant que sa carri&egrave;re ne devienne internationale.</p>
<h2><em>Love&rsquo;s Divine</em>, le signe que l&rsquo;inspiration &eacute;tait revenue</h2>
<p>La m&eacute;thode finit par fonctionner. Parmi les chansons qui &eacute;mergent de cette nouvelle p&eacute;riode figure <em>Love&rsquo;s Divine</em>, &eacute;crite par Seal avec Mark Batson.</p>
<p>Seal racontera que la naissance du morceau avait provoqu&eacute; chez lui une r&eacute;action imm&eacute;diate et tr&egrave;s &eacute;motionnelle. La chanson, construite autour de la perte de rep&egrave;res, du besoin d&rsquo;amour et de r&eacute;demption, devient naturellement l&rsquo;un des points centraux de l&rsquo;album.</p>
<p>Dans une interview donn&eacute;e au moment de la sortie du disque, Seal opposait d&rsquo;ailleurs volontiers deux morceaux : <em>Get It Together</em>, pens&eacute; autour d&rsquo;une id&eacute;e d&rsquo;unit&eacute; et de rapprochement, et <em>Love&rsquo;s Divine</em>, qu&rsquo;il consid&eacute;rait davantage comme une forme de catharsis permettant de traverser les p&eacute;riodes difficiles.</p>
<h2>Trevor Horn retrouve Seal</h2>
<p>Pour donner forme &agrave; ce nouveau d&eacute;part, Seal retrouve surtout Trevor Horn, producteur essentiel de son parcours depuis ses d&eacute;buts. L&rsquo;homme derri&egrave;re une partie du son de <em>Crazy</em> ou <em>Kiss from a Rose</em> reprend donc sa place aux commandes, aux c&ocirc;t&eacute;s notamment de Mark Batson.</p>
<p>Seal ne cachait pas son admiration pour Horn, qu&rsquo;il d&eacute;crivait &agrave; l&rsquo;&eacute;poque comme un producteur capable aussi bien de comprendre la th&eacute;orie musicale que de jouer de plusieurs instruments et, surtout, de pousser les musiciens au-del&agrave; de ce qu&rsquo;ils pensaient pouvoir r&eacute;aliser.</p>
<p>Le r&eacute;sultat est un disque extr&ecirc;mement travaill&eacute;, m&ecirc;lant soul, pop, orchestrations, &eacute;lectronique et quelques touches plus rythmiques. Outre <em>Love&rsquo;s Divine</em>, l&rsquo;album contient notamment <em>Get It Together</em>, <em>Waiting for You</em>, <em>My Vision</em>, <em>Where There&rsquo;s Gold</em> et <em>Heavenly&hellip; (Good Feeling)</em>.</p>
<h2>Un retour commercial r&eacute;ussi, malgr&eacute; une critique partag&eacute;e</h2>
<p>&Agrave; sa sortie, <em>Seal IV</em> obtient des r&eacute;sultats nettement sup&eacute;rieurs &agrave; ceux de <em>Human Being</em>. L&rsquo;album atteint la troisi&egrave;me place du Billboard 200 aux &Eacute;tats-Unis, alors le meilleur classement am&eacute;ricain de la carri&egrave;re de Seal, et la quatri&egrave;me place au Royaume-Uni. Il se classe &eacute;galement parmi les meilleures ventes dans plusieurs pays europ&eacute;ens.</p>
<p>La presse, elle, se montre plus divis&eacute;e. Certains critiques saluent &agrave; nouveau la qualit&eacute; exceptionnelle de la voix de Seal et le soin apport&eacute; &agrave; la production, tandis que d&rsquo;autres reprochent au disque un son trop confortable ou trop proche de celui de ses albums pr&eacute;c&eacute;dents. Sur Metacritic, l&rsquo;ensemble des critiques r&eacute;unies aboutit &agrave; une r&eacute;ception qualifi&eacute;e de mitig&eacute;e.</p>
<p>Avec le recul, cette prudence critique raconte pourtant assez mal l&rsquo;histoire de <em>Seal IV</em>. L&rsquo;album marque surtout le moment o&ugrave; Seal, apr&egrave;s avoir dout&eacute; suffisamment de son travail pour jeter plusieurs ann&eacute;es de musique, parvient &agrave; retrouver son identit&eacute; en revenant litt&eacute;ralement l&agrave; o&ugrave; tout avait commenc&eacute;.</p>
<h2>23 ans plus tard</h2>
