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    <title>Radio Collection – Radio Pop Rock gratuite, sans pub, en Hi-Fi - RSS Actualités - ANNIVERSAIRES D'ARTISTES POP ROCK</title>
    <description>Radio Collection – Radio Pop Rock gratuite, sans pub, en Hi-Fi - RSS Actualités - ANNIVERSAIRES D'ARTISTES POP ROCK</description>
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      <title>Tove Lo, du vertige de Habits au nouveau départ d’Estrus</title>
      <description><![CDATA[Tove Lo f&ecirc;te ses 39 ans ce 29 octobre. Apr&egrave;s avoir transform&eacute; une &eacute;criture tr&egrave;s personnelle en succ&egrave;s international, la chanteuse su&eacute;doise ouvre avec Estrus un nouveau chapitre, n&ea...]]></description>
      <pubDate>Wed, 28 Oct 2026 23:05:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Tove Lo f&ecirc;te ses 39 ans ce 29 octobre. Apr&egrave;s avoir transform&eacute; une &eacute;criture tr&egrave;s personnelle en succ&egrave;s international, la chanteuse su&eacute;doise ouvre avec <em>Estrus</em> un nouveau chapitre, n&eacute; &agrave; la suite d&rsquo;un blocage cr&eacute;atif et d&rsquo;une remise &agrave; plat de son rapport aux chansons.</strong></p>
<p></p>
<p>Avant de devenir une artiste solo, Tove Lo a commenc&eacute; son parcours musical au sein du groupe su&eacute;dois Tremblebee. Elle s&rsquo;est ensuite affirm&eacute;e comme auteure-compositrice, &eacute;crivant notamment pour d&rsquo;autres interpr&egrave;tes. Cette place accord&eacute;e aux mots et &agrave; la construction des chansons est rest&eacute;e au centre de son travail lorsqu&rsquo;elle est pass&eacute;e au premier plan.</p>
<p>Le basculement s&rsquo;est produit avec <em>Habits (Stay High)</em>, son premier grand succ&egrave;s international. Le morceau a impos&eacute; une voix pop qui ne cherchait pas &agrave; masquer les exc&egrave;s, le d&eacute;sir ou les lendemains de rupture. Avec l&rsquo;album <em>Queen of the Clouds</em>, cette franchise est devenue une v&eacute;ritable ligne artistique : Tove Lo racontait les contradictions et les comportements imparfaits sans tenter de les rendre plus pr&eacute;sentables.</p>
<h2>Une pop qui assume ses contradictions</h2>
<p>Cette &eacute;criture sans filtre ne constitue pas seulement un trait de style. Elle accompagne une figure f&eacute;minine que Tove Lo d&eacute;crit comme plus facilement accept&eacute;e aujourd&rsquo;hui : celle de la &laquo; messy girl &raquo;, imparfaite, d&eacute;sordonn&eacute;e et travers&eacute;e par des envies contradictoires. L&agrave; o&ugrave; la pop a souvent demand&eacute; &agrave; ses interpr&egrave;tes de choisir une image coh&eacute;rente, elle a fait de ses propres tensions une mati&egrave;re de cr&eacute;ation.</p>
<p>Cette dualit&eacute; occupe une place centrale dans <em>Estrus</em>. Tove Lo l&rsquo;a reli&eacute;e au travail men&eacute; en th&eacute;rapie autour de deux facettes de sa personnalit&eacute;. L&rsquo;album ne pr&eacute;tend pas les r&eacute;concilier artificiellement : il repose plut&ocirc;t sur leur acceptation. Cette &eacute;volution lui permet d&rsquo;aborder autrement les th&egrave;mes qui traversent son r&eacute;pertoire, sans abandonner la franchise qui a install&eacute; son identit&eacute;.</p>
<p>De <em>Habits (Stay High)</em> &agrave; <em>Estrus</em>, ses chansons figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION. Mais entre ces deux &eacute;tapes, la trajectoire n&rsquo;a rien eu d&rsquo;une progression continue.</p>
<h2>Apr&egrave;s le blocage, une &eacute;criture plus libre</h2>
<p>&Agrave; la suite de <em>Heat</em>, son projet collaboratif avec SG Lewis, Tove Lo a travers&eacute; une p&eacute;riode de blocage d&rsquo;&eacute;criture. Le constat donne un relief particulier &agrave; son retour solo : <em>Estrus</em>, sorti le 18 septembre 2026, est son sixi&egrave;me album et son premier disque solo en quatre ans.</p>
<p>La chanteuse pr&eacute;sente sa naissance comme le r&eacute;sultat d&rsquo;une &eacute;criture redevenue plus libre. Le travail th&eacute;rapeutique et l&rsquo;acceptation de ses contradictions ont accompagn&eacute; ce mouvement. Elle a &eacute;galement formul&eacute; une rupture importante avec une ancienne conception de la cr&eacute;ation : il ne lui para&icirc;t plus n&eacute;cessaire d&rsquo;&ecirc;tre malheureuse pour &eacute;crire de bonnes chansons.</p>
<p>Un titre mat&eacute;rialise les premiers instants de ce red&eacute;marrage. <em>Die For My Art With A Lonely Heart</em> fait partie des premi&egrave;res chansons apparues pendant la pr&eacute;paration d&rsquo;<em>Estrus</em>. Son &eacute;mergence au d&eacute;but du processus donne &agrave; l&rsquo;album un point d&rsquo;ancrage concret : celui d&rsquo;une artiste qui recommence &agrave; &eacute;crire apr&egrave;s avoir dout&eacute; de sa capacit&eacute; &agrave; avancer.</p>
<h2>&laquo; Estrus &raquo;, un retour d&eacute;j&agrave; en mouvement</h2>
<p>La campagne de lancement de l&rsquo;album s&rsquo;est construite autour de plusieurs morceaux, dont <em>I&rsquo;m Your Girl Right?</em>, <em>DNH</em> et <em>Des Fleurs</em>, collaboration avec Stromae. Sans effacer la Tove Lo r&eacute;v&eacute;l&eacute;e par <em>Habits (Stay High)</em>, ce nouveau cycle d&eacute;place le regard vers une musicienne moins attach&eacute;e &agrave; l&rsquo;id&eacute;e que la souffrance serait le moteur indispensable de son &eacute;criture.</p>
<p>&Agrave; la veille de son anniversaire, la tourn&eacute;e mondiale li&eacute;e &agrave; <em>Estrus</em> est en cours. Apr&egrave;s son lancement nord-am&eacute;ricain, des &eacute;tapes europ&eacute;ennes sont annonc&eacute;es pour novembre. Tove Lo aborde ainsi ses 39 ans non par un retour nostalgique sur son premier succ&egrave;s, mais avec un album r&eacute;cent, des chansons n&eacute;es d&rsquo;un blocage surmont&eacute; et une tourn&eacute;e encore en mouvement.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-artiste">
<h2>Fiche de l'artiste</h2>
<p><strong>Artiste :</strong> Tove Lo</p>
<p><strong>Groupe :</strong></p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 39 ans</p>
<p><strong>Date de naissance :</strong> 29 octobre 1987</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Stephen Morris, de la petite annonce de Joy Division au virage électronique de New Order</title>
      <description><![CDATA[Stephen Morris f&ecirc;te ses 69 ans ce 28 octobre. Entr&eacute; dans l&rsquo;histoire de Joy Division apr&egrave;s avoir r&eacute;pondu &agrave; une petite annonce, le batteur est devenu l&rsquo;un des artisans du passage de New Order ver...]]></description>
      <pubDate>Tue, 27 Oct 2026 23:10:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Stephen Morris f&ecirc;te ses 69 ans ce 28 octobre. Entr&eacute; dans l&rsquo;histoire de Joy Division apr&egrave;s avoir r&eacute;pondu &agrave; une petite annonce, le batteur est devenu l&rsquo;un des artisans du passage de New Order vers les machines, la programmation et la musique dansante.</strong></p>
<p></p>
<p>Tout commence par une annonce. En 1977, Warsaw cherche un batteur et Stephen Morris r&eacute;pond &agrave; l&rsquo;appel. Le groupe deviendra Joy Division, mais rien, dans ce recrutement presque ordinaire, ne laisse encore deviner la trajectoire qui suivra. Morris rejoint alors une formation dont les morceaux se construisent largement dans le jeu collectif, &agrave; partir d&rsquo;id&eacute;es travaill&eacute;es et transform&eacute;es ensemble plut&ocirc;t que de chansons d&eacute;j&agrave; achev&eacute;es.</p>
<h2>Une batterie remodel&eacute;e par le studio</h2>
<p>Au sein de Joy Division, Morris ne se contente pas d&rsquo;accompagner les compositions. Sa batterie participe &agrave; leur architecture, dans un groupe qui avance par confrontation et assemblage. Il d&eacute;crira plus tard cette m&eacute;thode avec une formule simple : les musiciens avaient pris l&rsquo;habitude d&rsquo;&eacute;crire en accumulant ce qui ressemblait d&rsquo;abord &agrave; &laquo; un tas de riffs &raquo;. Il fallait ensuite identifier les passages utiles, les organiser, les enregistrer et poursuivre la construction du morceau.</p>
<p>Le travail avec Martin Hannett impose une autre transformation. Les techniques employ&eacute;es par le producteur conduisent Morris &agrave; repenser son approche de la batterie, sa place dans l&rsquo;espace sonore et sa relation avec le studio. La production n&rsquo;est plus seulement une &eacute;tape destin&eacute;e &agrave; conserver une performance : elle intervient directement dans la d&eacute;finition du son. Cette exp&eacute;rience pr&eacute;pare aussi le musicien &agrave; une pratique dans laquelle percussion, programmation et technologie vont progressivement se rejoindre.</p>
<p>La mort d&rsquo;Ian Curtis en 1980 met fin &agrave; Joy Division. Bernard Sumner, Peter Hook et Stephen Morris poursuivent leur travail sous le nom de New Order, bient&ocirc;t rejoints par Gillian Gilbert. Le changement ne consiste pas seulement &agrave; adopter un nouveau nom. Il ouvre une p&eacute;riode o&ugrave; le groupe doit inventer une autre mani&egrave;re de composer, sans effacer les m&eacute;thodes collectives d&eacute;velopp&eacute;es auparavant.</p>
<h2>New Order prend le contr&ocirc;le de ses machines</h2>
<p>Chez New Order, le r&ocirc;le de Morris s&rsquo;&eacute;tend de la batterie et des percussions &agrave; la programmation. S&eacute;quenceurs, bo&icirc;tes &agrave; rythmes et production &eacute;lectronique s&rsquo;int&egrave;grent au processus sans remplacer le jeu collectif. La m&eacute;thode demeure fond&eacute;e sur l&rsquo;assemblage : partir de riffs, isoler les s&eacute;quences qui fonctionnent, les agencer, puis enrichir progressivement l&rsquo;enregistrement.</p>
<p><em>Power, Corruption &amp; Lies</em> constitue &agrave; cet &eacute;gard une &eacute;tape d&eacute;cisive. New Order choisit de produire lui-m&ecirc;me l&rsquo;album. Morris parlera de cette d&eacute;cision comme d&rsquo;&laquo; un nouveau d&eacute;part &raquo;, une formule qui traduit la prise de contr&ocirc;le artistique et technique du groupe. L&rsquo;autoproduction lui permet de prolonger les exp&eacute;riences apprises en studio tout en participant directement &agrave; la construction de cette nouvelle identit&eacute; sonore.</p>
<p>La batterie de Morris se trouve ainsi au croisement de deux logiques : la pulsation jou&eacute;e par un musicien et la r&eacute;gularit&eacute; programm&eacute;e des machines. Cette combinaison contribue &agrave; l&rsquo;&eacute;volution &eacute;lectronique de New Order et &agrave; son rapport croissant &agrave; la danse. Les titres de Stephen Morris avec Joy Division et New Order figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2>&Agrave; Ibiza, la danse revient au premier plan</h2>
<p>&Agrave; la fin des ann&eacute;es 1980, l&rsquo;enregistrement de <em>Technique</em> &agrave; Ibiza renforce cette orientation. Morris associera cette p&eacute;riode au retour d&rsquo;une sensation de danse dans la musique du groupe. L&rsquo;exp&eacute;rience agit durablement sur la mani&egrave;re dont New Order envisage l&rsquo;&eacute;nergie de ses morceaux, la production et l&rsquo;&eacute;quilibre entre instruments et &eacute;lectronique.</p>
<p>Ce parcours repose moins sur une rupture brutale que sur une succession d&rsquo;apprentissages. L&rsquo;&eacute;criture collective de Joy Division, les contraintes impos&eacute;es par Martin Hannett, l&rsquo;autoproduction de <em>Power, Corruption &amp; Lies</em> puis l&rsquo;exp&eacute;rience d&rsquo;Ibiza alimentent une m&ecirc;me m&eacute;thode : tester, s&eacute;lectionner et organiser. Morris conserve ainsi une fonction de batteur tout en devenant un technicien actif dans la fabrication des morceaux.</p>
<p>Cette continuit&eacute; est aussi humaine. Gillian Gilbert, membre de New Order et mari&eacute;e &agrave; Morris depuis 1994, participe &agrave; cette aventure musicale. Morris travaillera par ailleurs avec Bad Lieutenant, projet r&eacute;unissant notamment Bernard Sumner et d&rsquo;autres musiciens associ&eacute;s &agrave; New Order. Mais son parcours reste principalement li&eacute; aux m&eacute;tamorphoses successives de Joy Division et de New Order.</p>
<h2>L&rsquo;incertitude des tourn&eacute;es, pas la fin de la musique</h2>
<p>En 2026, Stephen Morris et Gillian Gilbert annoncent leur retrait des tourn&eacute;es de New Order pour des raisons de sant&eacute; personnelles. Morris explique qu&rsquo;un probl&egrave;me de sant&eacute; l&rsquo;emp&ecirc;che de quitter le pays pendant de longues p&eacute;riodes. La nature de ce probl&egrave;me n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; rendue publique et ne doit pas &ecirc;tre interpr&eacute;t&eacute;e comme l&rsquo;annonce d&rsquo;un d&eacute;part d&eacute;finitif du groupe.</p>
<p>Le batteur reconna&icirc;t lui-m&ecirc;me ignorer s&rsquo;il reviendra jouer sur sc&egrave;ne avec New Order. Son propos reste n&eacute;anmoins ouvert : il ne se voit pas n&eacute;cessairement abandonner la musique. &Agrave; 69 ans, sa situation contraste avec la m&eacute;thode qui traverse tout son parcours. Depuis la petite annonce de Warsaw jusqu&rsquo;aux s&eacute;quenceurs de New Order, Stephen Morris a toujours travaill&eacute; en assemblant les &eacute;l&eacute;ments disponibles, sans pr&eacute;tendre conna&icirc;tre d&rsquo;avance leur forme finale.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;<a href="https://www.electricityclub.co.uk/stephen-morris-interview/">interview de Stephen Morris publi&eacute;e par ElectricityClub.co.uk</a> &eacute;claire ses d&eacute;buts avec Warsaw et sa m&eacute;thode de composition fond&eacute;e sur l&rsquo;accumulation puis l&rsquo;organisation des riffs. L&rsquo;entretien de <a href="https://www.thevinylfactory.com/features/stephen-morris-on-joy-division-and-new-order-how-the-studio-shaped-the-sound">The Vinyl Factory consacr&eacute; au r&ocirc;le du studio</a> d&eacute;taille la transformation de son jeu au contact des techniques de production.</p>
<p>Pour sa situation en 2026, <a href="https://www.nme.com/news/music/new-orders-stephen-morris-on-peter-hook-chances-of-reconciliation-3968021">NME rapporte les d&eacute;clarations de Stephen Morris</a> sur son retrait des tourn&eacute;es, ses probl&egrave;mes de sant&eacute; et l&rsquo;incertitude entourant son retour sur sc&egrave;ne avec New Order.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-artiste">
<h2>Fiche de l'artiste</h2>
<p><strong>Artiste :</strong> Stephen Morris</p>
<p><strong>Groupe :</strong> New Order</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 69 ans</p>
<p><strong>Date de naissance :</strong> 28 octobre 1957</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Ben Harper, de la guitare dans les rues d’Europe aux grandes rencontres du blues</title>
      <description><![CDATA[Ben Harper f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 57 ans. Du magasin de musique familial aux collaborations avec les Blind Boys of Alabama, Charlie Musselwhite et Mavis Staples, son parcours s&rsquo;est construit au contact des instruments, de l...]]></description>
