16 août 2026
Né le 16 août 1957 à Perth, en Australie-Occidentale, Tim Farriss fête aujourd’hui ses 69 ans. Guitariste principal et cofondateur d’INXS, le musicien australien préfère pourtant se définir comme le « gars des riffs ». Une formule qui éclaire sa véritable place dans le groupe, de la répartition des rôles entre ses membres aux détails décisifs de « Devil Inside » et « Never Tear Us Apart ».
Sur le papier, Tim Farriss est le guitariste principal d’INXS. Dans ses propres souvenirs, cette étiquette ne raconte pourtant qu’une partie de l’histoire. Le musicien se présente surtout comme « le gars des riffs », tandis que les solos étaient partagés avec Kirk Pengilly. Cette distinction permet de regarder autrement son rôle dans la fabrication des chansons du groupe.
Tim Farriss fête aujourd’hui ses 69 ans. Né le 16 août 1957 à Perth, en Australie-Occidentale, le cofondateur d’INXS n’était pas le principal auteur du répertoire. Son apport apparaît plutôt dans le passage d’une composition à un morceau collectif : une figure de guitare, une place précise dans l’arrangement ou, parfois, une suggestion adressée à Michael Hutchence.
À Perth, un groupe construit autour des frères Farriss
La place de Tim Farriss dans INXS s’enracine d’abord dans une histoire familiale. Le site officiel du groupe le présente comme l’aîné des quatre enfants Farriss et lui attribue un rôle de leader au sein de cette dynamique. Lorsque la formation commence à prendre forme à Perth en 1977, elle réunit les frères Farriss et Kirk Pengilly.
Le nom INXS est adopté en 1979. Tim Farriss en devient à la fois l’un des membres fondateurs et le guitariste principal. Cette fonction officielle pourrait laisser penser qu’il occupait seul tout l’espace réservé à la guitare. Le fonctionnement du groupe était plus partagé : Farriss a expliqué qu’il divisait les solos avec Pengilly et se concentrait largement sur les riffs.
Cette manière de se définir ne minimise pas son rôle. Elle le situe avec davantage de précision. Tim Farriss intervenait moins comme un soliste systématiquement placé au premier plan que comme un musicien chargé d’installer des éléments instrumentaux autour desquels le groupe pouvait construire.
Andrew Farriss et Michael Hutchence au départ des chansons
Tim Farriss a également décrit la mécanique créative des premières années d’INXS. Andrew Farriss arrivait souvent avec la musique déjà écrite. Michael Hutchence travaillait ensuite sur la mélodie et les paroles. Cette répartition donnait à Andrew Farriss et Hutchence une place centrale dans l’écriture, sans pour autant figer les morceaux avant leur passage entre les mains du groupe.
Selon Tim Farriss, la version finale restait le résultat d’une collaboration collective. L’exécution, les arrangements et certains détails continuaient d’évoluer, jusque pendant le mixage. Entre la composition initiale et le morceau achevé, chaque membre disposait donc d’un espace d’intervention.
C’est précisément dans cet espace que le travail de Tim Farriss prend tout son sens. Ses contributions ne se mesurent pas seulement au nombre de chansons signées ou de solos enregistrés. Elles se trouvent aussi dans la façon dont une idée était transformée, déplacée ou complétée une fois jouée par INXS.
Avec Kick, la collaboration reste ouverte en studio
La préparation de Kick offre un exemple particulièrement documenté de ce fonctionnement. Tim Farriss a décrit l’enregistrement comme « très amusant et exaltant ». Il a également rappelé qu’une pause avait été ménagée au milieu des séances menées avec le producteur Chris Thomas.
Le climat évoqué par le guitariste ne signifie pas que les chansons arrivaient en studio sous une forme immuable. Même lorsque Michael Hutchence et Andrew Farriss en portaient l’écriture principale, le groupe continuait à intervenir dans leur réalisation. Des décisions d’interprétation ou d’arrangement pouvaient encore modifier la version finalement retenue.