<p>Le 9 septembre 2026, <em>Seal IV</em> f&ecirc;te donc ses 23 ans. Et derri&egrave;re la sophistication de <em>Love&rsquo;s Divine</em> ou la production millim&eacute;tr&eacute;e de Trevor Horn se cache finalement une id&eacute;e assez simple : parfois, le meilleur moyen de retrouver sa musique consiste &agrave; accepter de jeter ce que l&rsquo;on vient de faire.</p>
<p>Pour Seal, cela aura n&eacute;cessit&eacute; cinq ann&eacute;es, un album abandonn&eacute; et un retour dans les rues de Londres. Le r&eacute;sultat est devenu l&rsquo;un de ses plus importants succ&egrave;s des ann&eacute;es 2000.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Ray Wilson : Genesis vs Stiltskin fête ses 15 ans, trois heures pour réunir ses répertoires</title>
      <description><![CDATA[Ray Wilson publiait Genesis vs Stiltskin le 9 septembre 2011 : l&rsquo;album live f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 15 ans. Avec Stiltskin et le Berlin Symphony Ensemble, le chanteur r&eacute;unissait alors ses chansons solo, son r...]]></description>
      <pubDate>Tue, 08 Sep 2026 22:30:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radiocollection.fr/news/ray-wilson-genesis-vs-stiltskin-fete-ses-15-ans-trois-heures-pour-reunir-ses-repertoires-422</link>
      <guid>https://www.radiocollection.fr/news/ray-wilson-genesis-vs-stiltskin-fete-ses-15-ans-trois-heures-pour-reunir-ses-repertoires-422</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="171110" url="https://www.radiocollection.fr/upload/news/main/6aa052c07cbc37.19431007.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ray Wilson publiait <em>Genesis vs Stiltskin</em> le 9 septembre 2011 : l&rsquo;album live f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 15 ans. Avec Stiltskin et le Berlin Symphony Ensemble, le chanteur r&eacute;unissait alors ses chansons solo, son r&eacute;pertoire avec Genesis et celui de Stiltskin dans un concert de pr&egrave;s de trois heures. Un projet r&eacute;trospectif dont l&rsquo;intitul&eacute; sera repris quelques ann&eacute;es plus tard.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au tournant des ann&eacute;es 2010, Ray Wilson choisit la sc&egrave;ne pour mettre en regard les diff&eacute;rentes p&eacute;riodes de son parcours. Le programme qui donnera naissance &agrave; <em>Genesis vs Stiltskin</em> ne se limite ni &agrave; son passage chez Genesis dans les ann&eacute;es 1990, ni au retour de Stiltskin amorc&eacute; au milieu des ann&eacute;es 2000 avec <em>She</em>. Il les rassemble, tout en r&eacute;servant une place aux chansons publi&eacute;es sous son propre nom.</p>
<h2>Un programme b&acirc;ti comme un panorama</h2>
<p>Le titre <em>Genesis vs Stiltskin</em> annonce une confrontation, mais le programme repose surtout sur un rapprochement. Ray Wilson y reprend des chansons associ&eacute;es &agrave; Genesis, notamment au r&eacute;pertoire de <em>Calling All Stations</em>, les fait cohabiter avec les titres de Stiltskin et compl&egrave;te cet ensemble par son travail solo. Le concert devient ainsi une r&eacute;trospective organis&eacute;e autour d&rsquo;un m&ecirc;me interpr&egrave;te.</p>
<p>Cette construction correspond &agrave; la trajectoire de Wilson &agrave; cette p&eacute;riode. Son travail avec Genesis appartient aux ann&eacute;es 1990, tandis que Stiltskin a repris son activit&eacute; au milieu de la d&eacute;cennie suivante. En r&eacute;unissant ces r&eacute;pertoires dans une m&ecirc;me repr&eacute;sentation, <em>Genesis vs Stiltskin</em> donne une forme sc&eacute;nique &agrave; une carri&egrave;re jusque-l&agrave; r&eacute;partie entre plusieurs noms et plusieurs catalogues.</p>