      <pubDate>Tue, 27 Oct 2026 23:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radiocollection.fr/news/ben-harper-de-la-guitare-dans-les-rues-d-europe-aux-grandes-rencontres-du-blues-759</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ben Harper f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 57 ans. Du magasin de musique familial aux collaborations avec les Blind Boys of Alabama, Charlie Musselwhite et Mavis Staples, son parcours s&rsquo;est construit au contact des instruments, de la sc&egrave;ne et de partenaires venus de traditions diff&eacute;rentes.</strong></p>
<p></p>
<p>&Agrave; 18 ans, Ben Harper prend sa guitare et part jouer dans les rues d&rsquo;Europe. Le quotidien est sommaire : il dort notamment sur des bancs et vit avec peu de moyens. Bien avant les albums et les tourn&eacute;es professionnelles, cette exp&eacute;rience lui offre une formation de terrain, au contact direct des passants. Elle prolonge un apprentissage commenc&eacute; &agrave; Pomona, en Californie, o&ugrave; il a grandi dans un environnement familial profond&eacute;ment musical, notamment autour du magasin de musique de ses grands-parents.</p>
<p>La sc&egrave;ne est d&eacute;j&agrave; une r&eacute;alit&eacute; pour lui depuis plusieurs ann&eacute;es : Ben Harper donne son premier concert &agrave; 12 ans. Vers 17 ans, il se concentre sur le blues, le country et le folk, dont il apprend et imite les formes. La guitare slide occupe alors une place particuli&egrave;re dans son travail, tandis que son int&eacute;r&ecirc;t pour les auteurs-compositeurs s&rsquo;affirme autour de ses 19 ans. Ses premiers enregistrements porteront la trace de cette recherche, avec des accordages ouverts et une pratique instrumentale qui ne l&rsquo;enferme pourtant pas dans un genre unique.</p>
<h2>Des traditions apprises &agrave; une musique sans cloison</h2>
<p>Blues, folk, soul, rock, reggae, country, gospel et R&amp;B circulent dans le r&eacute;pertoire de Ben Harper. Cette diversit&eacute; ne rel&egrave;ve pas seulement d&rsquo;une addition de styles : elle prend forme &agrave; travers des rencontres et des situations de travail concr&egrave;tes. Alors qu&rsquo;il n&rsquo;a qu&rsquo;une vingtaine d&rsquo;ann&eacute;es, il se produit avec le bluesman Taj Mahal. En 1992, sa signature avec Virgin Records marque son entr&eacute;e dans une carri&egrave;re discographique, avant la parution de <em>Welcome to the Cruel World</em> en 1994.</p>
<p>D&egrave;s cette p&eacute;riode, la fabrication d&rsquo;un disque ne se limite pas pour lui &agrave; enregistrer des morceaux d&eacute;j&agrave; achev&eacute;s. &Eacute;voquant son travail avec le producteur Jean-Pierre Plunier, Harper r&eacute;sume sa conception par une formule nette : &laquo; La production constituait une part essentielle de l&rsquo;&eacute;criture. &raquo; Les arrangements, les choix de son et le studio participent donc &agrave; la construction m&ecirc;me des chansons.</p>
<p>Le tri compte tout autant que l&rsquo;accumulation. Ben Harper explique s&eacute;lectionner g&eacute;n&eacute;ralement une dizaine de chansons parmi une vingtaine pour former un album. Cette m&eacute;thode de resserrement &eacute;claire un parcours o&ugrave; les projets se multiplient sans que chaque id&eacute;e devienne n&eacute;cessairement un disque. Outre son travail avec les Innocent Criminals, il a ainsi form&eacute; ou rejoint Relentless7 et Fistful of Mercy, ce dernier avec Dhani Harrison et Joseph Arthur.</p>
<h2>Les Blind Boys of Alabama, un dialogue avec le gospel</h2>
<p>La rencontre musicale avec les Blind Boys of Alabama conduit en 2004 &agrave; <em>There Will Be a Light</em>. Harper &eacute;crit sept des dix titres de cet album commun. Le travail en studio est alors d&eacute;crit comme une p&eacute;riode particuli&egrave;rement fluide, durant laquelle les chansons lui viennent avec facilit&eacute;. Le projet donne une place centrale aux voix du groupe et inscrit son &eacute;criture dans un dialogue direct avec le gospel.</p>
<p>Cette p&eacute;riode est &eacute;galement associ&eacute;e &agrave; <em>Black Rain</em>, chanson &eacute;crite &agrave; propos de l&rsquo;ouragan Katrina et de ses cons&eacute;quences tragiques. Le morceau montre comment une collaboration peut devenir chez Harper un espace d&rsquo;&eacute;criture, plut&ocirc;t qu&rsquo;une simple rencontre ponctuelle entre deux noms. <em>There Will Be a Light</em> fait &eacute;galement partie des albums diffus&eacute;s sur RADIO COLLECTION.</p>
<p>Le m&ecirc;me principe se retrouve dans son travail avec Mavis Staples. Harper &eacute;crit <em>Love and Trust</em>, que la chanteuse reprend sur <em>Livin&rsquo; on a High Note</em> en 2016. Leur relation artistique se poursuit lorsqu&rsquo;il produit <em>We Get By</em>, paru en 2019. D&rsquo;un projet &agrave; l&rsquo;autre, il peut ainsi occuper plusieurs positions : auteur, interpr&egrave;te, guitariste ou producteur.</p>
<h2>De John Lee Hooker &agrave; Charlie Musselwhite</h2>
<p>Une autre histoire se joue sur un temps beaucoup plus long. En 1998, Ben Harper participe avec John Lee Hooker &agrave; <em>Burnin&rsquo; Hell</em>. C&rsquo;est dans le contexte de cette session qu&rsquo;il rencontre Charlie Musselwhite. Leur collaboration discographique ne prend pleinement forme que plusieurs ann&eacute;es plus tard, avec <em>Get Up!</em> en 2013, puis <em>No Mercy in This Land</em> en 2018.</p>
<p>La chanson-titre de ce second album est compos&eacute;e par Harper et Musselwhite. Elle sera distingu&eacute;e comme chanson de l&rsquo;ann&eacute;e aux Blues Music Awards. L&rsquo;&eacute;pisode relie plusieurs &eacute;tapes de son itin&eacute;raire : l&rsquo;apprentissage pr&eacute;coce du blues, une session aupr&egrave;s de John Lee Hooker, puis un partenariat durable avec un harmoniciste d&eacute;j&agrave; crois&eacute; bien avant leurs albums communs.</p>
<p>Ben Harper retrouve par ailleurs les Innocent Criminals en 2016, apr&egrave;s pr&egrave;s de dix ans principalement consacr&eacute;s &agrave; des activit&eacute;s solo et &agrave; d&rsquo;autres collaborations. Ce retour ne gomme pas les chemins emprunt&eacute;s entre-temps. Il les replace au contraire dans une trajectoire o&ugrave; les changements de formation, les disques partag&eacute;s et la production pour d&rsquo;autres artistes constituent autant de mani&egrave;res de poursuivre le m&ecirc;me travail. Du magasin de ses grands-parents aux rues europ&eacute;ennes, puis des Blind Boys of Alabama &agrave; Charlie Musselwhite, sa musique s&rsquo;est &eacute;labor&eacute;e dans ces lieux pr&eacute;cis o&ugrave; une pratique individuelle rencontre d&rsquo;autres voix.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;entretien accord&eacute; &agrave; <a href="https://www.songwritingmagazine.co.uk/interviews/ben-harper">Songwriting Magazine</a> apporte un &eacute;clairage direct sur la m&eacute;thode de Ben Harper, notamment sa mani&egrave;re de s&eacute;lectionner les chansons et la place de la production dans l&rsquo;&eacute;criture. Le portrait publi&eacute; par <a href="https://digital.livingblues.com/articles/ben-harper">Living Blues</a> retrace en d&eacute;tail ses liens avec les Blind Boys of Alabama, John Lee Hooker, Charlie Musselwhite et Mavis Staples.</p>
<p>Son exp&eacute;rience de musicien de rue en Europe est racont&eacute;e dans l&rsquo;entretien publi&eacute; par <a href="https://www.thetimes.com/article/ben-harper-interview-at-18-i-grabbed-my-guitar-and-busked-around-europe-sleeping-on-a-park-benches-and-living-on-falafel-vx0qkcmgs">The Times</a>.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-artiste">
<h2>Fiche de l'artiste</h2>
<p><strong>Artiste :</strong> Ben Harper</p>
<p><strong>Groupe :</strong> Ben Harper and the Innocent Criminals</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 57 ans</p>
<p><strong>Date de naissance :</strong> 28 octobre 1969</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Simon Le Bon, de la scène théâtrale aux paroles de Rio écrites sur une serviette</title>
      <description><![CDATA[Simon Le Bon f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 68 ans. Avant de devenir le chanteur et le parolier de Duran Duran, il s&rsquo;&eacute;tait form&eacute; au th&eacute;&acirc;tre, un parcours qui &eacute;claire sa pr&eacute;sence sc&eacute;niq...]]></description>
      <pubDate>Mon, 26 Oct 2026 23:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radiocollection.fr/news/simon-le-bon-de-la-scene-theatrale-aux-paroles-de-rio-ecrites-sur-une-serviette-753</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Simon Le Bon f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 68 ans. Avant de devenir le chanteur et le parolier de Duran Duran, il s&rsquo;&eacute;tait form&eacute; au th&eacute;&acirc;tre, un parcours qui &eacute;claire sa pr&eacute;sence sc&eacute;nique autant que sa mani&egrave;re tr&egrave;s personnelle de construire les chansons.</strong></p>
<p></p>
<p>Une serviette en papier, un bar de Birmingham et une serveuse dont les mouvements attirent son attention : la naissance des premi&egrave;res paroles de <em>Rio</em> tient dans cette sc&egrave;ne racont&eacute;e par Simon Le Bon. Le chanteur se souvient avoir commenc&eacute; le texte sur place, frapp&eacute; par la fa&ccedil;on de bouger et de parler de la jeune femme. L&rsquo;un des titres les plus connus de Duran Duran a donc d&rsquo;abord exist&eacute; sous la forme de quelques mots rapidement not&eacute;s au milieu d&rsquo;un lieu ordinaire.</p>
<h2>Avant Duran Duran, le d&eacute;tour par le th&eacute;&acirc;tre</h2>
<p>N&eacute; le 27 octobre 1958 &agrave; Bushey, dans le Hertfordshire, Simon John Charles Le Bon s&rsquo;est familiaris&eacute; t&ocirc;t avec la sc&egrave;ne. Il a chant&eacute; dans une chorale d&rsquo;&eacute;glise, particip&eacute; &agrave; des publicit&eacute;s t&eacute;l&eacute;vis&eacute;es, puis suivi une formation th&eacute;&acirc;trale &agrave; Birmingham. La musique n&rsquo;est pas encore son unique horizon : son parcours se construit aussi autour du jeu et de la repr&eacute;sentation.</p>
<p>En 1978, il travaille dans un kibboutz du d&eacute;sert du N&eacute;guev avant de revenir en Angleterre pour &eacute;tudier l&rsquo;art dramatique &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Birmingham. Ce d&eacute;tour pr&eacute;c&egrave;de le moment qui r&eacute;oriente son parcours. En 1980, il rejoint Duran Duran, groupe d&eacute;j&agrave; form&eacute; autour de Nick Rhodes et John Taylor dans la sc&egrave;ne des clubs de Birmingham.</p>
<p>Le Bon n&rsquo;est donc pas pr&eacute;sent au tout premier jour du projet. Son arriv&eacute;e apporte toutefois au groupe sa voix principale et son parolier. Sa formation th&eacute;&acirc;trale trouve alors un nouveau terrain : celui du chanteur plac&eacute; au premier plan, charg&eacute; de porter les mots et la pr&eacute;sence visuelle de Duran Duran.</p>
<h2>Des chansons qui m&ucirc;rissent &laquo; au fond de la t&ecirc;te &raquo;</h2>
<p>Simon Le Bon d&eacute;crit l&rsquo;&eacute;criture moins comme un &eacute;clair soudain que comme une maturation int&eacute;rieure. Les chansons, explique-t-il, ne s&rsquo;&eacute;crivent pas forc&eacute;ment dans une voiture, un bus de tourn&eacute;e ou un bar : elles se forment &laquo; au fond de la t&ecirc;te &raquo; avant d&rsquo;&ecirc;tre r&eacute;ellement couch&eacute;es sur le papier. L&rsquo;anecdote de <em>Rio</em> ne contredit pas cette m&eacute;thode. Le bar fournit la sc&egrave;ne et la serviette re&ccedil;oit les mots, mais l&rsquo;observation devient une chanson parce qu&rsquo;elle continue de travailler son imagination.</p>
<p>Une autre sc&egrave;ne de cr&eacute;ation le montre dans un studio de Battersea associ&eacute; &agrave; Warren Cuccurullo. Nick Rhodes joue des accords tandis que des paroles commencent &agrave; venir. L&rsquo;&eacute;criture appara&icirc;t ici comme une r&eacute;action &agrave; ce qui se passe dans la pi&egrave;ce : une suite harmonique, une atmosph&egrave;re et des mots qui prennent progressivement leur place.</p>
<p>Le chanteur tient d&rsquo;ailleurs &agrave; s&eacute;parer son espace familial de son espace cr&eacute;atif. Il pr&eacute;f&egrave;re &eacute;crire les paroles en studio plut&ocirc;t qu&rsquo;&agrave; la maison, qu&rsquo;il associe &agrave; sa famille et &agrave; la vie domestique. Ce choix donne &agrave; l&rsquo;&eacute;criture un cadre pr&eacute;cis, distinct du quotidien, o&ugrave; il peut suivre une id&eacute;e jusqu&rsquo;&agrave; sa forme d&eacute;finitive.</p>
<h2>Le studio comme lieu collectif</h2>
<p>Cette organisation se retrouve pendant les sessions de <em>All You Need Is Now</em>. Mark Ronson, producteur du projet, est alors pr&eacute;sent&eacute; comme celui qui reste continuellement au studio, notamment durant le travail sur les paroles, tandis que les membres du groupe ne sont pas n&eacute;cessairement pr&eacute;sents de mani&egrave;re permanente. Pour Simon Le Bon, l&rsquo;&eacute;criture demeure personnelle, mais elle se d&eacute;ploie au c&oelig;ur d&rsquo;un processus collectif.</p>
<p>De la serviette de <em>Rio</em> au studio partag&eacute; avec un producteur, une m&ecirc;me ligne se dessine : les paroles peuvent surgir d&rsquo;une observation, d&rsquo;accords jou&eacute;s par Nick Rhodes ou d&rsquo;une id&eacute;e longtemps gard&eacute;e en t&ecirc;te. Elles ont ensuite besoin d&rsquo;un lieu o&ugrave; &ecirc;tre &eacute;prouv&eacute;es et assembl&eacute;es avec la musique. Les chansons et albums de Duran Duran &eacute;voqu&eacute;s ici figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<p>Cette m&eacute;thode accompagne un groupe dont l&rsquo;activit&eacute; se poursuit en 2026. Duran Duran a publi&eacute; cette ann&eacute;e-l&agrave; le nouveau single <em>Free To Love</em>, avec la participation de Nile Rodgers. Cette actualit&eacute; musicale replace Simon Le Bon dans son r&ocirc;le durable de chanteur et de parolier, sans r&eacute;duire son parcours aux morceaux qui ont install&eacute; le nom du groupe.</p>
<h2>De Birmingham aux timbres de Royal Mail</h2>
<p>En septembre 2026, Royal Mail a consacr&eacute; une collection de timbres &agrave; Duran Duran, comprenant notamment huit visuels d&rsquo;albums. Pr&egrave;s de quarante-huit ans apr&egrave;s les d&eacute;buts du groupe dans les clubs de Birmingham, cette s&eacute;rie transforme sa discographie en objet postal et en r&eacute;cit visuel.</p>
<p>Simon Le Bon a qualifi&eacute; l&rsquo;initiative de &laquo; validation visuelle majeure du groupe et de son histoire &raquo;. La formule rejoint directement son propre parcours : un chanteur arriv&eacute; apr&egrave;s la formation initiale de Duran Duran, devenu sa voix principale, puis le t&eacute;moin d&rsquo;une histoire d&eacute;sormais d&eacute;clin&eacute;e sur des timbres. &Agrave; 68 ans, il reste aussi associ&eacute; &agrave; une musique en mouvement, comme le rappelle la sortie de <em>Free To Love</em> avec Nile Rodgers, quelques semaines apr&egrave;s la publication de cette collection.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;entretien de <a href="https://www.bbc.co.uk/news/articles/ckgwerrx2lyo">BBC News</a> revient sur la collection de timbres Royal Mail et donne directement la parole &agrave; Simon Le Bon sur cette reconnaissance visuelle de l&rsquo;histoire de Duran Duran. Le site officiel du groupe raconte pour sa part la gen&egrave;se de <em>Rio</em> dans <a href="https://duranduran.com/2018/sixty-seconds-with-simon-le-bon/">Sixty Seconds with Simon Le Bon</a>, tandis qu&rsquo;un autre <a href="https://duranduran.com/2012/your-digital-daily-simon-lebon/">entretien avec Simon Le Bon</a> d&eacute;taille sa pr&eacute;f&eacute;rence pour le travail en studio et le r&ocirc;le de Mark Ronson pendant <em>All You Need Is Now</em>.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-artiste">