Deux chansons de Kick permettent de suivre concrètement Tim Farriss dans ce travail. Sur l’une, son apport passe par une idée vocale proposée à Hutchence. Sur l’autre, il occupe seul la place de guitariste avec un instrument auquel il était particulièrement attaché.
« Devil Inside », ou l’idée de chuchoter le refrain
Sur « Devil Inside », la contribution la plus révélatrice de Tim Farriss n’est pas seulement liée à sa guitare. Le musicien raconte avoir suggéré à Michael Hutchence de chanter le refrain en chuchotant. La formule « devil inside, devil inside » s’est ensuite retrouvée dans la version finale.
L’épisode montre comment une intervention brève pouvait influer sur un élément immédiatement reconnaissable de la chanson. Farriss ne revendique pas ici la composition entière du morceau. Il décrit une suggestion précise, formulée pendant le travail collectif, puis intégrée à l’interprétation de Hutchence.
Cette scène résume une part du fonctionnement d’INXS tel que le guitariste l’a raconté rétrospectivement. Les responsabilités d’écriture pouvaient être clairement identifiées, mais la chanson demeurait ouverte aux propositions des autres membres. L’apport de Farriss pouvait ainsi dépasser son rôle instrumental sans devenir pour autant une prise de contrôle du processus.
Une Telecaster pour « Never Tear Us Apart »
« Never Tear Us Apart » raconte une autre facette de cette méthode. Tim Farriss explique qu’Andrew Farriss avait apporté l’idée de la ballade. Lors de l’enregistrement, le guitariste a utilisé sa Telecaster favorite pour poser sa partie.
La configuration était inhabituelle au regard du partage ordinaire des guitares dans INXS : Tim Farriss précise qu’il est, sur ce titre, l’un des rares guitaristes du groupe. Là où il partageait habituellement les solos avec Kirk Pengilly, il se retrouve ici seul à la guitare.
L’anecdote donne un exemple très concret de placement instrumental. L’idée première vient d’Andrew Farriss, puis Tim intervient avec un instrument déterminé et une responsabilité plus exclusive qu’à l’accoutumée. « Never Tear Us Apart » illustre ainsi la manière dont les rôles pouvaient être redistribués en fonction des besoins d’une chanson.
Tim Farriss, guitariste principal sans culte du solo
Le contraste entre le titre de guitariste principal et l’expression « gars des riffs » est plus qu’une nuance de vocabulaire. Il permet de comprendre pourquoi Tim Farriss insiste sur la dimension collective d’INXS. Son travail ne consistait pas nécessairement à multiplier les solos, mais à intervenir à l’endroit où un morceau pouvait encore prendre sa forme définitive.
Cette fonction apparaît dans des gestes très différents : partager les parties de guitare avec Kirk Pengilly, enregistrer seul sur « Never Tear Us Apart » ou proposer à Michael Hutchence de chuchoter le refrain de « Devil Inside ». Aucun de ces épisodes ne résume à lui seul son parcours, mais leur rapprochement dessine une méthode fondée sur le détail et l’ajustement.
Le récit d’INXS vu depuis l’intérieur
Un entretien vidéo publié en 2025 a encore permis à Tim Farriss de revenir sur le parcours d’INXS, sans qu’un nouveau projet discographique ou scénique soit alors annoncé. Cette prise de parole rétrospective prolonge surtout son travail de mise en perspective : expliquer qui écrivait, comment les morceaux circulaient dans le groupe et à quel moment chacun pouvait intervenir.
À 69 ans, Tim Farriss reste ainsi associé à une lecture précise de l’histoire d’INXS. Derrière la désignation commode de guitariste principal se trouvait un musicien attentif aux riffs, aux arrangements et aux choix d’interprétation. Les histoires de « Devil Inside » et de « Never Tear Us Apart » montrent que, chez INXS, une chanson pouvait aussi se décider dans une suggestion vocale ou dans le choix d’une seule guitare.