<p>La partie solo emp&ecirc;che &eacute;galement le projet de se r&eacute;duire &agrave; un face-&agrave;-face entre deux groupes. &laquo; Ought to be Resting &raquo;, pr&eacute;sente dans le r&eacute;pertoire live de Ray Wilson au tournant des ann&eacute;es 2010, participe &agrave; ce troisi&egrave;me volet. Les sources disponibles ne livrent pas de r&eacute;cit particulier sur son &eacute;criture ou son enregistrement, mais sa pr&eacute;sence dans ces concerts pr&eacute;cise la logique du programme : relier plut&ocirc;t que s&eacute;parer.</p>
<h2>Le Berlin Symphony Ensemble &eacute;largit le dispositif</h2>
<p>Pour porter ce panorama sur sc&egrave;ne, Ray Wilson ne s&rsquo;entoure pas seulement de Stiltskin. Le Berlin Symphony Ensemble participe &eacute;galement &agrave; l&rsquo;enregistrement, ajoutant des arrangements symphoniques au dispositif du groupe rock. Cette collaboration donne au concert sa particularit&eacute; de production la mieux document&eacute;e : les chansons issues de p&eacute;riodes diff&eacute;rentes sont reprises dans un cadre orchestral commun.</p>
<p>Le projet prend alors des proportions inhabituelles pour un album live. Sa version physique se d&eacute;ploie sur trois CD accompagn&eacute;s d&rsquo;un DVD. Plus de trente titres composent l&rsquo;ensemble, pour une dur&eacute;e totale proche de trois heures. Le coffret cherche moins &agrave; isoler quelques moments du concert qu&rsquo;&agrave; conserver un vaste &eacute;tat des lieux des prestations de Ray Wilson &agrave; cette &eacute;poque.</p>
<p>Les sources disponibles ne d&eacute;taillent ni le studio, ni les prises, ni d&rsquo;&eacute;ventuels d&eacute;saccords de production. L&rsquo;histoire de la fabrication se lit donc principalement dans ce choix de format et dans la r&eacute;union des participants : Stiltskin d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, un ensemble symphonique berlinois de l&rsquo;autre, et Ray Wilson au centre d&rsquo;un programme couvrant plusieurs chapitres de sa carri&egrave;re.</p>
<h2>&laquo; Inside &raquo; face aux chansons de Calling All Stations</h2>
<p>Deux p&ocirc;les donnent sa lisibilit&eacute; au concert. &laquo; Inside &raquo; repr&eacute;sente le versant Stiltskin du parcours de Ray Wilson et son r&eacute;pertoire post-grunge des ann&eacute;es 1990. Dans <em>Genesis vs Stiltskin</em>, la chanson se retrouve au sein d&rsquo;un set qui accueille &eacute;galement des morceaux associ&eacute;s &agrave; Genesis, cr&eacute;ant le contraste annonc&eacute; par le titre de l&rsquo;album.</p>
<p>Les chansons de <em>Calling All Stations</em>, album enregistr&eacute; par Wilson avec Genesis en 1997, remplissent une autre fonction. Leur reprise permet de rappeler cette p&eacute;riode et d&rsquo;en proposer des versions live post&eacute;rieures &agrave; la tourn&eacute;e du groupe. Le concert ne traite donc pas ce passage comme une simple mention biographique : il le replace concr&egrave;tement dans le r&eacute;pertoire que Wilson continue d&rsquo;interpr&eacute;ter.</p>
<p>Ce voisinage entre &laquo; Inside &raquo;, les chansons de <em>Calling All Stations</em> et les titres solo r&eacute;sume le principe du disque. Chaque morceau renvoie &agrave; une formation ou &agrave; une &eacute;tape distincte, mais l&rsquo;encha&icirc;nement les inscrit dans une seule repr&eacute;sentation. L&rsquo;apport du Berlin Symphony Ensemble fournit &agrave; cette s&eacute;lection disparate un cadre orchestral partag&eacute;.</p>
<h2>Trois CD et un DVD publi&eacute;s sous le nom de Ray Wilson</h2>