<h2>Fiche de l'artiste</h2>
<p><strong>Artiste :</strong> Simon Le Bon</p>
<p><strong>Groupe :</strong> Duran Duran</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 68 ans</p>
<p><strong>Date de naissance :</strong> 27 octobre 1958</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Natalie Merchant, de 10,000 Maniacs à la transmission artistique</title>
      <description><![CDATA[Natalie Merchant f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 63 ans. De ses d&eacute;buts &agrave; 17 ans dans le groupe qui deviendra 10,000 Maniacs &agrave; son travail artistique aupr&egrave;s de jeunes enfants, la chanteuse et auteure-compositric...]]></description>
      <pubDate>Sun, 25 Oct 2026 23:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radiocollection.fr/news/natalie-merchant-de-10-000-maniacs-a-la-transmission-artistique-746</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Natalie Merchant f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 63 ans. De ses d&eacute;buts &agrave; 17 ans dans le groupe qui deviendra 10,000 Maniacs &agrave; son travail artistique aupr&egrave;s de jeunes enfants, la chanteuse et auteure-compositrice a construit un parcours o&ugrave; l&rsquo;&eacute;criture rejoint progressivement la transmission.</strong></p>
<p></p>
<p>Avant la musique, Natalie Merchant avait envisag&eacute; une carri&egrave;re dans l&rsquo;enseignement sp&eacute;cialis&eacute;. Un programme d&rsquo;&eacute;t&eacute; destin&eacute; &agrave; des enfants handicap&eacute;s avait nourri ce projet. La sc&egrave;ne va finalement l&rsquo;emporter, sans faire dispara&icirc;tre cette premi&egrave;re orientation : plusieurs d&eacute;cennies plus tard, l&rsquo;&eacute;ducation artistique et l&rsquo;enfance occupent une place concr&egrave;te dans son travail.</p>
<h2>&Agrave; 17 ans, un groupe encore nomm&eacute; Still Life</h2>
<p>N&eacute;e le 26 octobre 1963 &agrave; Jamestown, dans l&rsquo;&Eacute;tat de New York, Natalie Merchant commence &agrave; chanter avec un groupe &agrave; 17 ans. Celui-ci s&rsquo;appelle alors Still Life. L&rsquo;arriv&eacute;e de Merchant, de Robert Buck et de John Lombardo contribue &agrave; transformer la formation, &eacute;galement articul&eacute;e autour de Steven Gustafson. Elle adopte ensuite le nom de 10,000 Maniacs.</p>
<p>Merchant ne se contente pas d&rsquo;en &ecirc;tre la voix principale. Elle devient aussi sa principale paroli&egrave;re, une fonction d&eacute;cisive dans l&rsquo;identit&eacute; du groupe. En 1985, 10,000 Maniacs signe avec Elektra et poursuit un parcours au cours duquel la chanteuse participe &agrave; plusieurs albums. Les chansons du groupe et de Natalie Merchant figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<p>Cette aventure collective s&rsquo;ach&egrave;ve pour elle en 1993. Apr&egrave;s plus d&rsquo;une d&eacute;cennie pass&eacute;e au sein de 10,000 Maniacs, Merchant choisit d&rsquo;entamer une carri&egrave;re solo. Le changement est important : sa voix, jusque-l&agrave; associ&eacute;e &agrave; un groupe dont elle a contribu&eacute; &agrave; fa&ccedil;onner les textes, doit d&eacute;sormais porter un projet enti&egrave;rement pr&eacute;sent&eacute; sous son nom.</p>
<h2><em>Tigerlily</em>, le passage d&eacute;cisif vers une carri&egrave;re solo</h2>
<p>Le premier r&eacute;sultat de cette nouvelle &eacute;tape para&icirc;t en 1995 avec <em>Tigerlily</em>. Les onze titres de l&rsquo;album auraient &eacute;t&eacute; &eacute;crits et enregistr&eacute;s en cinq mois, avec l&rsquo;aide de Paul Fox, d&eacute;j&agrave; producteur de 10,000 Maniacs. Le disque installe durablement Natalie Merchant comme artiste ind&eacute;pendante, deux ans apr&egrave;s son d&eacute;part du groupe.</p>
<p>Sa discographie solo se d&eacute;veloppe ensuite avec des albums comme <em>Ophelia</em>, <em>Motherland</em>, <em>The House Carpenter&rsquo;s Daughter</em>, <em>Natalie Merchant</em> et <em>Keep Your Courage</em>, paru en 2023. Son parcours comprend &eacute;galement des collaborations avec Billy Bragg, Philip Glass, David Byrne, The Chieftains, R.E.M., Wilco, Tracy Chapman, Mavis Staples et Ladysmith Black Mambazo. Cette liste traduit une ouverture qui d&eacute;passe largement le cadre de ses d&eacute;buts avec 10,000 Maniacs.</p>
<h2>Quand la cr&eacute;ation retourne vers l&rsquo;enfance</h2>
<p>Le lien entre cr&eacute;ation et &eacute;ducation prend une forme particuli&egrave;rement structur&eacute;e avec <em>The Mother Goose Project</em>. Natalie Merchant d&eacute;veloppe ce travail pendant une r&eacute;sidence artistique aupr&egrave;s d&rsquo;un programme pr&eacute;scolaire Head Start. Musique, po&eacute;sie et arts dramatiques y sont r&eacute;unis dans une d&eacute;marche destin&eacute;e &agrave; de jeunes enfants.</p>
<p>Cette exp&eacute;rience se prolonge avec <em>Cabinet of Wonder</em>, pr&eacute;sent&eacute; comme une collaboration multim&eacute;dia avec le Chicago Symphony Orchestra et le Chicago Children&rsquo;s Theatre. Le projet, annonc&eacute; comme son onzi&egrave;me album, devait para&icirc;tre le 21 ao&ucirc;t 2026. Faute de confirmation suppl&eacute;mentaire sur sa disponibilit&eacute; effective, il convient de conserver ce statut d&rsquo;annonce plut&ocirc;t que de pr&eacute;senter sa sortie comme d&eacute;finitivement &eacute;tablie.</p>
<p>&Agrave; 63 ans, Natalie Merchant relie ainsi deux lignes apparues tr&egrave;s t&ocirc;t dans sa vie : l&rsquo;&eacute;criture de chansons et l&rsquo;attention port&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;ducation. Du groupe encore appel&eacute; Still Life au travail men&eacute; avec Head Start, le fil conducteur n&rsquo;est pas une formule abstraite, mais une s&eacute;rie de choix pr&eacute;cis : &eacute;crire, quitter une formation install&eacute;e, enregistrer sous son propre nom, puis associer la musique &agrave; la po&eacute;sie et au th&eacute;&acirc;tre pour les enfants.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>La <a href="https://www.nataliemerchant.com/bio">biographie officielle de Natalie Merchant</a> pr&eacute;sente sa discographie, ses collaborations et le d&eacute;veloppement de <em>Cabinet of Wonder</em>. La notice publi&eacute;e par <a href="https://www.encyclopedia.com/people/literature-and-arts/music-popular-and-jazz-biographies/natalie-merchant">Encyclopedia.com</a> compl&egrave;te la chronologie de son passage de 10,000 Maniacs &agrave; <em>Tigerlily</em>, notamment sur la pr&eacute;paration de son premier album solo.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-artiste">
<h2>Fiche de l'artiste</h2>
<p><strong>Artiste :</strong> Natalie Merchant</p>
<p><strong>Groupe :</strong> 10,000 Maniacs</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 63 ans</p>
<p><strong>Date de naissance :</strong> 26 octobre 1963</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Chad Smith, de l’autodidacte au moteur durable des Red Hot Chili Peppers</title>
      <description><![CDATA[Chad Smith f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 65 ans. Entr&eacute; chez les Red Hot Chili Peppers en 1988, le batteur autodidacte a construit son parcours autour du travail collectif, jusqu&rsquo;&agrave; devenir un coauteur recherch&eacute;...]]></description>
      <pubDate>Sat, 24 Oct 2026 22:15:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radiocollection.fr/news/chad-smith-de-l-autodidacte-au-moteur-durable-des-red-hot-chili-peppers-738</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Chad Smith f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 65 ans. Entr&eacute; chez les Red Hot Chili Peppers en 1988, le batteur autodidacte a construit son parcours autour du travail collectif, jusqu&rsquo;&agrave; devenir un coauteur recherch&eacute; par Ozzy Osbourne, Eddie Vedder et Iggy Pop.</strong></p>
<p></p>
<p>Avant les grandes tourn&eacute;es et les albums internationaux, il y a un enfant qui d&eacute;couvre la batterie vers l&rsquo;&acirc;ge de sept ans. Chad Smith apprend principalement sans cours formels : il joue dans des groupes scolaires et &eacute;coute attentivement les batteurs qu&rsquo;il admire. John Bonham, Neil Peart, Keith Moon, Mitch Mitchell ou Charlie Watts comptent parmi ses r&eacute;f&eacute;rences. Son apprentissage passe donc moins par une m&eacute;thode acad&eacute;mique que par la pratique, l&rsquo;observation et la reproduction des gestes entendus sur les disques.</p>
<p>N&eacute; le 25 octobre 1961 &agrave; Saint Paul, dans le Minnesota, Smith fait ses premi&egrave;res armes dans plusieurs formations du Michigan, dont Toby Redd. La musique ne constitue pas encore son unique activit&eacute; : avant son d&eacute;part pour Los Angeles, il occupe aussi diff&eacute;rents emplois, notamment au Gap. Ce parcours sans raccourci &eacute;claire la suite de son histoire. Lorsqu&rsquo;une place se lib&egrave;re derri&egrave;re la batterie des Red Hot Chili Peppers, il a d&eacute;j&agrave; connu les groupes locaux, les r&eacute;p&eacute;titions et la n&eacute;cessit&eacute; de poursuivre sa route tout en gagnant sa vie.</p>
<h2>Une arriv&eacute;e d&eacute;cisive en 1988</h2>
<p>Le tournant se produit en 1988, apr&egrave;s le d&eacute;part de D.H. Peligro. Chad Smith rejoint alors les Red Hot Chili Peppers. Les d&eacute;tails pr&eacute;cis de son audition restent peu document&eacute;s, mais sa cons&eacute;quence est nette : cette arriv&eacute;e ouvre une collaboration qui se poursuit pendant pr&egrave;s de quatre d&eacute;cennies et fait de lui le batteur &agrave; la plus longue pr&eacute;sence dans l&rsquo;histoire du groupe.</p>
<p>Son premier album enregistr&eacute; avec les Red Hot Chili Peppers est <em>Mother's Milk</em>, paru en 1989. Le disque constitue davantage qu&rsquo;un premier cr&eacute;dit important : il installe une formation appel&eacute;e &agrave; approfondir sa mani&egrave;re d&rsquo;&eacute;crire en commun. Les tourn&eacute;es effectu&eacute;es autour de cet album permettent notamment &agrave; Smith et au guitariste John Frusciante de d&eacute;velopper une relation de travail qui jouera un r&ocirc;le essentiel dans l&rsquo;&eacute;tape suivante.</p>
<p>En revenant sur cette p&eacute;riode, Smith a expliqu&eacute; que lui-m&ecirc;me et Frusciante avaient &eacute;crit ensemble les chansons de <em>Blood Sugar Sex Magik</em>. Son t&eacute;moignage insiste sur la continuit&eacute; entre la sc&egrave;ne et le studio : apr&egrave;s avoir tourn&eacute; ensemble sur <em>Mother's Milk</em>, le batteur et le guitariste disposaient d&rsquo;une exp&eacute;rience commune sur laquelle construire. La batterie n&rsquo;appara&icirc;t plus seulement comme un soutien rythmique ajout&eacute; &agrave; des morceaux d&eacute;j&agrave; form&eacute;s, mais comme l&rsquo;un des points de d&eacute;part de leur &eacute;laboration.</p>
<h2>Apprendre &agrave; &eacute;crire en groupe</h2>
<p>Chad Smith d&eacute;crit l&rsquo;&eacute;volution des Red Hot Chili Peppers comme une maturation collective. Avec le temps, les quatre musiciens ont d&ucirc; devenir de meilleurs auteurs-compositeurs. Cette progression ne se r&eacute;sume pas &agrave; une succession de disques : elle repose sur une m&eacute;thode dans laquelle les id&eacute;es circulent, se confrontent et prennent forme lorsque le groupe se retrouve r&eacute;ellement dans la m&ecirc;me pi&egrave;ce.</p>
<p>Cette dimension collective permet de comprendre la long&eacute;vit&eacute; de Smith au sein de la formation. Il a jou&eacute; sur dix albums studio des Red Hot Chili Peppers, sans figer son r&ocirc;le dans celui d&rsquo;un simple ex&eacute;cutant. Son jeu accompagne les transformations de l&rsquo;&eacute;criture du groupe, tandis que son exp&eacute;rience des tourn&eacute;es nourrit directement le travail de composition. Les Red Hot Chili Peppers et leurs albums cit&eacute;s dans ce parcours figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<p>Le batteur n&rsquo;a pourtant jamais limit&eacute; son activit&eacute; &agrave; son groupe principal. Il a jou&eacute; avec Chickenfoot et dirige &eacute;galement le projet instrumental Chad Smith's Bombastic Meatbats. Ces exp&eacute;riences parall&egrave;les prolongent une m&ecirc;me logique : se placer au c&oelig;ur d&rsquo;une formation, dialoguer avec d&rsquo;autres instrumentistes et contribuer &agrave; la construction des morceaux plut&ocirc;t que se contenter d&rsquo;intervenir &agrave; la fin du processus.</p>
<h2>De la batterie &agrave; la co&eacute;criture</h2>
<p>Ses collaborations montrent particuli&egrave;rement bien cette &eacute;volution. Chad Smith joue sur <em>Take What You Want</em> de Post Malone, aux c&ocirc;t&eacute;s d&rsquo;Ozzy Osbourne et Travis Scott. La rencontre r&eacute;unit des artistes venus d&rsquo;univers diff&eacute;rents, mais son travail avec Ozzy Osbourne va plus loin qu&rsquo;une participation ponctuelle : Smith co&eacute;crit plusieurs titres de l&rsquo;album <em>Ordinary Man</em> avec Duff McKagan et Andrew Watt.</p>
<p>Il occupe aussi une place substantielle sur <em>Earthling</em> d&rsquo;Eddie Vedder. Il y joue de la batterie sur neuf titres et participe &agrave; l&rsquo;&eacute;criture musicale de sept chansons. Ces chiffres donnent la mesure de son implication : Smith est sollicit&eacute; pour son jeu, mais &eacute;galement pour sa capacit&eacute; &agrave; construire une architecture musicale avec les autres membres d&rsquo;une &eacute;quipe.</p>
<p>La m&ecirc;me logique se retrouve sur <em>Every Loser</em> d&rsquo;Iggy Pop, paru en 2022. Le batteur appara&icirc;t sur sept titres et co&eacute;crit cinq chansons. L&agrave; encore, sa contribution d&eacute;passe la session d&rsquo;enregistrement. Apr&egrave;s des d&eacute;cennies pass&eacute;es dans un groupe fond&eacute; sur l&rsquo;interaction entre basse, guitare, batterie et chant, il met cette exp&eacute;rience au service d&rsquo;un autre artiste et participe directement &agrave; la mati&egrave;re du disque.</p>
<p>&Agrave; 65 ans, Chad Smith reste engag&eacute; dans ce travail collectif. En 2026, il a annonc&eacute; que les Red Hot Chili Peppers devaient consacrer six &agrave; huit mois &agrave; l&rsquo;&eacute;criture d&rsquo;un prochain album, &agrave; partir de septembre. Le projet n&rsquo;est pr&eacute;sent&eacute; ni comme achev&eacute; ni comme d&eacute;j&agrave; enregistr&eacute; : il s&rsquo;agit d&rsquo;une phase de cr&eacute;ation annonc&eacute;e, durant laquelle les id&eacute;es doivent &ecirc;tre d&eacute;velopp&eacute;es ensemble. Une m&eacute;thode fid&egrave;le &agrave; celle que Smith d&eacute;crit depuis <em>Mother's Milk</em> : jouer, &eacute;couter les autres, puis b&acirc;tir les morceaux dans la dur&eacute;e.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;interview publi&eacute;e par <a href="https://www.musicradar.com/news/drums/in-conversation-chad-smith-with-the-avett-brothers-579798">MusicRadar</a> apporte le t&eacute;moignage direct de Chad Smith sur la maturation de l&rsquo;&eacute;criture des Red Hot Chili Peppers et sa collaboration avec John Frusciante autour de <em>Blood Sugar Sex Magik</em>.</p>
