09 août 2026
Le 8 août 2014 apparaissait la première sortie commerciale documentée de Get Hurt, cinquième album studio de The Gaslight Anthem. Douze ans plus tard, cette date ouvre surtout une histoire de transformation : celle d’un disque écrit alors que Brian Fallon traversait un divorce et que le groupe revendiquait un changement de direction.
La publication de l’album s’est étalée sur plusieurs jours selon les territoires : le 8 août en Australie et sur certaines plateformes, le 11 août au Royaume-Uni, puis le 12 août aux États-Unis. Derrière ce calendrier morcelé se trouve un projet dont la rupture personnelle du chanteur et guitariste est devenue l’un des principaux points d’ancrage.
Un cinquième album au moment du doute
En 2014, The Gaslight Anthem aborde Get Hurt dans une phase de bascule discographique. Le groupe évolue alors sur Island Records, après la période Mercury/Island liée à la reprise de son catalogue par Universal. Ce cadre accompagne la préparation d’un album que Brian Fallon présente, avant même sa parution, comme « complètement différent de tout ce que nous avions fait auparavant ».
Le changement n’est donc pas une lecture reconstruite après coup. Il est annoncé pendant la préparation du disque, tandis que Fallon traverse une période de doute personnel. Plusieurs entretiens contemporains relient directement l’écriture à sa séparation d’avec son épouse Hollie.
Le chanteur ne transforme pas pour autant cette relation en explication exhaustive du projet. Sa formule reste sobre : « C’est ce qui s’est passé pendant cette période ». Elle établit néanmoins combien le contexte personnel et la naissance de Get Hurt sont difficiles à dissocier.
Mike Crossey accompagne le changement de direction
Pour mettre en forme ce cinquième album, The Gaslight Anthem travaille avec le producteur Mike Crossey. Sa présence fournit au groupe le cadre concret de ce repositionnement annoncé par Fallon. Les crédits mentionnent également Mike Spink à l’ingénierie, Jonathan Gilmore comme assistant et Robin Schmidt au mastering.
Les sources disponibles ne détaillent pas une succession de séances ni d’incidents de studio. Elles montrent en revanche une décision essentielle : le groupe ne présente pas Get Hurt comme la simple continuation de ses précédents disques. La collaboration avec Crossey s’inscrit dans une volonté de prendre une autre direction, au moment même où l’écriture porte la trace d’une situation personnelle instable.
« Get Hurt », une chanson qui donne son centre au disque
La chanson « Get Hurt » concentre le récit de l’album. Les sources la relient explicitement à la séparation de Brian Fallon et Hollie Fallon. En donnant également son nom au disque, elle place ce noyau biographique au premier plan plutôt que de le laisser en arrière-plan de la publication.
Ce choix de titre fait de la chanson davantage qu’un morceau parmi les autres : elle devient le point de rencontre entre la période vécue par Fallon et l’identité publique du projet. La pochette prolonge cette cohérence avec l’image d’un cœur renversé, directement associée au titre par les sources qui décrivent le visuel. Les documents consultés ne permettent toutefois pas d’attribuer précisément cette image à un photographe.
Le titre, la chanson et la pochette racontent ainsi la même période sans qu’il soit nécessaire de leur prêter une intention supplémentaire. Get Hurt expose dès son nom le contexte qui a accompagné son écriture, tandis que Fallon revendique parallèlement une différence nette avec les travaux antérieurs de The Gaslight Anthem.
Une sortie avancée et répartie selon les territoires
Le lancement connaît lui aussi plusieurs ajustements. En juin 2014, Billboard annonce d’abord une sortie fixée au 19 août. Les données de publication indiquent finalement une arrivée plus précoce, répartie entre le 8 et le 12 août selon les marchés et les distributeurs.
Cette chronologie invite à parler d’une sortie d’août 2014 plutôt que d’une date mondiale unique. Le 8 août reste néanmoins la première date commerciale documentée et marque, en 2026, les douze ans de l’album. Au Royaume-Uni et aux États-Unis, cet anniversaire intervient respectivement quelques jours avant les dates locales de publication.
Un accueil initial contrasté
À sa sortie, Get Hurt reçoit un accueil décrit comme contrasté par les sources contemporaines. Plusieurs critiques relèvent le changement de tonalité, tandis que certaines réactions se montrent plus réservées. Faute d’un ensemble homogène de données officielles, les classements et les ventes ne permettent pas ici de prolonger solidement ce bilan.
Cette réception rejoint néanmoins l’histoire de la fabrication du disque : The Gaslight Anthem avait prévenu que le projet s’éloignerait de ce qu’il avait réalisé auparavant. Le contraste des réactions accompagne donc un virage revendiqué avant la publication, et non une transformation découverte seulement par le public.
Douze ans après, le récit d’une transformation
Get Hurt apparaît aujourd’hui comme le résultat de plusieurs mouvements simultanés : une rupture dans la vie de Brian Fallon, une période de doute, une collaboration avec Mike Crossey et la volonté publiquement affirmée de ne pas reproduire les choix antérieurs du groupe. La chanson-titre a donné à ces éléments un centre commun, ensuite prolongé par le nom et le visuel de l’album.
Douze ans après sa première publication documentée, l’histoire de Get Hurt ne tient donc pas seulement à une date variable selon les territoires. Elle raconte comment The Gaslight Anthem a inscrit une période personnelle difficile dans un disque pensé comme un changement de cap, puis l’a présenté comme tel avant même que les premières réactions ne viennent confirmer le caractère sensible de ce déplacement.