<p><em>Genesis vs Stiltskin</em> para&icirc;t sous le nom de Ray Wilson et non sous celui de l&rsquo;un des deux groupes mentionn&eacute;s dans son titre. La sortie internationale est document&eacute;e au 9 septembre 2011, en num&eacute;rique et en CD, sous le label Jaggy D UG. Certains documents polonais retiennent toutefois le 12 septembre comme date locale ; l&rsquo;anniversaire c&eacute;l&eacute;br&eacute; aujourd&rsquo;hui correspond &agrave; la date internationale indiqu&eacute;e par les plateformes et les bases discographiques.</p>
<p>Le disque trouve notamment un public en Allemagne. Il atteint la 21e place du classement national et y demeure pr&eacute;sent pendant plusieurs semaines &agrave; la fin de l&rsquo;ann&eacute;e 2011. Ce r&eacute;sultat offre un rep&egrave;re concret pour mesurer la r&eacute;ception d&rsquo;un coffret dont le format &mdash; trois disques et un DVD &mdash; demandait un engagement bien diff&eacute;rent de celui d&rsquo;un simple album de concert.</p>
<h2>Un intitul&eacute; repris pour un nouveau concert-synth&egrave;se</h2>
<p>Le principe ne s&rsquo;arr&ecirc;te pas au coffret de 2011. En 2014 para&icirc;t <em>Genesis vs Stiltskin: 20 Years and More</em>, un autre projet live, &eacute;dit&eacute; notamment par Polskie Radio. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une r&eacute;&eacute;dition de l&rsquo;album c&eacute;l&eacute;br&eacute; aujourd&rsquo;hui, mais d&rsquo;un nouveau document sur DVD et CD reprenant son id&eacute;e de concert r&eacute;trospectif.</p>
<p>Cette fois, le programme &eacute;largit encore la perspective, de Guaranteed Pure &agrave; Genesis, en passant par Stiltskin et les &oelig;uvres alors plus r&eacute;centes de Ray Wilson. &laquo; The Airport Song &raquo;, &laquo; Inside &raquo; et &laquo; Calling All Stations &raquo; figurent parmi les rep&egrave;res de ce parcours. Le retour de l&rsquo;expression <em>Genesis vs Stiltskin</em> confirme que la formule trouv&eacute;e en 2011 pouvait servir de cadre durable pour raconter la carri&egrave;re du chanteur sur sc&egrave;ne.</p>
<h2>Une r&eacute;trospective devenue un rep&egrave;re de sa carri&egrave;re solo</h2>
<p>Dans les discographies et les biographies consacr&eacute;es &agrave; Ray Wilson, <em>Genesis vs Stiltskin</em> est r&eacute;guli&egrave;rement plac&eacute; aux c&ocirc;t&eacute;s de <em>Chasing Rainbows</em>, paru en 2013, et de <em>Makes Me Think of Home</em>, sorti en 2016. Sa particularit&eacute; reste toutefois celle d&rsquo;une r&eacute;trospective live : au lieu de refermer une p&eacute;riode, le coffret organise la coexistence de plusieurs r&eacute;pertoires.</p>
<p>Quinze ans apr&egrave;s sa sortie, l&rsquo;album documente ainsi une d&eacute;cision pr&eacute;cise dans le parcours de Wilson : faire tenir pr&egrave;s de trois heures de carri&egrave;re dans un m&ecirc;me programme, avec Stiltskin et le Berlin Symphony Ensemble. La reprise du concept en 2014 montre que cette r&eacute;union ne constituait pas seulement le titre d&rsquo;un disque, mais une mani&egrave;re r&eacute;utilisable de pr&eacute;senter sur sc&egrave;ne ses ann&eacute;es Genesis, Stiltskin et solo.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>KT Tunstall : Nut fête ses 4 ans, l’album qui referme sa trilogie âme-corps-esprit</title>
      <description><![CDATA[KT Tunstall c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 4 ans de Nut, publi&eacute; le 9 septembre 2022. Son septi&egrave;me album studio n&rsquo;est pas con&ccedil;u comme un projet isol&eacute; : il ach&egrave;ve une trilogie co...]]></description>
      <pubDate>Tue, 08 Sep 2026 22:25:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radiocollection.fr/news/kt-tunstall-nut-fete-ses-4-ans-l-album-qui-referme-sa-trilogie-ame-corps-esprit-421</link>