<p><a href="https://faroutmagazine.co.uk/chad-smith-confirms-red-hot-chili-peppers-return-studio/">Far Out Magazine</a> rapporte ses d&eacute;clarations de 2026 sur la p&eacute;riode d&rsquo;&eacute;criture envisag&eacute;e pour le prochain album du groupe, encore au stade du travail pr&eacute;paratoire.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-artiste">
<h2>Fiche de l'artiste</h2>
<p><strong>Artiste :</strong> Chad Smith</p>
<p><strong>Groupe :</strong> Red Hot Chili Peppers</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 65 ans</p>
<p><strong>Date de naissance :</strong> 25 octobre 1961</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>John Levén, la suggestion décisive derrière The Final Countdown</title>
      <description><![CDATA[John Lev&eacute;n f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 63 ans. Bassiste d&rsquo;Europe depuis 1981, le musicien su&eacute;dois a jou&eacute; un r&ocirc;le d&eacute;terminant dans la naissance de The Final Countdown, tout en d&eacute;v...]]></description>
      <pubDate>Sat, 24 Oct 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radiocollection.fr/news/john-leven-la-suggestion-decisive-derriere-the-final-countdown-739</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>John Lev&eacute;n f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 63 ans. Bassiste d&rsquo;Europe depuis 1981, le musicien su&eacute;dois a jou&eacute; un r&ocirc;le d&eacute;terminant dans la naissance de <em>The Final Countdown</em>, tout en d&eacute;veloppant au fil des ann&eacute;es une contribution moins visible &agrave; l&rsquo;&eacute;criture collective du groupe.</strong></p>
<p></p>
<p>L&rsquo;histoire tient &agrave; une suggestion. En 1985, Joey Tempest poss&egrave;de un ancien riff de clavier et une introduction initialement destin&eacute;e &agrave; l&rsquo;ouverture d&rsquo;une discoth&egrave;que de Stockholm. John Lev&eacute;n l&rsquo;encourage alors &agrave; ne pas en rester l&agrave; et &agrave; transformer cette mati&egrave;re en une chanson compl&egrave;te. Tempest d&eacute;veloppe l&rsquo;id&eacute;e : elle devient <em>The Final Countdown</em>.</p>
<p>Lev&eacute;n n&rsquo;a donc pas compos&eacute; le morceau, mais son intervention a contribu&eacute; &agrave; provoquer son passage d&rsquo;une introduction isol&eacute;e &agrave; une v&eacute;ritable chanson. Interrog&eacute; plus tard sur sa part de responsabilit&eacute; dans cette naissance, il r&eacute;pond avec humour : &laquo; On pourrait dire cela. &raquo; Une formule br&egrave;ve, &agrave; l&rsquo;image d&rsquo;un r&ocirc;le qui ne se r&eacute;sume pourtant pas &agrave; cette anecdote.</p>
<h2>De la guitare &agrave; la basse d&rsquo;Europe</h2>
<p>N&eacute; le 25 octobre 1963 &agrave; Stockholm, John Gunnar Lev&eacute;n rejoint Europe en 1981. Avant de devenir principalement bassiste, il joue de la guitare. C&rsquo;est Joey Tempest et John Norum qui lui proposent de prendre la basse, instrument avec lequel il s&rsquo;installe durablement dans la formation su&eacute;doise.</p>
<p>Ce changement d&rsquo;instrument ne l&rsquo;&eacute;loigne pas de la composition. Lorsqu&rsquo;il &eacute;crit chez lui, Lev&eacute;n conserve la guitare comme outil de travail. &laquo; J&rsquo;&eacute;cris avec une guitare &raquo;, explique-t-il simplement. Cette pratique &eacute;claire sa place dans Europe : celle d&rsquo;un bassiste capable de participer &agrave; la construction des chansons au-del&agrave; de leur seule assise rythmique.</p>
<p>Pr&eacute;sent depuis les premi&egrave;res ann&eacute;es du groupe, il traverse &eacute;galement sa seconde p&eacute;riode. Europe se reforme en 2003 avec Lev&eacute;n dans la formation r&eacute;unie, aux c&ocirc;t&eacute;s de Joey Tempest, John Norum, Mic Michaeli et Ian Haugland. Les titres du groupe figurent aussi dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2>Une &eacute;criture devenue plus collective</h2>
<p>La contribution de Lev&eacute;n appara&icirc;t plus nettement &agrave; mesure que le travail d&rsquo;Europe s&rsquo;ouvre &agrave; l&rsquo;&eacute;criture commune. Dans une interview de 1990, il d&eacute;crit un groupe entrant en studio ou en r&eacute;p&eacute;tition pour jouer ensemble et faire &eacute;merger les morceaux. Il est alors cr&eacute;dit&eacute; comme coauteur de <em>Wild Child</em> et de <em>Yesterday&rsquo;s News</em>.</p>
<p><em>Wild Child</em> repr&eacute;sente pour lui un v&eacute;ritable d&eacute;but d&rsquo;&eacute;criture avec le guitariste Kee Marcello et Joey Tempest. Le morceau montre que les id&eacute;es ne suivent pas n&eacute;cessairement un partage rigide entre chanteur, guitariste et section rythmique. Elles peuvent na&icirc;tre d&rsquo;une s&eacute;ance collective, puis se pr&eacute;ciser au contact des autres musiciens.</p>
<p>Apr&egrave;s la reformation, Lev&eacute;n poursuit cette activit&eacute; d&rsquo;auteur occasionnel. Il cosigne avec Joey Tempest <em>Always the Pretenders</em>, publi&eacute; sur l&rsquo;album <em>Secret Society</em> en 2006. Il participe &eacute;galement &agrave; l&rsquo;&eacute;criture de <em>The Beast</em>, pr&eacute;sent sur <em>Last Look at Eden</em> en 2009. Ces cr&eacute;dits dessinent un parcours parall&egrave;le &agrave; son travail de bassiste : moins imm&eacute;diatement identifiable, mais r&eacute;guli&egrave;rement inscrit dans les disques d&rsquo;Europe.</p>
<h2>&Agrave; Abbey Road, des chansons achev&eacute;es en jouant</h2>
<p>Les sessions de <em>Walk the Earth</em> offrent une image concr&egrave;te de cette m&eacute;thode collective. Europe arrive aux studios Abbey Road avec environ dix ou onze id&eacute;es. Plusieurs morceaux ne sont pas encore totalement achev&eacute;s lorsque le groupe commence &agrave; enregistrer.</p>
<p>Plut&ocirc;t que de figer chaque arrangement avant l&rsquo;entr&eacute;e en studio, les cinq musiciens continuent &agrave; &eacute;crire en jouant. Lev&eacute;n raconte que les chansons ont &eacute;t&eacute; finalis&eacute;es sur place, au fil de prises enregistr&eacute;es en direct. Le studio n&rsquo;est donc pas seulement utilis&eacute; pour reproduire des compositions d&eacute;j&agrave; termin&eacute;es : il devient l&rsquo;endroit o&ugrave; celles-ci trouvent leur forme d&eacute;finitive.</p>
<p>Cette fa&ccedil;on de travailler prolonge le fonctionnement d&eacute;crit par Lev&eacute;n d&egrave;s 1990. Les morceaux avancent par l&rsquo;&eacute;change, les r&eacute;p&eacute;titions et les improvisations collectives. Pour un musicien qui &eacute;crit toujours &agrave; la guitare tout en tenant la basse, cette organisation permet de passer naturellement d&rsquo;une id&eacute;e personnelle au jeu du groupe.</p>
<h2>Une continuit&eacute; au c&oelig;ur du groupe</h2>
<p>La trajectoire de John Lev&eacute;n dans Europe peut ainsi se lire &agrave; travers quelques gestes pr&eacute;cis : accepter de passer de la guitare &agrave; la basse, pousser Joey Tempest &agrave; d&eacute;velopper une introduction de clavier, participer &agrave; des s&eacute;ances de composition communes, puis achever des morceaux directement en studio avec les autres membres du groupe.</p>
<p>&Agrave; 63 ans, il demeure associ&eacute; &agrave; la formation qu&rsquo;il a rejointe en 1981. Et lorsqu&rsquo;il faut r&eacute;sumer son apport, la gen&egrave;se de <em>The Final Countdown</em> conserve toute sa force : une simple suggestion faite au bon moment a suffi pour que Joey Tempest reprenne son riff et en fasse une chanson compl&egrave;te.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;<a href="https://www.wikimetal.com.br/en/interview-with-john-leven-europe/">interview de John Lev&eacute;n publi&eacute;e par WikiMetal</a> permet au bassiste de raconter lui-m&ecirc;me son intervention dans la naissance de <em>The Final Countdown</em>. Son <a href="https://www.antiheromagazine.com/interview-john-leven-of-europe/">entretien avec AntiHero Magazine</a> apporte des d&eacute;tails compl&eacute;mentaires sur son passage de la guitare &agrave; la basse, sa mani&egrave;re d&rsquo;&eacute;crire et les sessions de <em>Walk the Earth</em> &agrave; Abbey Road.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-artiste">
<h2>Fiche de l'artiste</h2>
<p><strong>Artiste :</strong> John Lev&eacute;n</p>
<p><strong>Groupe :</strong> Europe</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 63 ans</p>
<p><strong>Date de naissance :</strong> 25 octobre 1963</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Jon Anderson, la voix de Yes qui voulait toujours construire davantage</title>
      <description><![CDATA[Jon Anderson f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 82 ans. Cofondateur de Yes, le chanteur britannique s&rsquo;est surtout affirm&eacute; comme un b&acirc;tisseur de morceaux, capable de transformer une simple id&eacute;e en longue architecture...]]></description>
      <pubDate>Sat, 24 Oct 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radiocollection.fr/news/jon-anderson-la-voix-de-yes-qui-voulait-toujours-construire-davantage-740</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Jon Anderson f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 82 ans. Cofondateur de Yes, le chanteur britannique s&rsquo;est surtout affirm&eacute; comme un b&acirc;tisseur de morceaux, capable de transformer une simple id&eacute;e en longue architecture collective, puis de r&eacute;inventer cette m&eacute;thode aupr&egrave;s de partenaires aussi diff&eacute;rents que Vangelis, Jean-Luc Ponty ou Roine Stolt.</strong></p>
<p></p>
<p>En pleine r&eacute;p&eacute;tition de <em>Yours Is No Disgrace</em>, un d&eacute;tail arr&ecirc;te Jon Anderson. Le morceau destin&eacute; &agrave; <em>The Yes Album</em> existe d&eacute;j&agrave;, mais il lui manque quelque chose d&rsquo;essentiel. &laquo; Il nous faut un d&eacute;but &raquo;, lance-t-il en substance avant de proposer la construction d&rsquo;une ouverture. L&rsquo;anecdote r&eacute;sume bien son r&ocirc;le au sein de Yes : une voix imm&eacute;diatement identifiable, certes, mais aussi un musicien attentif &agrave; la forme g&eacute;n&eacute;rale, aux transitions et aux espaces qui restent &agrave; remplir.</p>
<p>N&eacute; John Roy Anderson le 25 octobre 1944 &agrave; Accrington, dans le Lancashire, il rejoint The Warriors en 1966. Deux ans plus tard, sa rencontre et son travail avec le bassiste Chris Squire conduisent &agrave; la formation de Yes. Bill Bruford et Tony Kaye comptent notamment parmi les musiciens qui compl&egrave;tent alors le groupe. Les premiers r&eacute;pertoires comprennent encore des reprises des Beatles, dont <em>I&rsquo;m Down</em> et <em>Every Little Thing</em>, avant que Yes ne d&eacute;veloppe une &eacute;criture plus personnelle.</p>
<h2>Avec Steve Howe, des chansons qui changent d&rsquo;&eacute;chelle</h2>
<p>L&rsquo;arriv&eacute;e de Steve Howe marque un tournant dans cette construction. Anderson a racont&eacute; qu&rsquo;ils &eacute;taient devenus &laquo; ins&eacute;parables &raquo; lorsque le guitariste avait rejoint le groupe. Leur relation de travail repose sur un d&eacute;veloppement commun des m&eacute;lodies et des paroles, particuli&egrave;rement f&eacute;cond lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de donner vie &agrave; des morceaux longs comme <em>And You and I</em> et <em>Close to the Edge</em>.</p>
<p>Anderson ne d&eacute;crit pas son r&ocirc;le comme celui d&rsquo;un auteur isol&eacute; apportant des chansons achev&eacute;es. Il propose des id&eacute;es, les d&eacute;veloppe avec les autres musiciens et intervient sur les parties manquantes. Cette circulation entre impulsion individuelle et &eacute;laboration collective aide &agrave; comprendre la densit&eacute; des &oelig;uvres enregistr&eacute;es pendant la premi&egrave;re p&eacute;riode de Yes.</p>
<p><em>Fragile</em> en fournit une illustration particuli&egrave;rement forte. Anderson &eacute;crit ou co&eacute;crit plusieurs de ses titres majeurs, parmi lesquels <em>Roundabout</em>, <em>South Side of the Sky</em>, <em>Long Distance Runaround</em> et <em>Heart of the Sunrise</em>. Sa contribution ne se limite donc ni aux paroles ni &agrave; l&rsquo;interpr&eacute;tation : elle s&rsquo;inscrit dans la conception m&ecirc;me du r&eacute;pertoire. Ces chansons, comme l&rsquo;album, figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<p>Cette premi&egrave;re &eacute;poque du groupe se prolonge jusqu&rsquo;&agrave; son d&eacute;part, &agrave; la fin des ann&eacute;es 1970, dans un contexte de fatigue et de divergences cr&eacute;atives. Anderson publie ensuite <em>Song of Seven</em> en 1980. Cette s&eacute;paration ne ferme pourtant pas son champ de travail : elle lui permet au contraire d&rsquo;appliquer ailleurs une m&eacute;thode fond&eacute;e sur l&rsquo;&eacute;change et la transformation des id&eacute;es.</p>
<h2>Vangelis, Jean-Luc Ponty et l&rsquo;art de repartir autrement</h2>
<p>Avec Vangelis, l&rsquo;&eacute;criture semble prendre une forme particuli&egrave;rement fluide. Anderson raconte que chaque rencontre leur permettait g&eacute;n&eacute;ralement de composer trois ou quatre chansons. Cette rapidit&eacute; nourrit aussi leur amiti&eacute;. Elle r&eacute;v&egrave;le surtout sa capacit&eacute; &agrave; entrer dans l&rsquo;univers d&rsquo;un autre musicien sans reproduire m&eacute;caniquement le fonctionnement de Yes.</p>
<p>La collaboration avec Jean-Luc Ponty commence selon un processus diff&eacute;rent. Anderson pose d&rsquo;abord sa voix sur des instrumentaux du violoniste, puis ce premier essai se transforme en v&eacute;ritable travail commun de composition. M&ecirc;me lorsque certains titres associ&eacute;s &agrave; Yes sont repris sur sc&egrave;ne, le chanteur refuse de r&eacute;duire le projet &agrave; un hommage. Il ne veut ni former un simple groupe de reprises ni faire semblant de recr&eacute;er Yes.</p>
<p>Cette volont&eacute; de trouver une m&eacute;thode adapt&eacute;e &agrave; chaque partenaire appara&icirc;t &eacute;galement avec Roine Stolt pour <em>Invention of Knowledge</em>. Anderson lui envoie des chansons d&eacute;j&agrave; esquiss&eacute;es et lui demande de b&acirc;tir la musique qu&rsquo;il imagine autour d&rsquo;elles. Les &eacute;l&eacute;ments sont ensuite travaill&eacute;s jusqu&rsquo;&agrave; s&rsquo;entrelacer. La distance ne supprime donc pas le dialogue : elle d&eacute;place le moment o&ugrave; chacun intervient dans la construction.</p>
<p>Son travail avec Kitaro suit encore un autre chemin. Pour <em>Hold On To Love</em>, Anderson re&ccedil;oit des pi&egrave;ces musicales qu&rsquo;ils d&eacute;veloppent ensuite ensemble. Qu&rsquo;il parte d&rsquo;une ouverture &agrave; inventer, d&rsquo;un instrumental existant ou d&rsquo;une chanson encore incompl&egrave;te, il conserve le m&ecirc;me r&eacute;flexe : chercher ce que la mati&egrave;re initiale peut devenir au contact d&rsquo;un autre cr&eacute;ateur.</p>
<h2>Avec The Band Geeks, le r&eacute;cit reste en mouvement</h2>
<p>Cette mani&egrave;re de travailler traverse aussi <em>True</em>, album r&eacute;alis&eacute; avec The Band Geeks. La formation r&eacute;unit notamment Richie Castellano, Andy Graziano, Christopher Clark, Andy Ascolese et Robert Kipp. Anderson a &eacute;galement interpr&eacute;t&eacute; r&eacute;cemment avec eux des classiques de Yes, sans que ce retour au r&eacute;pertoire ancien l&rsquo;enferme dans la seule reconstitution du pass&eacute;.</p>
<p>&Agrave; 82 ans, son parcours se lit ainsi moins comme une succession de formations que comme une s&eacute;rie de dialogues. Chris Squire a rendu possible la naissance de Yes ; Steve Howe a accompagn&eacute; l&rsquo;expansion de morceaux aux formes longues ; Vangelis, Jean-Luc Ponty, Roine Stolt et The Band Geeks ont offert d&rsquo;autres cadres &agrave; son &eacute;criture. La petite phrase prononc&eacute;e pendant la r&eacute;p&eacute;tition de <em>Yours Is No Disgrace</em> reste alors un fil conducteur tr&egrave;s concret : lorsqu&rsquo;une chanson semble presque termin&eacute;e, Jon Anderson &eacute;coute encore ce qui lui manque.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>Le <a href="https://www.jonanderson.com/about.html">site officiel de Jon Anderson</a> &eacute;tablit le cadre biographique, de sa naissance &agrave; Accrington &agrave; la formation de Yes avec Chris Squire. L&rsquo;entretien publi&eacute; par <a href="https://bestclassicbands.com/jon-anderson-woodstock-interview-7-27-199/">Best Classic Bands</a> apporte notamment le souvenir de la cr&eacute;ation de l&rsquo;ouverture de <em>Yours Is No Disgrace</em>, tandis que la conversation propos&eacute;e par <a href="https://musictap.com/2013/04/15/interview-a-short-conversation-with-jon-anderson/">Music Tap</a> &eacute;claire son travail d&rsquo;&eacute;criture avec Steve Howe.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-artiste">
<h2>Fiche de l'artiste</h2>
<p><strong>Artiste :</strong> Jon Anderson</p>
<p><strong>Groupe :</strong> Yes</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 82 ans</p>
<p><strong>Date de naissance :</strong> 25 octobre 1944</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Steve Lukather (Toto) | 69 ans | 21 octobre 1957</title>
      <description><![CDATA[Steve Lukather f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 69 ans. Du travail de studio &agrave; Los Angeles &agrave; la continuit&eacute; de Toto, le guitariste a construit un parcours o&ugrave; la force du collectif compte autant que son nom sur la...]]></description>
      <pubDate>Tue, 20 Oct 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radiocollection.fr/news/steve-lukather-toto-69-ans-21-octobre-1957-705</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Steve Lukather f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 69 ans. Du travail de studio &agrave; Los Angeles &agrave; la continuit&eacute; de Toto, le guitariste a construit un parcours o&ugrave; la force du collectif compte autant que son nom sur la pochette.</strong></p>
<p></p>
<p>Avant d&rsquo;occuper le devant de la sc&egrave;ne avec Toto, Steve Lukather a d&rsquo;abord appris &agrave; travailler dans l&rsquo;ombre. Dans les ann&eacute;es 1970, le musicien n&eacute; &agrave; Los Angeles s&rsquo;impose comme guitariste de studio, un m&eacute;tier qui exige de s&rsquo;adapter rapidement aux morceaux, aux artistes et aux contraintes d&rsquo;une s&eacute;ance d&rsquo;enregistrement. Il travaille notamment avec Boz Scaggs avant de rejoindre le projet qui va transformer sa trajectoire.</p>
<p>Les estimations biographiques associent sa carri&egrave;re de musicien de studio &agrave; plus de 1 500 albums. Cette activit&eacute; consid&eacute;rable le conduit aupr&egrave;s d&rsquo;artistes aussi diff&eacute;rents que Michael Jackson, Elton John, Aretha Franklin, Joni Mitchell ou Roger Waters, ainsi qu&rsquo;aupr&egrave;s du producteur et arrangeur Quincy Jones. Lukather ne limite pourtant pas son r&ocirc;le &agrave; la guitare : il intervient &eacute;galement comme chanteur, auteur-compositeur, arrangeur et producteur.</p>
<h2>Quand les musiciens de studio d&eacute;cident de former leur groupe</h2>
<p>Le tournant survient en 1976. David Paich et Jeff Porcaro proposent &agrave; Steve Lukather, Bobby Kimball, Steve Porcaro et David Hungate de se r&eacute;unir pour former leur propre groupe. Tous sont d&eacute;j&agrave; des musiciens actifs, mais Toto doit leur offrir un espace diff&eacute;rent : celui o&ugrave; ils pourront &eacute;crire, chanter et enregistrer leur propre musique, plut&ocirc;t que de servir uniquement les projets des autres.</p>
<p>Lukather a conserv&eacute; une date pr&eacute;cise de cette naissance artistique : les premi&egrave;res d&eacute;mos commencent le 7 janvier 1977. Ce souvenir r&eacute;sume le passage d&rsquo;une &eacute;quipe de studio &agrave; un groupe constitu&eacute;. Le premier album de Toto sera ensuite certifi&eacute; triple platine, installant rapidement cette formation issue des s&eacute;ances de Los Angeles.</p>
<p>Cette origine collective explique aussi la place singuli&egrave;re de Lukather. Il n&rsquo;est pas seulement le guitariste principal plac&eacute; au centre des solos. Son activit&eacute; d&rsquo;auteur, de chanteur et d&rsquo;arrangeur s&rsquo;inscrit dans un ensemble o&ugrave; plusieurs membres peuvent &eacute;crire et prendre le micro. Parmi les fondateurs, il est aujourd&rsquo;hui le seul &agrave; &ecirc;tre rest&eacute; continuellement associ&eacute; &agrave; Toto depuis la cr&eacute;ation du groupe.</p>
<h2>Une voix d&rsquo;auteur derri&egrave;re les succ&egrave;s de Toto</h2>
<p>La contribution de Steve Lukather se mesure directement dans le r&eacute;pertoire. Il a co&eacute;crit et chant&eacute; <em>I Won&rsquo;t Hold You Back</em>, puis co&eacute;crit et interpr&eacute;t&eacute; <em>I&rsquo;ll Be Over You</em>. Ces deux chansons montrent l&rsquo;&eacute;tendue de son r&ocirc;le au sein de Toto : le guitariste peut aussi porter un titre par sa voix et participer &agrave; sa construction d&egrave;s l&rsquo;&eacute;criture.</p>
<p>Le sommet institutionnel du groupe arrive avec <em>Toto IV</em>, qui remporte six Grammy Awards, dont celui de l&rsquo;album de l&rsquo;ann&eacute;e, tandis que <em>Rosanna</em> re&ccedil;oit le prix du disque de l&rsquo;ann&eacute;e. Au total, Lukather compte cinq Grammy Awards, dont plusieurs obtenus pour son travail avec Toto. Le groupe, ses albums et ses chansons figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<p>Son &eacute;criture d&eacute;passe parall&egrave;lement le cadre de Toto. Lukather participe notamment &agrave; la composition de <em>Turn Your Love Around</em>, enregistr&eacute;e par George Benson. La chanson re&ccedil;oit le Grammy de la meilleure chanson R&amp;B, apportant une autre illustration de sa capacit&eacute; &agrave; contribuer &agrave; un projet sans n&eacute;cessairement en &ecirc;tre l&rsquo;interpr&egrave;te principal.</p>
<h2>Le studio comme lieu de prise de risque</h2>
<p>Malgr&eacute; le volume de ses collaborations, Lukather a reconnu que cette profusion avait pu brouiller la perception de son travail. Il a ainsi estim&eacute; qu&rsquo;il aurait peut-&ecirc;tre &eacute;t&eacute; davantage respect&eacute; comme guitariste s&rsquo;il s&rsquo;&eacute;tait limit&eacute; &agrave; Toto. La remarque &eacute;claire un paradoxe : multiplier les s&eacute;ances lui a donn&eacute; une exp&eacute;rience exceptionnelle, tout en dispersant parfois son identit&eacute; musicale derri&egrave;re les noms inscrits en grand sur les pochettes.</p>
<p>Sa m&eacute;thode d&rsquo;enregistrement conserve une part de spontan&eacute;it&eacute;. Il a expliqu&eacute; que certaines parties de ses albums reposaient sur des solos jou&eacute;s en direct et sur une place importante laiss&eacute;e &agrave; l&rsquo;improvisation. Cette approche correspond &agrave; une pratique o&ugrave; l&rsquo;ex&eacute;cution ne vient pas seulement valider une composition d&eacute;j&agrave; fig&eacute;e : elle peut encore faire &eacute;voluer le morceau pendant la s&eacute;ance.</p>
<p>Cette souplesse demeure utile lorsque les habitudes collectives doivent &ecirc;tre reconstruites. Apr&egrave;s une longue interruption de travail commun, Lukather, David Paich et Joseph Williams ont ainsi d&ucirc; retrouver le chemin du studio pour &eacute;crire et enregistrer ensemble. L&rsquo;enjeu n&rsquo;&eacute;tait pas simplement de r&eacute;unir trois noms associ&eacute;s &agrave; Toto, mais de r&eacute;activer une mani&egrave;re de cr&eacute;er &agrave; plusieurs apr&egrave;s des ann&eacute;es de parcours s&eacute;par&eacute;s.</p>
<h2>La continuit&eacute; de Toto jusqu&rsquo;au cinquanti&egrave;me anniversaire</h2>
<p>&Agrave; 69 ans, Steve Lukather reste le point de continuit&eacute; de Toto &agrave; travers les changements de personnel. Sa pr&eacute;sence relie les premi&egrave;res d&eacute;mos de janvier 1977, les succ&egrave;s de <em>Toto IV</em>, les chansons qu&rsquo;il a interpr&eacute;t&eacute;es et la formation actuelle men&eacute;e avec Joseph Williams. Ce fil conducteur distingue son parcours de la seule accumulation de cr&eacute;dits de studio.</p>
<p>Le calendrier du groupe prolonge d&eacute;sormais cette histoire. Toto a annonc&eacute; une tourn&eacute;e europ&eacute;enne pr&eacute;vue pour l&rsquo;&eacute;t&eacute; 2027 &agrave; l&rsquo;occasion de son cinquanti&egrave;me anniversaire. Le projet reste, &agrave; ce stade, une tourn&eacute;e annonc&eacute;e et non un &eacute;v&eacute;nement d&eacute;j&agrave; accompli. Cinquante ans apr&egrave;s les premi&egrave;res d&eacute;mos, Lukather doit donc encore porter sur sc&egrave;ne le nom du groupe n&eacute; de cette r&eacute;union de musiciens de studio.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;entretien approfondi <a href="https://www.innerviews.org/inner/steve-lukather">Steve Lukather, Wild Ride</a> apporte les souvenirs directs du guitariste sur les premi&egrave;res d&eacute;mos de Toto, sa continuit&eacute; dans le groupe et sa mani&egrave;re d&rsquo;enregistrer. La <a href="http://www.stevelukather.com/media/83925/BioLukeEn.docx">biographie officielle de Steve Lukather</a> documente notamment ses d&eacute;buts de musicien de studio, son passage aupr&egrave;s de Boz Scaggs et la formation de Toto.</p>
<p>Les annonces concernant la tourn&eacute;e europ&eacute;enne pr&eacute;vue en 2027 sont publi&eacute;es dans la rubrique <a href="https://www.stevelukather.com/news">News du site officiel de Steve Lukather</a>.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Lee Loughnane (Chicago) | 80 ans | 21 octobre 1946</title>
      <description><![CDATA[Lee Loughnane f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 80 ans. Trompettiste et membre fondateur de Chicago, il relie depuis ses premiers apprentissages une histoire familiale, une section de cuivres singuli&egrave;re et une m&eacute;thode de cr&ea...]]></description>
      <pubDate>Tue, 20 Oct 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radiocollection.fr/news/lee-loughnane-chicago-80-ans-21-octobre-1946-704</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Lee Loughnane f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 80 ans. Trompettiste et membre fondateur de Chicago, il relie depuis ses premiers apprentissages une histoire familiale, une section de cuivres singuli&egrave;re et une m&eacute;thode de cr&eacute;ation longtemps fa&ccedil;onn&eacute;e sur la route.</strong></p>
<p></p>
<p>Avant Chicago, il y a une trompette d&eacute;j&agrave; charg&eacute;e d&rsquo;histoire. Lee Loughnane commence &agrave; en jouer &agrave; 11 ans sur l&rsquo;instrument que son p&egrave;re avait utilis&eacute; dans l&rsquo;Army Air Force. Ce passage de t&eacute;moin familial ouvre un parcours qui le conduit des ann&eacute;es de lyc&eacute;e &agrave; des &eacute;tudes musicales &agrave; DePaul University, dans l&rsquo;Illinois.</p>
<p>&Agrave; DePaul, Loughnane &eacute;tudie avec Walter Parazaider et James Pankow. Ces deux musiciens deviendront ses partenaires au sein de la section de cuivres de Chicago. Cette proximit&eacute; forg&eacute;e pendant leur formation pr&eacute;pare l&rsquo;une des caract&eacute;ristiques essentielles du futur groupe : les cuivres ne doivent pas seulement accompagner les chansons, mais participer pleinement &agrave; leur construction.</p>
<h2>Une section de cuivres au centre du groupe</h2>
<p>Lee Loughnane fait partie des fondateurs de Chicago avec, notamment, Robert Lamm, James Pankow et Walter Parazaider. Trompettiste, arrangeur, chanteur de soutien et parfois chanteur principal, il s&rsquo;inscrit dans un collectif qui ne repose pas sur une seule voix ou une seule figure. Les instruments &agrave; vent y occupent une place structurante, au m&ecirc;me titre que la section rythmique, les guitares et les claviers.</p>
<p>Aux c&ocirc;t&eacute;s du trombone de Pankow et des parties de Parazaider, la trompette de Loughnane contribue &agrave; installer cette architecture instrumentale. Le premier album de Chicago para&icirc;t en 1969, mais le musicien reste ensuite associ&eacute; au groupe pendant plusieurs d&eacute;cennies de disques et de tourn&eacute;es. Chicago et ses chansons figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<p>Cette continuit&eacute; n&rsquo;efface pas la dimension collective du travail. M&ecirc;me un morceau aussi &eacute;troitement li&eacute; au r&eacute;pertoire du groupe que <em>25 or 6 to 4</em> doit &ecirc;tre correctement replac&eacute; dans cette organisation : sa base a &eacute;t&eacute; con&ccedil;ue par Robert Lamm pendant la p&eacute;riode o&ugrave; Chicago &eacute;tait en r&eacute;sidence au Whisky a Go Go. Le r&ocirc;le de Loughnane se lit moins dans une revendication individuelle que dans la permanence d&rsquo;un son et d&rsquo;une mani&egrave;re de jouer ensemble.</p>
<h2>La route comme salle de r&eacute;p&eacute;tition</h2>
<p>Au d&eacute;but des ann&eacute;es 1970, Chicago vit presque constamment en tourn&eacute;e. Loughnane r&eacute;sume cette p&eacute;riode par une formule directe : le groupe ne connaissait pratiquement que la route, qui devenait aussi son principal espace de r&eacute;p&eacute;tition. Les d&eacute;placements et les concerts n&rsquo;interrompaient donc pas la cr&eacute;ation. Ils lui fournissaient au contraire son cadre quotidien.</p>
<p>Les programmes pouvaient changer d&rsquo;un soir &agrave; l&rsquo;autre, &agrave; une &eacute;poque o&ugrave; les contraintes d&rsquo;&eacute;clairage et de production &eacute;taient moins rigides. Une nouvelle id&eacute;e &eacute;tait r&eacute;p&eacute;t&eacute;e, int&eacute;gr&eacute;e au concert, puis retravaill&eacute;e. La sc&egrave;ne servait de laboratoire grandeur nature, devant un public qui pouvait d&eacute;couvrir une chanson avant m&ecirc;me que celle-ci ait trouv&eacute; sa forme d&eacute;finitive en studio.</p>
<p><em>Saturday in the Park</em> illustre cette circulation entre travail en cours et r&eacute;pertoire public. Loughnane se souvient que James &laquo; Jimmy &raquo; Pankow avait annonc&eacute; depuis la sc&egrave;ne que Chicago allait jouer le morceau pour la premi&egrave;re fois. La chanson &eacute;tait encore une nouveaut&eacute; pour le groupe comme pour la salle. Cet instant montre combien la fronti&egrave;re pouvait &ecirc;tre poreuse entre une r&eacute;p&eacute;tition, une premi&egrave;re pr&eacute;sentation en concert et l&rsquo;enregistrement destin&eacute; &agrave; fixer le titre.</p>