      <guid>https://www.radiocollection.fr/news/kt-tunstall-nut-fete-ses-4-ans-l-album-qui-referme-sa-trilogie-ame-corps-esprit-421</guid>
      <enclosure type="image/jpeg" length="186678" url="https://www.radiocollection.fr/upload/news/main/6aa0524ece8337.10193678.jpg"/>
      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>KT Tunstall c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui les 4 ans de <em>Nut</em>, publi&eacute; le 9 septembre 2022. Son septi&egrave;me album studio n&rsquo;est pas con&ccedil;u comme un projet isol&eacute; : il ach&egrave;ve une trilogie commenc&eacute;e avec <em>Kin</em> en 2016, poursuivie par <em>Wax</em> en 2018 et organis&eacute;e autour de l&rsquo;&acirc;me, du corps et de l&rsquo;esprit. Ce dernier chapitre place la dimension mentale au centre du r&eacute;cit.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En 2016, <em>Kin</em> ouvre un cycle qui ne trouvera son terme que six ans plus tard. Lorsque <em>Wax</em> para&icirc;t en 2018, le projet s&rsquo;inscrit d&eacute;j&agrave; dans une construction plus large. Avec <em>Nut</em>, KT Tunstall apporte finalement la troisi&egrave;me pi&egrave;ce de cet ensemble et donne &agrave; trois albums successifs une logique commune.</p>
<h2>Trois albums pour relier l&rsquo;&acirc;me, le corps et l&rsquo;esprit</h2>
<p>Cette architecture constitue la v&eacute;ritable porte d&rsquo;entr&eacute;e de <em>Nut</em>. KT Tunstall pr&eacute;sente elle-m&ecirc;me la trilogie comme une exploration de l&rsquo;&acirc;me, du corps et de l&rsquo;esprit. Le disque de 2022 prend en charge ce troisi&egrave;me th&egrave;me : la pens&eacute;e, les perceptions int&eacute;rieures et les m&eacute;canismes par lesquels une personne se reconstruit.</p>
<p>Le choix du titre prend ainsi place dans un projet pens&eacute; sur plusieurs ann&eacute;es. <em>Nut</em> n&rsquo;arrive pas seulement apr&egrave;s deux autres albums dans une discographie : il doit refermer un cycle ouvert avec <em>Kin</em>. Son statut de septi&egrave;me album studio s&rsquo;efface presque derri&egrave;re cette fonction narrative, largement mise en avant au moment de sa publication.</p>
<h2>Avec Nut, la neuroplasticit&eacute; devient un fil conducteur</h2>
<p>Pour relier les chansons, KT Tunstall ne revendique pas d&rsquo;abord une unit&eacute; de style. La pr&eacute;sentation du disque insiste plut&ocirc;t sur la neuroplasticit&eacute;, c&rsquo;est-&agrave;-dire sur la capacit&eacute; de l&rsquo;esprit &agrave; se r&eacute;organiser apr&egrave;s des exp&eacute;riences fortes. Cette r&eacute;flexion fournit &agrave; <em>Nut</em> sa coh&eacute;rence et pr&eacute;cise ce que repr&eacute;sente ici le volet consacr&eacute; &agrave; l&rsquo;esprit.</p>
<p>L&rsquo;album peut donc se lire comme l&rsquo;aboutissement conceptuel d&rsquo;une progression commenc&eacute;e en 2016. Apr&egrave;s avoir pos&eacute; le cadre de l&rsquo;&acirc;me, du corps et de l&rsquo;esprit, KT Tunstall r&eacute;serve au dernier &eacute;pisode les questions de reconstruction mentale. Cette d&eacute;cision permet &eacute;galement de rassembler les morceaux autour d&rsquo;un sujet commun sans les r&eacute;duire &agrave; une simple description musicale.</p>
<h2>&laquo; Private Eyes &raquo;, une porte ouverte sur les perceptions int&eacute;rieures</h2>
<p>Parmi les chansons mises en avant dans les pr&eacute;sentations &eacute;ditoriales et sur les plateformes de streaming, &laquo; Private Eyes &raquo; occupe une place particuli&egrave;re. Le morceau s&rsquo;inscrit dans le th&egrave;me g&eacute;n&eacute;ral des perceptions int&eacute;rieures qui traverse <em>Nut</em>. Il constitue ainsi l&rsquo;un des acc&egrave;s les plus directs au principe mental choisi pour conclure la trilogie.</p>
<p>Les circonstances pr&eacute;cises de son &eacute;criture et de son enregistrement n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; d&eacute;taill&eacute;es dans les pr&eacute;sentations disponibles. Son r&ocirc;le au sein du disque est n&eacute;anmoins identifiable : &laquo; Private Eyes &raquo; fait partie des titres retenus pour mettre en &eacute;vidence la r&eacute;flexion de KT Tunstall sur ce qui se joue &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur de l&rsquo;esprit.</p>
<h2>&laquo; Dear Shadow &raquo; et les parties cach&eacute;es de soi</h2>
<p>&laquo; Dear Shadow &raquo; prolonge cette orientation sous un autre angle. Pr&eacute;sente dans le programme de <em>Nut</em> et elle aussi mise en avant sur les plateformes, la chanson contribue &agrave; la r&eacute;flexion sur les aspects plus sombres ou dissimul&eacute;s de soi. Son titre entre ainsi en r&eacute;sonance avec le principe d&rsquo;un album tourn&eacute; vers les mouvements int&eacute;rieurs.</p>
<p>&Agrave; elles deux, &laquo; Private Eyes &raquo; et &laquo; Dear Shadow &raquo; illustrent la mani&egrave;re dont le projet est pr&eacute;sent&eacute; au public : non comme une collection d&rsquo;histoires ind&eacute;pendantes, mais comme un ensemble de chansons reli&eacute;es par des pr&eacute;occupations mentales et &eacute;motionnelles. Leur pr&eacute;sence r&eacute;guli&egrave;re sur RADIO COLLECTION en fait &eacute;galement deux points de rep&egrave;re familiers dans ce dernier volet.</p>
<h2>Une sortie pr&eacute;par&eacute;e autour de la fin du cycle</h2>
<p><em>Nut</em> est officiellement annonc&eacute; en juin 2022. Un premier single, diffus&eacute; avant l&rsquo;album, est charg&eacute; d&rsquo;en introduire l&rsquo;univers, tandis que la communication insiste sur deux &eacute;l&eacute;ments : il s&rsquo;agit du septi&egrave;me album studio de KT Tunstall et du dernier &eacute;pisode de sa trilogie. Le disque para&icirc;t ensuite le 9 septembre, dans le cadre d&rsquo;un partenariat entre EMI et Blue &Eacute;lan Records pour sa diffusion internationale, num&eacute;rique et physique.</p>
<p>Dans les semaines suivant sa sortie, plusieurs titres de la presse musicale sp&eacute;cialis&eacute;e replacent l&rsquo;album dans la continuit&eacute; du cycle commenc&eacute; avec <em>Kin</em>. L&rsquo;attention ne se concentre donc pas exclusivement sur un single : la construction en trois parties et la coh&eacute;rence du projet deviennent elles-m&ecirc;mes des sujets de r&eacute;ception.</p>
<h2>Quatre ans apr&egrave;s, un album indissociable de sa trilogie</h2>
<p>La place de <em>Nut</em> se comprend ainsi &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle de six ann&eacute;es et de trois disques. Sa naissance &eacute;ditoriale, sa pr&eacute;sentation et les morceaux mis en avant convergent vers la m&ecirc;me fonction : achever la s&eacute;quence consacr&eacute;e &agrave; l&rsquo;&acirc;me, au corps et &agrave; l&rsquo;esprit.</p>
<p>Quatre ans apr&egrave;s sa sortie, cet anniversaire ram&egrave;ne donc moins &agrave; une date isol&eacute;e qu&rsquo;&agrave; la fin d&rsquo;un parcours commenc&eacute; en 2016. Avec <em>Nut</em>, KT Tunstall ne publiait pas seulement un nouvel album : elle donnait son dernier chapitre &agrave; une construction poursuivie depuis <em>Kin</em>, en r&eacute;servant &agrave; l&rsquo;esprit le mot de la fin.</p>]]></content:encoded>
    </item>
  </channel>
</rss>