<p>Le studio venait ensuite achever ce que la route avait permis d&rsquo;&eacute;prouver. Loughnane explique que Chicago y terminait des chansons dont l&rsquo;&eacute;criture s&rsquo;&eacute;tait poursuivie pendant les tourn&eacute;es. Le groupe avan&ccedil;ait &eacute;galement de mani&egrave;re m&eacute;thodique sur les probl&egrave;mes d&rsquo;enregistrement : il r&eacute;&eacute;coutait les bandes, relevait les points &agrave; v&eacute;rifier, puis les corrigeait progressivement. Cette discipline donne une autre lecture de l&rsquo;abondance cr&eacute;ative de la p&eacute;riode : derri&egrave;re l&rsquo;&eacute;lan collectif se trouvait un patient travail de contr&ocirc;le.</p>
<h2>Des bandes d&rsquo;archives au studio personnel</h2>
<p>Le rapport de Lee Loughnane au son de Chicago ne s&rsquo;est pas limit&eacute; aux concerts. Avec l&rsquo;ing&eacute;nieur Tim Jessup, il a particip&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;coute et &agrave; l&rsquo;examen de bandes d&rsquo;archives du groupe. Ce travail suppose de revenir aux enregistrements, d&rsquo;en &eacute;valuer les d&eacute;tails et de rep&eacute;rer ce qui m&eacute;rite d&rsquo;&ecirc;tre v&eacute;rifi&eacute; ou pr&eacute;serv&eacute;. Il prolonge, plusieurs d&eacute;cennies plus tard, la m&eacute;thode d&eacute;j&agrave; employ&eacute;e lorsque les musiciens r&eacute;&eacute;coutaient leurs prises pour r&eacute;soudre les difficult&eacute;s une &agrave; une.</p>
<p>Son implication appara&icirc;t aussi dans la fabrication de <em>Chicago XXXVIII: Born for This Moment</em>. Pour cet album, une chanson a &eacute;t&eacute; enregistr&eacute;e dans le studio de Loughnane avant d&rsquo;&ecirc;tre envoy&eacute;e &agrave; Joe Thomas pour sa production ou sa finalisation. Le dispositif diff&egrave;re des longues s&eacute;ances collectives des premi&egrave;res ann&eacute;es, mais le principe demeure : une pi&egrave;ce musicale passe d&rsquo;un espace de travail &agrave; un autre jusqu&rsquo;&agrave; atteindre sa forme retenue.</p>
<p>Loughnane a ensuite particip&eacute; aux entretiens et aux contenus promotionnels consacr&eacute;s &agrave; cet album ainsi qu&rsquo;aux cinquante-cinq ans de Chicago. Il y appara&icirc;t &agrave; la fois comme t&eacute;moin de la formation du groupe et comme musicien encore engag&eacute; dans ses projets discographiques. Son parcours peut ainsi se suivre &agrave; travers des gestes tr&egrave;s concrets : prendre &agrave; 11 ans la trompette de son p&egrave;re, b&acirc;tir une section de cuivres avec ses partenaires de DePaul, tester des morceaux devant le public, puis revenir des ann&eacute;es plus tard aux bandes conserv&eacute;es.</p>
<p>&Agrave; 80 ans, c&rsquo;est cette attention au travail collectif qui fournit le fil le plus pr&eacute;cis de son histoire. Lorsque Loughnane d&eacute;crit l&rsquo;&eacute;coute des archives, il ne transforme pas le pass&eacute; en r&eacute;cit fig&eacute; : il parle encore de lancer une bande, de prendre des notes et de contr&ocirc;ler les &eacute;l&eacute;ments qui demandent un nouvel examen.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;entretien publi&eacute; par <a href="https://ultimateclassicrock.com/lee-loughnane-interview-2024/">Ultimate Classic Rock</a> apporte le t&eacute;moignage direct de Lee Loughnane sur les tourn&eacute;es des ann&eacute;es 1970, la fabrication des chansons entre sc&egrave;ne et studio et la premi&egrave;re pr&eacute;sentation publique de <em>Saturday in the Park</em>.</p>
<p>L&rsquo;article de <a href="https://www.syracuse.com/music/2019/04/robert-lamm-of-chicago-as-long-as-people-want-to-play-were-going-to-want-to-play.html">Syracuse.com</a> compl&egrave;te ce r&eacute;cit par un &eacute;clairage sur son travail avec Tim Jessup autour des bandes d&rsquo;archives de Chicago.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
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      <title>Mark King (Level 42) | 68 ans | 20 octobre 1958</title>
      <description><![CDATA[Mark King c&eacute;l&egrave;bre ce 20 octobre son 68e anniversaire. Avant de devenir le chanteur-bassiste de Level 42, il jouait de la batterie : un changement d&rsquo;instrument, amorc&eacute; apr&egrave;s une tourn&eacute;e europ&eacute;...]]></description>
      <pubDate>Mon, 19 Oct 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radiocollection.fr/news/mark-king-level-42-68-ans-20-octobre-1958-695</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Mark King c&eacute;l&egrave;bre ce 20 octobre son 68e anniversaire. Avant de devenir le chanteur-bassiste de Level 42, il jouait de la batterie : un changement d&rsquo;instrument, amorc&eacute; apr&egrave;s une tourn&eacute;e europ&eacute;enne difficile, allait placer la basse au centre d&rsquo;un son imm&eacute;diatement reconnaissable.</strong></p>
<p></p>
<p>La basse n&rsquo;&eacute;tait pas le premier instrument de Mark King. &Agrave; la fin des ann&eacute;es 1970, le musicien anglais se voyait encore comme un batteur. Une tourn&eacute;e europ&eacute;enne qu&rsquo;il a lui-m&ecirc;me d&eacute;crite comme d&eacute;sastreuse participe alors &agrave; un changement de direction. Elle n&rsquo;explique pas seule la suite de son parcours, mais elle agit comme l&rsquo;un des d&eacute;clencheurs d&rsquo;un virage d&eacute;cisif : King se tourne vers la basse.</p>
<p>Ce d&eacute;placement ne se fait pas sans rep&egrave;res. Il &eacute;coute notamment Jack Bruce, le bassiste de Cream, et s&rsquo;int&eacute;resse &agrave; Return to Forever. Entre le poids du rock et la virtuosit&eacute; du jazz-rock, il trouve progressivement un terrain personnel. Son jeu percussif conserve quelque chose de son premier instrument : chez lui, la basse ne se contente pas d&rsquo;accompagner, elle frappe, relance et organise le morceau.</p>
<h2>Quatre amis, un lundi soir et la naissance de Level 42</h2>
<p>Arriv&eacute; &agrave; Londres &agrave; 19 ans, Mark King participe &agrave; la formation de Level 42 &agrave; la fin de 1979 ou au d&eacute;but de 1980 avec Phil Gould, Boon Gould et Mike Lindup. &Agrave; l&rsquo;origine, le groupe n&rsquo;est pas encore une entreprise lanc&eacute;e &agrave; la conqu&ecirc;te des classements. Ce sont quatre amis qui se retrouvent notamment le lundi soir pour jouer et passer du temps ensemble.</p>
<p>Cette dynamique collective devient rapidement essentielle. Phil Gould tient la batterie, Boon Gould la guitare, Mike Lindup les claviers, tandis que Mark King s&rsquo;installe &agrave; la basse. Les premi&egrave;res compositions se construisent dans ce cadre, entre jazz-funk et recherche de chansons plus directes. Pour <em>Love Meeting Love</em>, premier single de Level 42, le producteur Andy Sojka retient un riff parmi les id&eacute;es propos&eacute;es. King joue la basse sur l&rsquo;enregistrement et gardera un attachement particulier &agrave; ce morceau.</p>
<p>Sa technique de slap s&rsquo;impose bient&ocirc;t comme l&rsquo;une des caract&eacute;ristiques majeures du groupe. La basse devient m&eacute;lodique, rythmique et spectaculaire sans perdre sa fonction motrice. Level 42 &eacute;voluera vers une pop plus accessible, mais cet instrument restera au premier plan. Les titres du groupe, port&eacute; par le jeu et la voix de Mark King, figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2>Quand le bassiste passe au premier plan</h2>
<p>Mark King n&rsquo;&eacute;tait pas destin&eacute;, au d&eacute;part, &agrave; devenir le principal visage de Level 42. Bassiste et chanteur occasionnel, il prend progressivement davantage de place au micro. Autour de l&rsquo;album <em>The Pursuit of Accidents</em>, en 1982, il s&rsquo;affirme comme chanteur principal. Le changement transforme sa pr&eacute;sence : il doit d&eacute;sormais assurer simultan&eacute;ment des lignes de basse tr&egrave;s actives et le chant.</p>
<p>Cette &eacute;volution accompagne celle du groupe. Sans abandonner ses fondations jazz-funk, Level 42 resserre son &eacute;criture et d&eacute;veloppe des chansons capables de toucher un public plus large. Le tournant international arrive avec <em>World Machine</em>, sorti en 1985. <em>Something About You</em> atteint la sixi&egrave;me place au Royaume-Uni et entre dans le top 10 am&eacute;ricain.</p>
<p>Le morceau r&eacute;sume bien la nature collective de Level 42. Phil Gould propose d&rsquo;abord une progression d&rsquo;accords destin&eacute;e au refrain. L&rsquo;id&eacute;e reste en attente avant de trouver sa place. Boon Gould apporte ensuite les paroles, puis Mark King ajoute la m&eacute;lodie et la suite d&rsquo;accords du couplet. L&rsquo;un des grands succ&egrave;s du groupe ne vient donc pas d&rsquo;une inspiration solitaire, mais d&rsquo;&eacute;l&eacute;ments apport&eacute;s successivement par trois de ses membres.</p>
<h2>Des id&eacute;es saisies entre une tondeuse et un clavier</h2>
<p>Mark King ne revendique pas de m&eacute;thode de composition fixe. Une id&eacute;e peut appara&icirc;tre devant un clavier comme au milieu d&rsquo;une activit&eacute; ordinaire. Il a ainsi racont&eacute; qu&rsquo;une phrase musicale pouvait lui venir en tondant la pelouse, au point de devoir interrompre son travail pour la retenir. L&rsquo;anecdote &eacute;claire une &eacute;criture intuitive, nourrie par des fragments qu&rsquo;il faut ensuite organiser.</p>
<p>La pr&eacute;paration de <em>Running in the Family</em> offre une autre image concr&egrave;te de cette m&eacute;thode. King travaille alors dans le loft de sa maison &agrave; Streatham, o&ugrave; il dispose d&rsquo;un petit studio huit pistes &agrave; bandes. Les maquettes peuvent y prendre forme avant le passage &agrave; un environnement professionnel. Le groupe utilise volontiers les technologies disponibles et accorde une attention soutenue &agrave; la qualit&eacute; sonore, notamment au travail r&eacute;alis&eacute; sur les consoles SSL.</p>
<p><em>Lessons in Love</em> ouvre le projet <em>Running in the Family</em>. Plus tard, King cherche aussi &agrave; reprendre la chanson sous un autre angle et retrouve Mike Lindup en studio pour d&eacute;velopper de nouvelles id&eacute;es. Ce retour sur un titre d&eacute;j&agrave; &eacute;tabli montre que, pour lui, une composition peut continuer &agrave; &eacute;voluer au-del&agrave; de sa premi&egrave;re forme.</p>
<h2>Une identit&eacute; construite sans effacer le groupe</h2>
<p>Le parcours de Mark King pourrait se r&eacute;sumer &agrave; une transformation spectaculaire : un batteur devenu l&rsquo;un des bassistes les plus identifiables de la pop britannique, puis un musicien de section devenu chanteur principal. Mais cette trajectoire ne s&rsquo;est jamais construite dans l&rsquo;isolement. Les premiers riffs, les arrangements et les chansons d&eacute;cisives portent les contributions de Phil Gould, Boon Gould, Mike Lindup, des producteurs et de King lui-m&ecirc;me.</p>
<p>&Agrave; 68 ans, son histoire reste ainsi attach&eacute;e &agrave; un geste musical pr&eacute;cis autant qu&rsquo;&agrave; un fonctionnement collectif. Derri&egrave;re le slap qui a d&eacute;fini le son de Level 42, on retrouve encore le sens rythmique du batteur des d&eacute;buts, les r&eacute;unions informelles du lundi soir et ce petit huit-pistes install&eacute; dans un loft de Streatham.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;interview de <a href="https://www.brightonandhovenews.org/2018/06/20/next-level-interview-with-mark-king-of-level-42/">Mark King publi&eacute;e par Brighton and Hove News</a> revient sur son passage de la batterie &agrave; la basse et sur sa mani&egrave;re intuitive de composer. L&rsquo;entretien de <a href="https://hifiplus.com/articles/music-interview-mark-king-of-level-42/">Hi-Fi+ consacr&eacute; &agrave; Mark King et Level 42</a> d&eacute;taille le tournant de <em>World Machine</em>, la construction collective de <em>Something About You</em> et les choix techniques du groupe en studio.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
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      <title>Al Greenwood (Foreigner) | 75 ans | 20 octobre 1951</title>
      <description><![CDATA[Al Greenwood f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 75 ans. Avant de devenir le clavi&eacute;riste fondateur de Foreigner, le musicien new-yorkais a pourtant envisag&eacute; de quitter le projet, jusqu&rsquo;&agrave; ce que Mick Jones lui joue u...]]></description>
      <pubDate>Mon, 19 Oct 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Al Greenwood f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 75 ans. Avant de devenir le clavi&eacute;riste fondateur de Foreigner, le musicien new-yorkais a pourtant envisag&eacute; de quitter le projet, jusqu&rsquo;&agrave; ce que Mick Jones lui joue une premi&egrave;re version de &laquo; Feels Like the First Time &raquo;.</strong></p>
<p></p>
<p>Deux semaines de r&eacute;p&eacute;titions, beaucoup de jam et toujours aucune chanson v&eacute;ritablement structur&eacute;e. Au d&eacute;but de 1976, Al Greenwood commence s&eacute;rieusement &agrave; douter du groupe auquel il vient de se joindre. Le clavi&eacute;riste ne conna&icirc;t pas Mick Jones lorsque celui-ci l&rsquo;appelle en f&eacute;vrier pour lui parler d&rsquo;un nouveau projet. Il accepte n&eacute;anmoins de participer aux premi&egrave;res s&eacute;ances, sans savoir qu&rsquo;elles conduiront &agrave; la naissance de Foreigner.</p>
<p>Le noyau initial r&eacute;unit alors Jones, Greenwood, Stan Williams et Jay Davis. Mais l&rsquo;absence de morceaux aboutis finit par peser. Greenwood racontera plus tard qu&rsquo;il se demandait si ce projet &eacute;tait vraiment fait pour lui. Son h&eacute;sitation n&rsquo;a rien d&rsquo;un d&eacute;saccord spectaculaire : elle na&icirc;t simplement de r&eacute;p&eacute;titions qui s&rsquo;&eacute;tirent sans donner au musicien une vision claire de ce que le groupe pourrait devenir.</p>
<h2>La chanson qui change tout</h2>
<p>Le basculement intervient lorsque Mick Jones lui fait entendre une premi&egrave;re version de &laquo; Feels Like the First Time &raquo;. Greenwood comprend alors que le projet poss&egrave;de enfin une direction concr&egrave;te. Sa r&eacute;action, rapport&eacute;e des ann&eacute;es plus tard, tient en une id&eacute;e simple : cette fois, ils ont quelque chose. Il d&eacute;cide de rester.</p>
<p>Cette chanson ne se contente donc pas de devenir l&rsquo;un des premiers titres importants de Foreigner. Dans le r&eacute;cit de Greenwood, elle repr&eacute;sente le moment pr&eacute;cis o&ugrave; une succession de jams se transforme en aventure collective cr&eacute;dible. Dennis Elliott et Ed Gagliardi rejoignent ensuite la formation destin&eacute;e &agrave; enregistrer le premier album, tandis que Lou Gramm s&rsquo;impose au chant.</p>
<p>Une bande issue des auditions prend &eacute;galement une importance d&eacute;cisive. Le manager du groupe l&rsquo;utilise comme d&eacute;mo aupr&egrave;s des maisons de disques. Atlantic Records s&rsquo;int&eacute;resse finalement &agrave; Foreigner et lui propose un contrat. En quelques mois, Greenwood passe ainsi d&rsquo;un projet qu&rsquo;il songeait &agrave; abandonner &agrave; la pr&eacute;paration d&rsquo;un premier disque dans un grand studio new-yorkais.</p>
<h2>Un clavi&eacute;riste form&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;criture et au studio</h2>
<p>Al Greenwood n&rsquo;arrive pas dans Foreigner comme un d&eacute;butant. &Eacute;lev&eacute; &agrave; New York au sein d&rsquo;une famille o&ugrave; plusieurs proches jouent du piano, de l&rsquo;accord&eacute;on ou du saxophone, il apprend lui-m&ecirc;me le piano et pratique la trompette dans l&rsquo;orchestre de jazz de son &eacute;tablissement scolaire. Apr&egrave;s le lyc&eacute;e, il &eacute;tudie la composition et l&rsquo;arrangement au Queens College ainsi qu&rsquo;au Brooklyn Conservatory of Music.</p>
<p>Cette formation se prolonge par une exp&eacute;rience professionnelle tr&egrave;s concr&egrave;te. Greenwood travaille comme musicien de studio et ing&eacute;nieur du son dans un studio de Manhattan. Lorsqu&rsquo;il rejoint Mick Jones, il poss&egrave;de donc d&eacute;j&agrave; une connaissance de l&rsquo;&eacute;criture, des arrangements et de l&rsquo;enregistrement. Elle permet de mieux comprendre sa place dans les premi&egrave;res ann&eacute;es de Foreigner, sans r&eacute;duire son r&ocirc;le &agrave; la seule pr&eacute;sence des claviers.</p>
<p>&Agrave; la fin de 1976, le groupe enregistre son premier album aux Atlantic Studios de New York. Paru au d&eacute;but de mars 1977, <em>Foreigner</em> obtient rapidement un disque d&rsquo;or. Greenwood participe ensuite &agrave; <em>Double Vision</em>, en 1978, puis &agrave; <em>Head Games</em>, en 1979. Il intervient sur ces trois albums comme clavi&eacute;riste et compositeur, durant une p&eacute;riode o&ugrave; Foreigner installe son identit&eacute; discographique. Le groupe et ces premiers disques figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<p>Son &eacute;quipement t&eacute;moigne aussi des couleurs disponibles &agrave; cette &eacute;poque. Dans un entretien publi&eacute; en 1979, Greenwood cite notamment un orgue Hammond L-100, un synth&eacute;tiseur EML 101 et un Orchestron. Ces instruments accompagnent une phase o&ugrave; les claviers occupent une place identifiable dans les arrangements du groupe, aux c&ocirc;t&eacute;s des guitares de Mick Jones et de la voix de Lou Gramm.</p>
<h2>Trois albums, puis un d&eacute;part</h2>
<p>La premi&egrave;re p&eacute;riode de Greenwood au sein de Foreigner s&rsquo;&eacute;tend de 1976 &agrave; 1980. Son d&eacute;part, comme celui d&rsquo;Ian McDonald, pr&eacute;c&egrave;de la pr&eacute;paration du quatri&egrave;me album. Le groupe travaille alors avec le producteur Mutt Lange et commence ses enregistrements &agrave; Electric Lady Studios. Greenwood ne participe donc pas &agrave; cette nouvelle &eacute;tape, qui conduira notamment &agrave; &laquo; Waiting for a Girl Like You &raquo;.</p>
<p>Cette fronti&egrave;re permet de situer pr&eacute;cis&eacute;ment son apport : celui du noyau fondateur et des trois premiers albums, depuis les r&eacute;p&eacute;titions encore incertaines jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;installation rapide de Foreigner. Elle rappelle aussi combien son histoire dans le groupe aurait pu &ecirc;tre plus courte. Sans &laquo; Feels Like the First Time &raquo;, Greenwood aurait pu s&rsquo;arr&ecirc;ter apr&egrave;s quelques s&eacute;ances sans chansons structur&eacute;es.</p>
<h2>Retrouvailles au Rock and Roll Hall of Fame</h2>
<p>En 2024, Al Greenwood retrouve plusieurs membres historiques de Foreigner &agrave; l&rsquo;occasion de l&rsquo;entr&eacute;e du groupe au Rock and Roll Hall of Fame. Il appara&icirc;t notamment avec Lou Gramm et Rick Wills lors de la c&eacute;r&eacute;monie. Cette r&eacute;union ponctuelle ne constitue pas l&rsquo;annonce d&rsquo;une reformation durable, mais elle remet publiquement en pr&eacute;sence des musiciens associ&eacute;s aux diff&eacute;rentes &eacute;tapes de l&rsquo;histoire du groupe.</p>
<p>Greenwood y exprime sa gratitude envers le public et adresse, avec les autres membres pr&eacute;sents, un message &agrave; Mick Jones. &Agrave; 75 ans, le clavi&eacute;riste reste ainsi li&eacute; &agrave; cette histoire commenc&eacute;e par un appel inattendu, poursuivie malgr&eacute; ses doutes et scell&eacute;e par une chanson entendue au bon moment.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;<a href="https://ultimateclassicrock.com/lou-gramm-foreigner-interview-2024/">entretien publi&eacute; par Ultimate Classic Rock</a> restitue le t&eacute;moignage direct d&rsquo;Al Greenwood sur l&rsquo;appel de Mick Jones, les premi&egrave;res r&eacute;p&eacute;titions, son h&eacute;sitation et le r&ocirc;le d&eacute;terminant de &laquo; Feels Like the First Time &raquo;. La <a href="https://al-greenwood.com/bio">biographie officielle d&rsquo;Al Greenwood</a> apporte des pr&eacute;cisions sur sa formation, son travail en studio et les d&eacute;buts discographiques de Foreigner.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
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    <item>
      <title>Dan Woodgate (Madness) | 66 ans | 19 octobre 1960</title>
      <description><![CDATA[Dan Woodgate f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 66 ans. Pr&eacute;sent d&egrave;s la formation de Madness, le batteur surnomm&eacute; Woody a construit une &oelig;uvre d&rsquo;auteur plus discr&egrave;te, nourrie par ses &eacute;changes avec...]]></description>
      <pubDate>Sun, 18 Oct 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radiocollection.fr/news/dan-woodgate-madness-66-ans-19-octobre-1960-684</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dan Woodgate f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 66 ans. Pr&eacute;sent d&egrave;s la formation de Madness, le batteur surnomm&eacute; Woody a construit une &oelig;uvre d&rsquo;auteur plus discr&egrave;te, nourrie par ses &eacute;changes avec son fr&egrave;re Nick et par les chansons qui trouvent &mdash; ou non &mdash; leur place dans le groupe.</strong></p>
<p></p>
<p>Avant m&ecirc;me que Madness adopte d&eacute;finitivement son nom, Dan Woodgate est d&eacute;j&agrave; l&agrave;. &Agrave; la fin des ann&eacute;es 1970, il appartient au noyau r&eacute;uni &agrave; Camden autour de Suggs, Mark Bedford, Chas Smash, Mike Barson, Chris Foreman et Lee Thompson. Le batteur n&rsquo;arrive donc pas dans une formation install&eacute;e : il participe &agrave; la p&eacute;riode o&ugrave; son identit&eacute;, sa composition et son nom sont encore en mouvement.</p>
<p>Cette anciennet&eacute; pourrait suffire &agrave; r&eacute;sumer sa place. Elle ne dit pourtant pas tout. Derri&egrave;re la batterie, Woodgate contribue aussi au r&eacute;pertoire de Madness comme compositeur et auteur, parfois avec son fr&egrave;re Nick, parfois seul. Son parcours r&eacute;v&egrave;le ainsi une m&eacute;canique cr&eacute;ative particuli&egrave;re : certaines chansons sont destin&eacute;es au groupe, tandis que d&rsquo;autres doivent emprunter une voie diff&eacute;rente.</p>
<h2>Avec Nick, des chansons pass&eacute;es au filtre de Madness</h2>
<p>Dan et Nick Woodgate ont d&eacute;velopp&eacute; une m&eacute;thode simple. Le batteur &eacute;crit r&eacute;guli&egrave;rement, tandis que son fr&egrave;re lui pr&eacute;sente &eacute;galement ses chansons. Ensemble, ils &eacute;valuent alors si les morceaux peuvent correspondre &agrave; Madness. Lorsqu&rsquo;ils estiment que c&rsquo;est le cas, ils les proposent au groupe. Dans le cas contraire, ils peuvent les enregistrer dans un autre cadre.</p>
<p>&laquo; J&rsquo;&eacute;cris tout le temps, et mon fr&egrave;re Nick me chante constamment des chansons &raquo;, expliquait Woodgate en 2017 &mdash; traduction de ses propos. Cette circulation des id&eacute;es permet de pr&eacute;server deux espaces : celui du groupe, avec son identit&eacute; collective, et celui des compositions qui ne s&rsquo;y int&egrave;grent pas naturellement.</p>
<p>Woodgate d&eacute;crivait d&rsquo;ailleurs les projets ext&eacute;rieurs comme &laquo; une tr&egrave;s bonne soupape &raquo;, selon une traduction de ses mots, afin de continuer &agrave; &eacute;crire sans se sentir brid&eacute;. Il ne s&rsquo;agit donc pas de conserver m&eacute;caniquement chaque morceau pour Madness, mais de d&eacute;cider quel environnement lui convient. Une chanson &eacute;cart&eacute;e du groupe n&rsquo;est pas n&eacute;cessairement abandonn&eacute;e : elle peut simplement attendre une autre forme.</p>
<p>Plusieurs titres de Madness portent la signature commune des deux fr&egrave;res, parmi lesquels <em>No Money</em>, <em>Kitchen Floor</em>, <em>Leon</em>, <em>Good Times</em>, <em>Don&rsquo;t Leave the Past Behind You</em> et <em>Another Version of Me</em>. Ces cr&eacute;dits donnent une r&eacute;alit&eacute; concr&egrave;te &agrave; leur travail &agrave; deux, au-del&agrave; des r&eacute;p&eacute;titions et des sc&egrave;nes partag&eacute;es par le groupe.</p>
<h2>De la cassette de &laquo; Michael Caine &raquo; aux souvenirs d&rsquo;enfance</h2>
<p>Le parcours de <em>Michael Caine</em> illustre la mani&egrave;re dont une id&eacute;e peut changer de dimension en passant d&rsquo;un membre de Madness &agrave; un autre. Woodgate envoie d&rsquo;abord &agrave; Suggs une cassette contenant la musique. Le chanteur lui associe ensuite ses souvenirs d&rsquo;Irlande du Nord et une atmosph&egrave;re de peur et de suspicion, avant que le sujet ne soit envelopp&eacute; dans une imagerie de film d&rsquo;espionnage li&eacute;e &agrave; Michael Caine. Woodgate est cr&eacute;dit&eacute; comme coauteur du morceau.</p>
<p>Sa contribution ne se limite pas &agrave; ce titre. Il est &eacute;galement coauteur de <em>The Return of the Los Palmas 7</em> et de <em>Dust Devil</em>. Il signe seul <em>Sunday Morning</em>, pr&eacute;sent sur <em>The Rise &amp; Fall</em>, puis <em>Small World</em> sur <em>Oui Oui Si Si Ja Ja Da Da</em>. Cette continuit&eacute; montre que l&rsquo;&eacute;criture n&rsquo;est pas une parenth&egrave;se dans son activit&eacute; de batteur, mais un fil r&eacute;gulier de son travail au sein de Madness, dont les chansons figurent aussi dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<p>La conception de <em>The Rise &amp; Fall</em> &eacute;claire particuli&egrave;rement cette dimension. Les membres du groupe &eacute;taient partis &eacute;crire autour de leur enfance, de leur &eacute;ducation, des &eacute;coles fr&eacute;quent&eacute;es, des personnages rencontr&eacute;s et de leurs parents. Woodgate a r&eacute;sum&eacute; la d&eacute;marche ainsi : &laquo; Nous sommes tous partis &eacute;crire sur notre enfance, sur la mani&egrave;re dont nous avions grandi, sur les &eacute;coles o&ugrave; nous &eacute;tions all&eacute;s, sur les personnages que nous avions rencontr&eacute;s et sur nos parents &raquo; &mdash; traduction de la citation originale.</p>
<p>Ces souvenirs n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; trait&eacute;s comme un r&eacute;cit strictement r&eacute;aliste. Woodgate &eacute;voquait un m&eacute;lange d&rsquo;exp&eacute;riences anciennes et de m&eacute;moire enfantine auquel venait s&rsquo;ajouter une dimension surr&eacute;aliste. Cette m&eacute;thode aide &agrave; comprendre comment Madness peut partir de d&eacute;tails biographiques tr&egrave;s concrets pour les transformer en sc&egrave;nes, en personnages et en chansons qui &eacute;chappent au simple t&eacute;moignage.</p>
<h2>Un espace personnel sans quitter le collectif</h2>
<p>&Agrave; la fin des ann&eacute;es 1980, Woodgate rejoint &eacute;galement Voice of the Beehive. Cette bifurcation l&rsquo;emm&egrave;ne hors du cadre de Madness sans effacer son appartenance au groupe. Elle annonce cette capacit&eacute; &agrave; faire coexister plusieurs espaces musicaux plut&ocirc;t qu&rsquo;&agrave; les opposer.</p>
<p>En 2015, il ouvre un nouveau volet avec une carri&egrave;re solo et l&rsquo;album <em>In Your Mind</em>. L&agrave; encore, ce projet n&rsquo;est pas pr&eacute;sent&eacute; comme une rupture avec Madness. Il prolonge plut&ocirc;t la logique exprim&eacute;e dans ses entretiens : continuer &agrave; &eacute;crire, puis donner une destination aux morceaux selon leur nature.</p>
<p>Son activit&eacute; d&rsquo;auteur reste visible dans le r&eacute;pertoire plus r&eacute;cent du groupe. Sur <em>Theatre of the Absurd Presents C&rsquo;est la Vie</em>, paru en 2023, Woodgate est notamment cr&eacute;dit&eacute; comme auteur unique de <em>Round We Go</em>, <em>Hello Sun</em> et <em>Long Goodbye</em>. Plus de quatre d&eacute;cennies apr&egrave;s le noyau de Camden, le batteur demeure ainsi pr&eacute;sent des deux c&ocirc;t&eacute;s de la chanson : dans son rythme et dans son &eacute;criture.</p>
<p>&Agrave; 66 ans, le parcours de Dan Woodgate se lit moins comme une sortie progressive de l&rsquo;ombre que comme une fid&eacute;lit&eacute; &agrave; une m&eacute;thode. &Eacute;crire, confronter les id&eacute;es avec Nick, reconna&icirc;tre ce qui peut devenir une chanson de Madness et offrir un autre chemin au reste : derri&egrave;re le collectif, Woody a conserv&eacute; son propre atelier.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;<a href="https://100percentrock.com/2017/02/interview-dan-woody-woodgate-madness-february-2017/">interview de Dan &ldquo;Woody&rdquo; Woodgate publi&eacute;e par 100% Rock</a> d&eacute;taille directement son travail avec son fr&egrave;re Nick, ainsi que sa mani&egrave;re de r&eacute;partir les chansons entre Madness et ses projets ext&eacute;rieurs.</p>
<p>La r&eacute;trospective de <a href="https://www.liverpoolsoundandvision.co.uk/2012/10/07/madness-the-rise-and-fall-30th-anniversary-retrospective/">Liverpool Sound and Vision consacr&eacute;e &agrave; <em>The Rise &amp; Fall</em></a> revient sur le r&ocirc;le des souvenirs d&rsquo;enfance dans l&rsquo;&eacute;criture de l&rsquo;album et rapporte les propos de Woodgate sur cette d&eacute;marche.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Abigail Morris (The Last Dinner Party) | 27 ans | 19 octobre 1999</title>
      <description><![CDATA[Abigail Morris f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 27 ans. Avec The Last Dinner Party, la chanteuse et autrice-compositrice a fait de chansons d&rsquo;abord &eacute;crites au piano une mati&egrave;re collective, jusqu&rsquo;&agrave; transform...]]></description>
      <pubDate>Sun, 18 Oct 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radiocollection.fr/news/abigail-morris-the-last-dinner-party-27-ans-19-octobre-1999-683</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Abigail Morris f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 27 ans. Avec The Last Dinner Party, la chanteuse et autrice-compositrice a fait de chansons d&rsquo;abord &eacute;crites au piano une mati&egrave;re collective, jusqu&rsquo;&agrave; transformer l&rsquo;inachev&eacute;e <em>Nothing Matters</em> en premier grand tournant du groupe.</strong></p>
<p></p>
<p>Avant les cuivres, les concerts et l&rsquo;attention suscit&eacute;e par The Last Dinner Party, il y avait une ballade acoustique, sombre et encore inachev&eacute;e. Abigail Morris avait &eacute;crit <em>Nothing Matters</em> au piano. Le groupe allait ensuite reprendre cette premi&egrave;re forme et lui donner une tout autre ampleur, comme un r&eacute;sum&eacute; de sa m&eacute;thode de travail : une impulsion individuelle, puis une m&eacute;tamorphose collective.</p>
<p>Cette chanson n&rsquo;est pourtant pas n&eacute;e d&rsquo;un projet fabriqu&eacute; autour d&rsquo;un premier single. Morris &eacute;crivait d&eacute;j&agrave; et souhaitait former un groupe avant de rencontrer Georgia Davies et Lizzie Mayland &agrave; l&rsquo;universit&eacute;. Toutes trois commencent rapidement &agrave; composer, r&eacute;p&eacute;ter et jouer. Plut&ocirc;t que de publier imm&eacute;diatement leur musique, elles choisissent de construire The Last Dinner Party sur sc&egrave;ne, par les concerts, l&rsquo;identit&eacute; visuelle et les vid&eacute;os live.</p>
<h2>Des chansons d&eacute;j&agrave; &eacute;crites, un groupe pour les agrandir</h2>
<p>Une grande partie du premier album prend racine dans des d&eacute;mos compos&eacute;es par Abigail Morris au piano. Les paroles et la structure y sont souvent d&eacute;j&agrave; largement d&eacute;finies. Le travail des autres musiciennes ne consiste cependant pas &agrave; simplement ex&eacute;cuter ce mat&eacute;riau : les arrangements sont d&eacute;velopp&eacute;s, enrichis et remodel&eacute;s pendant leurs ann&eacute;es universitaires.</p>
<p>Cette r&eacute;partition donne une place centrale &agrave; l&rsquo;&eacute;criture de Morris sans effacer le r&ocirc;le du collectif. Elle apporte le squelette de nombreuses chansons ; The Last Dinner Party en construit les volumes, les couleurs et l&rsquo;&eacute;nergie. M&ecirc;me en studio, le processus peut bifurquer. Un morceau du premier album est ainsi apparu alors que le groupe travaillait initialement sur ce qui devait &ecirc;tre une aria ou un interlude, au cours d&rsquo;une froide et sombre soir&eacute;e d&rsquo;automne.</p>
<p>Le passage aux Church Studios avec James Ford constitue une autre &eacute;tape d&eacute;cisive. Morris retient notamment la capacit&eacute; du producteur &agrave; comprendre rapidement l&rsquo;identit&eacute; musicale du groupe. Les s&eacute;ances permettent aussi d&rsquo;exp&eacute;rimenter autour de l&rsquo;&eacute;nergie du jeu en concert, celle-l&agrave; m&ecirc;me que The Last Dinner Party avait plac&eacute;e au c&oelig;ur de son d&eacute;veloppement avant toute sortie officielle.</p>
<h2><em>Nothing Matters</em>, de la retenue &agrave; l&rsquo;affirmation</h2>
<p>La trajectoire de <em>Nothing Matters</em> concentre cette mani&egrave;re de cr&eacute;er. &Agrave; l&rsquo;origine, la chanson est une ballade acoustique &eacute;crite au piano, sombre et &eacute;motionnelle. Abigail Morris la relie &agrave; une relation ainsi qu&rsquo;&agrave; un sentiment de d&eacute;votion et de passion. Une fois reprise par le groupe, elle devient un morceau ample, soutenu notamment par les cuivres.</p>
<p>La transformation ne concerne pas seulement l&rsquo;arrangement. The Last Dinner Party voulait exprimer quelque chose de frontal, sans cacher ni adoucir le propos. La chanson d&rsquo;amour ne devait &ecirc;tre ni discr&egrave;te ni convenue. Ce choix donne au morceau sa fonction de d&eacute;claration : apr&egrave;s plus d&rsquo;un an de travail et de concerts, <em>Nothing Matters</em> devient le premier grand tournant public du groupe.</p>
<p>Le titre r&eacute;v&egrave;le aussi le contraste qui anime l&rsquo;&eacute;criture de Morris. Le point de d&eacute;part peut &ecirc;tre intime et d&eacute;pouill&eacute;, mais il n&rsquo;est pas destin&eacute; &agrave; rester enferm&eacute; dans la d&eacute;mo. D&egrave;s que les musiciennes s&rsquo;en emparent, la chanson change d&rsquo;&eacute;chelle. Les titres de The Last Dinner Party, dont <em>Nothing Matters</em>, figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<h2>Ne pas refaire deux fois le m&ecirc;me disque</h2>
<p>Apr&egrave;s le premier album et les tourn&eacute;es, la m&eacute;thode &eacute;volue. Morris a expliqu&eacute; combien la vie sur la route pouvait &ecirc;tre riche tout en compliquant le temps n&eacute;cessaire pour s&rsquo;asseoir et &eacute;crire. Le retour &agrave; un espace consacr&eacute; au studio et &agrave; la composition r&eacute;pond donc &agrave; un besoin concret, mais il ne marque pas une rupture nette entre deux p&eacute;riodes.</p>
<p>L&rsquo;&eacute;criture du deuxi&egrave;me album s&rsquo;est au contraire poursuivie sans v&eacute;ritable interruption. Environ dix-huit mois s&eacute;parent les deux disques, sans moment solennel o&ugrave; le groupe aurait d&eacute;cid&eacute; qu&rsquo;il &eacute;tait d&eacute;sormais temps de commencer &laquo; l&rsquo;album deux &raquo;. Cette continuit&eacute; n&rsquo;emp&ecirc;che pas une modification du processus : les musiciennes accordent davantage de place aux jams, aux id&eacute;es apport&eacute;es collectivement et &agrave; de nouvelles mani&egrave;res de b&acirc;tir les morceaux.</p>
<p>Produit avec Markus Dravs, <em>From the Pyre</em> est sorti en octobre 2025. Sa fabrication en studio a &eacute;t&eacute; pens&eacute;e autour du rock classique et de l&rsquo;&eacute;motion, mais surtout comme une nouvelle &eacute;tape dans la dynamique interne du groupe. L&agrave; o&ugrave; les premi&egrave;res chansons provenaient majoritairement de d&eacute;mos d&eacute;j&agrave; tr&egrave;s structur&eacute;es par Morris, ce deuxi&egrave;me disque ouvre davantage la composition &agrave; l&rsquo;&eacute;change d&egrave;s son point de d&eacute;part.</p>
<p>&Agrave; 27 ans, Abigail Morris appara&icirc;t ainsi moins comme une chanteuse plac&eacute;e devant un d&eacute;cor que comme l&rsquo;une des forces d&rsquo;&eacute;criture de The Last Dinner Party. Son parcours au sein du groupe tient dans ce mouvement pr&eacute;cis : &eacute;crire seule au piano, confier la chanson aux autres, puis accepter qu&rsquo;elle revienne transform&eacute;e. <em>Nothing Matters</em>, pass&eacute;e d&rsquo;une ballade inachev&eacute;e &agrave; un morceau ample et cuivr&eacute;, en reste l&rsquo;exemple le plus direct.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;<a href="https://www.thecurrent.org/feature/2024/04/04/jessica-paxton-interviews-the-last-dinner-party-abigail-morris-and-emily-roberts">entretien d&rsquo;Abigail Morris et Emily Roberts avec The Current</a> &eacute;claire la naissance universitaire du groupe, le d&eacute;sir initial de Morris de former un projet et le r&ocirc;le des d&eacute;mos au piano dans l&rsquo;&eacute;criture du premier album.</p>
<p>L&rsquo;<a href="https://leftlion.co.uk/features/2023/07/we-catch-up-with-the-last-dinner-party-ahead-of-their-headline-show-at-the-bodega/">entretien accord&eacute; par The Last Dinner Party &agrave; LeftLion</a> revient plus pr&eacute;cis&eacute;ment sur la premi&egrave;re version de <em>Nothing Matters</em> et sur sa transformation par le groupe.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
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      <title>Peter Svensson (The Cardigans) | 52 ans | 18 octobre 1974</title>
      <description><![CDATA[Peter Svensson f&ecirc;te ses 52 ans ce 18 octobre. Guitariste et principal compositeur musical des Cardigans, il a construit une m&eacute;thode singuli&egrave;re, capable de partir d&rsquo;un simple fredonnement comme d&rsquo;un arrangeme...]]></description>
      <pubDate>Sat, 17 Oct 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://www.radiocollection.fr/news/peter-svensson-the-cardigans-52-ans-18-octobre-1974-676</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Peter Svensson f&ecirc;te ses 52 ans ce 18 octobre. Guitariste et principal compositeur musical des Cardigans, il a construit une m&eacute;thode singuli&egrave;re, capable de partir d&rsquo;un simple fredonnement comme d&rsquo;un arrangement presque achev&eacute;.</strong></p>
<p></p>
<p>Avant l&rsquo;enregistrement de <em>Gran Turismo</em>, Peter Svensson se retrouve avec sept chansons compos&eacute;es en un mois, mais encore d&eacute;pourvues de paroles. L&rsquo;&eacute;pisode r&eacute;sume bien sa place au sein des Cardigans : il fa&ccedil;onne la musique, les m&eacute;lodies vocales, les refrains et la structure des morceaux, avant que l&rsquo;&eacute;criture ne se prolonge avec les autres membres du groupe.</p>
<p>Parmi ces chansons figure <em>My Favourite Game</em>. La musique de l&rsquo;album est compos&eacute;e par Svensson, tandis que Nina Persson et Magnus Sveningsson signent les paroles du titre. Cette r&eacute;partition des r&ocirc;les &eacute;claire une m&eacute;canique cr&eacute;ative parfois masqu&eacute;e par la pr&eacute;sence imm&eacute;diatement reconnaissable de la chanteuse : derri&egrave;re une grande partie du r&eacute;pertoire des Cardigans se trouve le travail m&eacute;lodique de leur guitariste.</p>
<h2>De la guitare hard rock &agrave; la formation des Cardigans</h2>
<p>Peter Svensson commence la guitare &agrave; huit ans. Durant son adolescence, il joue dans plusieurs formations locales, notamment orient&eacute;es vers le hard rock. Son passage au lyc&eacute;e musical de J&ouml;nk&ouml;ping constitue ensuite un tournant, en donnant une direction plus structur&eacute;e &agrave; sa pratique.</p>
<p>Il rencontre le bassiste Magnus Sveningsson avant de cofonder avec lui The Cardigans en octobre 1992. Le groupe se compl&egrave;te progressivement, puis cherche &agrave; se professionnaliser et &agrave; obtenir un contrat discographique. Svensson devient son principal compositeur musical, au c&oelig;ur d&rsquo;un fonctionnement collectif dans lequel chacun intervient &agrave; une &eacute;tape pr&eacute;cise.</p>
<p>Le succ&egrave;s international du groupe s&rsquo;affirme pendant la p&eacute;riode de <em>First Band on the Moon</em> et <em>Gran Turismo</em>. En 1999, Svensson re&ccedil;oit un Swedish Grammy de compositeur de l&rsquo;ann&eacute;e pour son travail avec les Cardigans et Paus, projet men&eacute; avec Jocke Berg, du groupe Kent.</p>
<h2>Une m&eacute;lodie fredonn&eacute;e peut suffire</h2>
<p>Svensson a d&eacute;crit tr&egrave;s simplement son r&ocirc;le historique : &laquo; J&rsquo;&eacute;crivais pratiquement toute la musique tout seul. &raquo; Cette responsabilit&eacute; ne signifie pourtant pas que chaque morceau arrivait sous la m&ecirc;me forme. Certaines id&eacute;es &eacute;taient d&eacute;j&agrave; accompagn&eacute;es d&rsquo;un arrangement et de choix de production d&eacute;taill&eacute;s. D&rsquo;autres tenaient &agrave; beaucoup moins : une guitare acoustique et une ligne m&eacute;lodique fredonn&eacute;e.</p>
<p>Il pouvait &eacute;galement apporter quelques mots, une premi&egrave;re ligne de couplet, un fragment de refrain ou seulement un titre. Nina Persson d&eacute;veloppait alors les paroles. Magnus Sveningsson participait lui aussi &agrave; cette dimension du travail, comme sur <em>My Favourite Game</em>. La chanson naissait ainsi d&rsquo;une architecture musicale d&eacute;j&agrave; forte, puis prenait sa forme d&eacute;finitive dans la collaboration.</p>
<p>Cette m&eacute;thode permet de comprendre comment Svensson pouvait pr&eacute;parer rapidement plusieurs compositions sans disposer encore de leurs textes. Le mois durant lequel il &eacute;crit sept chansons avant les s&eacute;ances de <em>Gran Turismo</em> n&rsquo;est donc pas seulement une performance quantitative : il r&eacute;v&egrave;le sa mani&egrave;re de s&eacute;parer les &eacute;tapes, en installant d&rsquo;abord le mouvement m&eacute;lodique et la structure centrale.</p>
<h2>Gran Turismo, un mois d&eacute;cisif en studio</h2>
<p>Le cas de <em>My Favourite Game</em> offre une image pr&eacute;cise de ce partage. Svensson ne doit pas &ecirc;tre pr&eacute;sent&eacute; comme l&rsquo;auteur de l&rsquo;ensemble des paroles : sa contribution essentielle se situe dans la musique, tandis que Nina Persson et Magnus Sveningsson en &eacute;crivent le texte. Cette distinction permet de mieux saisir la compl&eacute;mentarit&eacute; qui portait les chansons des Cardigans.</p>
<p>Elle replace aussi le guitariste au centre d&rsquo;un album souvent abord&eacute; &agrave; travers ses morceaux les plus expos&eacute;s. Svensson ne se contente pas d&rsquo;accompagner une voix ou d&rsquo;ajouter une couleur instrumentale. Il fournit l&rsquo;ossature sur laquelle viennent se poser le chant, les mots et la production. <em>Gran Turismo</em> et les chansons des Cardigans figurent &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<p>Le contraste avec ses d&eacute;buts est net : l&rsquo;adolescent pass&eacute; par des groupes locaux de hard rock est devenu un compositeur capable d&rsquo;imaginer aussi bien une ligne vocale qu&rsquo;un plan de production complet. Pourtant, l&rsquo;outil de d&eacute;part peut rester &eacute;l&eacute;mentaire. Une guitare acoustique, une m&eacute;lodie sans paroles et quelques syllabes suffisent parfois &agrave; lancer tout le processus.</p>
<h2>&Eacute;crire au-del&agrave; des Cardigans</h2>
<p>Apr&egrave;s <em>Super Extra Gravity</em>, Svensson poursuit son activit&eacute; d&rsquo;auteur-compositeur et de producteur pour d&rsquo;autres interpr&egrave;tes. Son parcours le conduit &agrave; travailler avec des artistes internationaux parmi lesquels The Weeknd, Ariana Grande, Ellie Goulding et One Direction. Ces collaborations prolongent son r&ocirc;le de compositeur sans qu&rsquo;il soit n&eacute;cessairement plac&eacute; au premier plan.</p>
<p>Ces derni&egrave;res ann&eacute;es, son activit&eacute; s&rsquo;est notamment inscrite autour de l&rsquo;&eacute;cosyst&egrave;me de Max Martin, avec des d&eacute;placements r&eacute;guliers entre Stockholm et Los Angeles. Il reste associ&eacute; aux Cardigans comme membre fondateur et principal artisan musical de leur r&eacute;pertoire, tandis que son travail d&rsquo;auteur et de producteur suit d&eacute;sormais une trajectoire plus large.</p>
<p>&Agrave; 52 ans, Peter Svensson demeure ainsi identifiable par une fa&ccedil;on tr&egrave;s concr&egrave;te de fabriquer des chansons : commencer par leur centre m&eacute;lodique, qu&rsquo;il soit d&eacute;j&agrave; entour&eacute; d&rsquo;une production compl&egrave;te ou encore r&eacute;duit &agrave; un fredonnement. Avant <em>Gran Turismo</em>, sept morceaux ont pu na&icirc;tre en un mois de cette mani&egrave;re, dans l&rsquo;attente des mots qui allaient les achever.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;entretien publi&eacute; par <a href="https://www.popmatters.com/the-l-words-an-interview-with-the-cardigans-2495734589.html">PopMatters avec The Cardigans</a> permet &agrave; Peter Svensson de d&eacute;tailler directement sa m&eacute;thode de composition, depuis les arrangements &eacute;labor&eacute;s jusqu&rsquo;aux m&eacute;lodies fredonn&eacute;es sur une guitare acoustique.</p>
<p>Le r&eacute;cit de studio de <a href="https://www.soundonsound.com/people/tore-johansson-recording-cardigans-my-favourite-game">Sound On Sound consacr&eacute; &agrave; My Favourite Game</a> revient sur la pr&eacute;paration de <em>Gran Turismo</em>, les sept chansons &eacute;crites en un mois et la r&eacute;partition entre musique et paroles.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>]]></content:encoded>
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